CHAPITRE I Diagnostic
Établissons maintenant un parallèle entre les symptômes de ces deux genres d'affection, et voyons si l’on peut avec quelque justesse leur appliquer la même dénomination.
À l'intégrité absolue des doigts (os et articulations) spécifiée dans la maladie décrite par Notta, nous opposerons des lésions ‘articulaires avancées qui sont le symptôme dominant de la variété dite articulaire. Dans le premier cas, le signe du ressort est le fait capital, il constitue presque toute la maladie ; dans le deuxième cas, ce n’est qu’un épiphénomène presque sans importance, cédant le pas à l’affection principale. Le vrai mouvement de ressort est marqué par un temps d'arrêt, suivi d’une brusque détente ; le faux est à peine prononcé, sans temps d'arrêt, sans détente brusque : le premier ‘exige une contraction énergique ; le second se fait sans peine ; l’un est toujours spontané, plus fort dans l’extension, manque souvent dans les mouvements provoqués, et siège à distance de la lésion dans une articulation parfaitement saine ; l’autre est rarement spontané, plus fort dans la flexion, doit presque toujours être provoqué artificiellement, enfin siège au niveau
de l'articulation malade. Il ne nous reste plus qu’à signaler