‹ Pathogénie et Traitement du Doigt à RessortChapitre 26 sur 31 · O0 ES · texte numérisé non relu

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même intervention. La malade retourne chez elle, nous ayant promis de revenir au jour fixé subir cette petite opération,

Le 16 mai, après les précautions antiseptiques d'usage, incision et anesthésie par la cocaïne sur le trajet et parallèlement au tendon, d'environ trois à quatre centimètres. Mise à nu de la gaine, flexion du doigt pour relàcher les tendons fléchisseurs. On remarque sur le tendon fléchigseur superficiel, en un point qui correspond exactement à la partie supérieure de la gaine et à quelques millimètres au-dessous de son rebord supérieur, lorsque le doigt est dans l’extension, deux petites nodosités faisant corps avec lui et séparées l’une de l'autre par un léger étranglement. Chacune d’elles a à peu près le volume d'un gros grain de plomb ou d’un petit pois écrasé. Devant l’impossibilité absolue de les modifier utilement et de les enlever sans raccourcir le tendon d’une façon préjudiciable, instruit du reste par le résultat favorable du cas précédent, M. Blum se contente également de fendre dans une étendue de deux à trois millimètres le rebord de la gaine tendineuse. Suture en masse au crin de Florence des parties superficielles. Pansement sec à liodoforme, pas de drain.

On remet le doigt opéré dans sa gouttière plàtrée et on fait également une légère compression ouatée. À noter aussi que, sitôt la gaine incisée, la malade put, sur notre demande, mouvoir son pouce sans douleur et sans déterminer de ressort.

Le 23 mai, premier pansement. On enlève les fils. Application de collodion. Réunion par première intention. Par excès de précaution, on remet encore pendant quelques jours le doigt opéré dans l'appareil plàtré.

Le 27, on enlève tout pansement et la malade commence à faire des mouvements. Depuis, elle les répète de plus en plus facilement et, au bout de huit jours, l'intégrité des mouvements du pouce pouvait être considérée comme complète.

Nous avons revu cette malade le 21 mai dernier, soit plus de deux ans après son opération : la guérison s'était parfaitement maintenue. Bien que la malade ait repris et continué constammient ses travaux de broderie, à la suite desquels était survenu le phénomène du ressort, elle n’a plus jamais éprouvé hi de douleur, ni phénomène de ressort.

La flexion du pouce opéré est seulement un peu moins complète que du côté sain, A la palpation, on sent extrémement bien la double nodosité au

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