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CHAPITRE PREMIER

Historique.

C'est un chirurgien français, Notta, de Lisieux, alors interne de Nélaton, qui, en 1850, décrivit pour la première fois cette singulière affection à laquelle Nélaton donna plus tard, en 1855, le nom pittoresque de « doigt à ressort ». Dans un mémoire excellent paru dans les Archives générales de médecine, Notta publiait en effet dès 1850 quatre observations contenant en tout sept cas de cette curieuse maladie, et en donnait déjà deux ‘explications pathogéniques différentes. Après lui, Nélaton, en 1855, en relatait une nouvelle

observation, dans la Gazette des hôpitaux, et c’est cette même

observation qui dans la pathologie externe de cet auteur, parue

en 1859, servit pour la description symptomatique de la maladie qui nous occupe.

Le doigt à ressort dès ce moment était classé eomme

entité morbide; aussi l'attention des auteurs étant éveillée à

son sujet, les observations s’en font par la suite un peu moins rares, bien que toujours peu fréquentes. |

C'est Notta encore, qui en publie un nouveau cas dans l'Union médicale de 1859; puis Busch, Dumarest, Roser, Hyrtl en font connaître quelques autres à intervalles assez longs, et il faut arriver à Menzel, en 1874, pour trouver un mémoire réellement important concernant la question.

Celui-ci, paru dans le Centralblatt für Chirurgie, fait époque dans l’histoire du doigt à ressort : Menzel par ses expériences variées, inaugure une nouvelle phase, celle des expérimentations. À sa suite nombre d'auteurs allemands, O. Berger, Karl Fieber, Paul Vogt, font accompagner leurs observations personnelles de conclusions favorables aux expériences de Menzel; mais Felicki, élève de Vogt, leur fait subir dans sa thèse d'assez notables modifications. Cette période de huit

ans (1874-1882) dans l’histoire du sujet que nous traitons est

donc uniquement remplie par des travaux allemands, et ce n’est qu'en 1882, qu’on voit un chirurgien français reprendre à son tour l'étude de cette maladie.

En même temps que Felicki en effet, notre excellent maître, M. Blum reprenait une à une les expériences de Menzel. Conduites avec la logique serrée que nous lui connaissons, appuyées sur des dissections minutieuses entreprises de concert avec M. Quénu, les expériences de M. Blum le conduisirent à une théorie pathogénique qui fut rapidement acceptée par presque tous les auteurs et différait fort peu de celle de Felicki.

Cette théorie exposée, avec de nouvelles observations, dans

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