PLANCHE VII
Deux invaginations de P intestin grêle, l'une descendante et Vautre ascendante. (Dessinées d'après le cadavre d'une fille âgée d'environ quatorze ans. Pavillons de l'Ecole- Praiique, 1817. )
L'inleslin grêle présentait quatre invaginations : deux se trouvaient vers la partie supérieure du jéjunum et étaient descendantes, la partie supérieure de l'intestin pénétrant dans l'inférieure. Dans l'une il y avait un pouce , et dans l'autre deux pouces et demi d'intestin invaginé. Les deux autres intus-susoeplions se trouvaient vers le milieu de l'iléon ; la supérieure était descendante et l'inférieure ascendante, de sorte que les deux bouts de l'intestin, retournés sur euxmêmes, allaient au-devant l'un de l'autre, et se touchaient dans la portion commune qui les renfermait. Le canal intestinal était rempli de mucus , de bile , et contenait onze vers lombrics. L'intestin grêle offrait des ulcérations arrondies , sans élévation de leurs bords, et au niveau desquelles les membranes muqueuse et musculeuse étaient entièrement détruites. Ces ulcérations semblaient être le résultat d'une corrosion , et entièrement différentes de celles qu'on trouve ordinairement. Etaient-elles dues à la morsure des lombrics? Quoi qu'il en soit , elles avaient, dans un endroit, tellement affaibli les parois intestinales, que celles-ci s'étaient allongées en un appendice de plus d'un demi-pouce de longueur..
N° 1. Extrémité supérieure de l'intestin. — 2. L'intestin précédent s'introduisant dans — 3. la partie moyenne qui reçoit les deux invaginations. — 4. Portion du mésentère. — 5. Partie du mésentère ({ui se fronce en accompagnant le bout supérieur de l'intestin dans son invagination. — 6. Extrémité inférieure de l'intestin. — 7. La partie précédente s'invagiriant en remontant dans la portion moyenne de l'intestin.
8. Pallie du mésenlère qui se fronçait en s'iovaginant avec l'intestin. —9. Endroit
où les deux extrémités de l'inleslin, invaginées en sens contraire , se touchaient à la partie moyenne.
Coupe longiladinale de l'une des invaginations descendantes de l'observation quiprécèck.
No 1. Extrémité supérieure de l'intestin. — 2. Cavité de la portion précédente de l'intestin. — 3. Cavité de sa portion invaginée. — 4. Bourrelet muqueux et circulaire formé par la portion invaginée. — 5. Cavité de l'intestin qui reçoit l'invagination. — 6 Endroit où le péritoine est entraîné par l'invagination , et s'adosse avec lui-même pour former un cul-de-sac circulaire. ~ 7. Fond du cul-de-sac précédent.
8. Cul-de-sac que forme la membrane muqueuse accolée avec elle-même, et
qui est disposé en sens inverse de celui du péritoine.
FIGUR E 3.
Le petit appendice produit par l'affaiblissement des parois de l'intestin. ( Voir l'observation de la fig. n° l.)
N"' 1, 1. Les deux bouts de l'anse intestinale. —2. Partie du mésentère. — 3. L'appendice.
FIGUUE 4,
L'appendice précédent et la portion correspondante de l'intestin, retournés et vus par leur face interne.
N°' 1, 1. Les deux bouts de l'intestin. • — 2, 2, 2, 2. Les ulcérations des membraKes internes. — 3. L'appendice couvert d'ulcérations.
Agglomération des anses de la Jin de C intestin grcle dans une seule enveloppe péritonéale commune. (Observée sur le cadavre d'un homme âgé d'environ soixante ans. Pavillon de l'Ecole-Pratique, 1815.)
Depuis sa partie moyenne l'intestin grêle allait en augmentant de volume jusqu'à sa partie inférieure , et représentait une masse allongée, flexucusc, bosselée, et dans quelques points supérieure en volume à l'intestin cœcum. En examinant attentivement celle masse, on voyait qu'elle était formée par l'agglomération des anses de l'intestin, qui se trouvaient renfermées dans une seule enveloppe péritonéale. De chaque côté, celte enveloppe allait, comme d'ordinaire, former les deux lames du mésenlère. Celui-ci, à son niveau, avait plus d'épaisseur, et ses vaisseaux étaient plus pressés les uns contre les autres que dans le reste de son étendue. Le péritoine n'offrait aucune bride ou adhérence accidentelle , aucune trace d'inflammation. La lunique charnue des anses de l'intestin, ainsi agglomérées, était adossée avec celle
des autres circonvolutions dans les endroits où elles se touchaient , et n'était point recouverte par le péritoine : un tissu lamelleux très-fin les réunissait. Cette portion de l'intestin grêle ayant été insufflée et desséchée , je coupai la niasse en travers, dans différens points, et j'intéressai toujours dans ces coupes trois ou quatre anses intestinales. Cette agglomération était-elle le produit d'une ancienne inflammation locale du péritoine de l'intestin qui en avait agglutiné les circonvolutions, ou bien dépendait-elle d'un vice d'organisation? l'absence de toute trace d'inflammation me fait pencher pour cette dernière opinion.
