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la constance dans le premier cas, labsence non moins régulière de la nodosité dans le second, pour en avoir fini avec le diagnostic différentiel de ce que l’on a appelé à tort: deux variétés de doigt à ressort. |
Comme on le voit, les différences qui les séparent sont si grandes, leurs caractères sont si opposés, qu'on ne saurait vraiment plus longtemps les considérer comme deux variétés d’une même affection. Nous réserverons donc à ce qui était la première variété, le nom que lui a donné Nélaton et que lui ont conservé tous les auteurs qui ont suivi, Menzel, Blum, Marcano, etc., elle seule constitue une maladie à part, bien définie, et mérite justement le nom de « doigt à ressort ».
Quant au signe du ressaut qui constituait la deuxième variété, nous ne le considérerons plus que comme un symptôme commun à beaucoup de maladies différentes. De plus, comme il ne ressemble que vaguement au mouvement dit de ressort, nous l’appellerons seulement signe du ressaut, et pour éviter toute ambiguïté désormais, autant que pour rendre justice à l’auteur qui lui a consacré deux excellents
mémoires, nous lui donnerons le nom de signe de Poirier.
Les théories concernant la pathologie du doigt à ressort peuvent être rangées sous quatre chefs : théorie synoviale (Notta, Nélaton, 1850) la première en date, théorie tendineuse (Menzel 1874, Blum 1882, Marcano 1884), théorie nerveuse ou du spasme fonctionnel (Carlier, 1889), et enfin la théorie articulaire, ou théorie de Poirier (1889).
Nous avons vu dans le chapitre précédent, que la théorie articulaire avait pour but l'explication de faits que l’on ne saurait considérer comme faits de doigt à ressort; nous n'avons donc plus à la discuter, et nous nous contenterons désormais de comparer entre elles les trois autres qui toutes
ont rapport à la vraie maladie de Notta.