1,1,1, 1. La masse des circonvolutions agglutinées. — 2, 2, 2, 2, 2, 2. Endroits au niveau desquels le péritoine passe d'une circonvolution intestinale sur l'autre, en formant de légères excavations. — 3. Terminaison de l'intestin grêle dans — 4. le cœcum. — ô. L'appendice cœcal. — 6. Portion du mésentère qui soutenait la masse intestinale.
Elle représente une partie de la masse intestinale précédente, insufflée, desséchée et coupée en travers.
N°M, 1. Le péritoine formant les deux lames du mésentère. — 2. Les vaisseaux contenus entre les deux lames précédentes. — -3, 3, 3, 3. Le péritoine tapissant seulement une partie de la surface des circonvolutions intestinales. — 4, 4. Le péritoine passant d'une circonvolution sur l'autre sans s'introduire dans leur intervalle. — 5, 5, 5, 5. Cavités des circonvolutions ouvertes par la roupc. — 6. Portion de la masse intestinale agglomérée, vue par sa face externe.
Polype de V iléon ayant entraîné la partie correspondante de V intestin , el produit l'invagirialion et la gangrène d'une anse intestinale de plus d'un pied d étendue. ( Observé , avec MM. les docteurs Devilliers et Capuron , sur le cadavre d'une femme grosse, morte avec tous les symptômes d'un étranglement interne. )
N"" 1,1. Portion de l'iléon contenant — 2, 2. la partie invaginée du même intestin, liée en haut. — 3,3. Le bout inférieur de l'iléon fendu longitudinalement afin de mettre le polype à découvert. — 4. Le polype. — 5. La portion invaginée de l'intestin entraînée par la tumeur précédente. — 6. Ouverture inférieure de l'intestin invaginé, placée derrière le pédicule du polype.
Appendice digité de la Jin de l'intestin grêle. (Trouvé sur le cadavre d'un gendarme âgé de trente-six ans , mort hydropique.)
Cet appendice avait trois pouces de longueur. Sa membrane séreuse était par-
faitement lisse , et exempte des éraillures que l'on trouve sur certains appendices accidentels de l'intestin. La membrane niusculeuse était formée de fibres circulaires semblables à celles de l'iléum. La membrane muqueuse présentait des valvules conniventes circulaires semblables à celles de l'intestin lui-même. L'artère mésentérique fournissait une branche principale qui descendait sur une des faces de l'appendice, et donnait des branches à droite et à gauche. De l'autre côté de l'appenpendice il n'y avait que quelques ramifications vasculaires , irrégulières , et trèsténues.
N° 1. Extrémité supérieure, et — 2. extrémité inférieure de l'intestin. — 3. Portion du mésentère. — 4. L'appendice. — 5. Branche de l'artère mésentérique qui descend sur l'appendice.
Kysle hydatifère développé dans l'épaisseur du ventricule gauche du cœur. (Observé sur le cadavre d'une femme âgée d'environ soixante-dix ans. Pavillons de l'Ecole- Praiique, 1815. )
La tumeur, du volume d'une pomme, était oblongue, et adhérait à la partie gauche du ventricule aortique du cœur, dans lequel elle était comme incrustée. Quelques fibres charnues de ce ventricule s'épanouissaient sur son large pédicule , et semblaient s'être entr'ouverles pour la laisser saillir au dehors. Le péricarde , très-mince , recouvrait sa surface externe. Les parois du kyste étaient assez minces, fibro-celluleuses; sa face interne était rugueuse, inégale, et enduite d'une matière semblable à de l'albumine décomposée ou à l'enduit sébacé du foetus. 11 contenait plusieurs centaines d'hydatides de volume variable, les unes pleines, les autres vides et affaissées, semblables à des pellicules de raisin. Le cœur était pâle, flasque, affaissé , et surchargé de graisse.
Sur ce même cadavre, la rate et le foie contenaient d'énormes kystes , remplis également d'hydatides.
N" 1. La veine cave supérieure. — 2. L'oreillette droite du cœur. — 3. L'aorte, et — \. l'artère pulmonaire, coupées à leur origine. — 5. Face antérieure du cœur; ventricule droit. — 6. Portion de l'oreillette gauche. — 7. Partie de la face antérieure du cœur correspondant au ventricule gauche. — 8. Le sommet du cœur. — 9. Le kyste hydatifère. — 10. Pédicule du kyste précédent. — 11. La cavité du kyste remplie d'hydatides.
PLANCHE Vm.
Renversement complet du vagin , entraînant avec lai la matrice et une partie de la vessie et du rectum. ( Trouvé sur le cadavre d'une femme de quatre-vingts ans. Pavillons de l'Ecole-Pratique , 1816. ) La tumeur est vue de face.
Le vagin, ainsi renversé, formait une tumeur allongée cylindroïde, assez ferme, à base large , tuberculeuse à son sommet, d'une couleur rose nuancée de taches violettes. La surface de cette tumeur était couverte de rides transversales; vers son sommet, elle offrait deux tubercules irréguliers, séparés par une légère excavation qui correspondait à l'ouverture vaginale de l'utérus , laquelle était oblitérée. La tumeur était recouverte à l'extérieur par une sorte d'épiderme demiopaque, parsemé de plaques blanches irrégulières. La face externe de cette pellicule était lisse et polie; sa face interne, au contraire, était villeuse, et présentait une grande quantité de papilles et de petites cavités qui étaient en rapport avec de semblables inégalités dont était parsemée la membrane du vagin. La base de la tumeur présentait, en haut et en avant, l'orifice dilaté de l'urètre. Vu à l'intérieur, le vagin formait un sac qui logeait, d'avant en arrière, 1° le bas-fond de la vessie et une partie du trigône vésical ; 2° le col de l'utérus, et derrière lui un grand culde-sac du péritoine qui le séparait du rectum ; 3° un prolongement du rectum. Ainsi , une section pratiquée à la base de la tumeur aurait ouvert la vessie , le col de l'utérus , la cavité du péritoine et le rectum. La vessie, entraînée par le vagin, se prolongeait d'environ deux pouces dans les parties antérieure et supérieure du sac que celui-ci formait; le canal de l'urètre avait totalement changé de direction : il était presque vertical et droit , de sorte que son orifice extérieur était en haut , et l'intérieur en bas; aussi, pour sonder la vessie, il fallait introduire l'algalie d'abord en arrière et en bas, puis verticalement en bas. Le trigone vésical se trouvait renversé, et le bas-fond de la vessie se portait au-delà pour former le prolongement que cet organe envoyait dans le vagin. La vessie contenait deux calculs arrondis, jaunâtres, rugueux, delà grosseur chacun d'une petite noix, et formés par un noyau d'un jaune l'auve, entouré de couches concentriques blanchâtres. Le cul-de-sac du péritoine, situé entre la vessie et la matrice, était peu profond, et ne se prolongeait pas dans la tumeur comme celui qui existait entre la matrice et le rectum. La matrice était petite , allongée et molle ; elle offrait une tumeur fibreuse, arrondie vers sa partie inférieure ; sa longueur n'excédait pas deux pouces, et elle se continuait insensiblement avec son col qui avait bien quatre pouces de long. La cavité du col était hbre, assez
étroite, et se terminait, à sa partie inférieure, par une dilatation en forme de cul-desac, remplie de mucosités, et qui ne présentait aucune communication à l'extérieur. La matrice , à cause de la longueur de son col , se trouvait hors du sac que formait le vagin par son renversement. Le rectum était fort dilaté à son extrémité inférieure , et envoyait en avant un prolongement considérable , digité , qui passait sur le périnée et allait s'introduire dans la partie postérieure et inférieure du sac formé par le vagin renversé.
N° I. Partie antérieure de la tumeur. — 2, 2. Les grandes lèvres. — 3. Les petites lèvres. — 4. Le clitoris. — 5. Méat urinaire. — 6. Le sommet de la tumeur.
La tumeur précédente , vue de profil par le côté droit.
N° 1. Grande lèvre. — 2. Petite lèvre. — 3. Face antérieure, — 4. face postérieure, et — 5. sommet de la tumeur. — 6. Méat urinaire. — 7. Ligne ponctuée indiquant la situation d'une partie de la vessie dans la tumeur. —8. Ligne ponctuée marquant la position du prolongement du rectum dans la tumeur. — 9. Le périnée. — 10. L'anus.
Elle représente la tumeur précédente , vue de profil et fendue par le côté droit , afin de faire voir la disposition des parties contenues dans la tumeur. Les pubis ont été séparés , et la partie droite du bassin enlevée.
N° 1. La vessie. — 2. Le pubis gauche. — 3. L'utérus , dont on a coupé les trompes et les ovaires. — 4. Le rectum. — 5. Partie de la grande lèvre gauche. — 6. Le clitoris. — 7. Le méat urinaire. — 8. Le canal de l'urètre. — 9. Le vagin fendu. — 10. Tumeur fibreuse de l'utérus. — 11. Col de l'utérus occupant le centre du sac formé par le vagin. — 12. Prolongement de la vessie dans la tumeur. — 13. Prolongement du rectum dans la tumeur. — 14. Gul-de»sac formé par le péritoine entre le col de l'utérus et le prolongement du rectum. — 15. Le périnée fendu. — 16. L'anus. — 17. L'uretère droit.
Elle représente les deux calculs trouvés dans la vessie de la femme qui/ait t objet de t observation précédente.
L'un des calculs précédens, scié de manière à faire voir son noyau central et ses couches concentriques.
Hydropisie de la trompe utérine droite. (Observée sur le cadavre d'une femme de cinquante ans. Pavillons de l'Ecole-Pratique , 1814. Pièce déposée dans le Muséum de la Faculté. )
La trompe, distendue par un liquide jaunâtre , transparent, formait une tumeur pyriforme , dont la petite extrémité correspondait à l'insertion de la trompe à l'utérus. Cette tumeur formait, dans sa partie rétrécie, des flexuosités assez semblables à des circonvolutions intestinales. La trompe était oblitérée près de son pavillon et à son insertion à l'utérus, de sorte qu'elle ne communiquait plus avec la cavité du péritoine ni avec celle de la matrice. Un kyste séreux, à parois minces et demitransparentes, naissait de l'ovaire et adhérait à la tumeur formée parla trompe. ( La pièce est vue par derrière. )
N° 1. Face postérieure de l'utérus. — 2. Orifice vaginal du col de l'utérus. — 3. Insertion de la trompe droite à l'angle supérieur et correspondant de la matrice. — 4. Première dilatation que formait la trompe près de son insertion. — 5, 5. Tumeur formée par la trompe. — 6. Ovaire droit. — 7. Kyste de l'ovaire. — 8. Portion du ligament large parsemé de vaisseaux. — 9. Le ligament de l'ovaire.
Grossesse extra-utérine ; communication de la partie supérieure de la poclie fœtale avec plusieurs circonvolutions de V intestin grêle , et de sa partie inférieure avec le rectum. (Observée sur le cadavre d'une femme âgée d'environ trente-six ans. Autopsie faite à l'hôpital Necker avec M. Cayol. )
La tumeur renfermant le fœtus était volumineuse, oblongue, située entre Je rectum et la matrice , et remontait au-dessus du détroit supérieur du bassin. Dans une grande partie de sa circonférence , spécialement en haut, elle offrait des adhérences intimes avec les circonvolutions de l'intestin grêle. La matrice , très-petite , était poussée au-devant de la tumeur avec la vessie , et n'offrait aucune trace de fausse membrane dans sa cavité. L'ovaire gauche était dilaté, ainsi que l'extrémité de la trompe correspondante , par de petits kystes séreux. La trompe droite se perdait dans la tumeur ; niais l'ovaire du même côté , distendu par de petites cavités séreuses , était repoussé dans la fosse iliaque correspondante au-dessous du cœcum. La tumeur était formée par une poche assez mince dans quelques endroits , mais beaucoup plus épaisse dans d'autres. Les parois de cette poche étaient molles, faciles à déchirer; elles contenaient un fœtus d'environ sept mois, dont la tête était dirigée en bas , les pieds et les fesses en haut. Ce fœtus était en putréfaction ; plusieurs de ses os étaient mis à nu , et les parties molles qui restaient étaient converties en matière grasse des cadavres. Il était baigné par des matières fécales
PATHOLOGIE CHIRURGICALE. laS
liquides qui contenaient une grande quantité de pépins de raisin. Le kyste offrait en dedans cinq ouvertures, savoir: 1° quatre à sa partie supérieure; ces ouvertures, distinctes les unes des autres, d'une forme inégale, à bords frangés, le faisaient communiquer avec les anses de l'intestin grêle, qui lui adhéraient en haut; 2° à sa partie inférieure, le kyste s'ouvrait dans le rectum par un canal oblique en bas et en avant, long d'un demi-pouce environ , et dans lequel on introduisait facilement le doigt. Tl résultait de cette disposition des parties que les matières fécales sortaient de l'intestin grêle par les ouvertures fistuleuses pour s'épancher dans la poche, baignaient le corps du foetus, et tombaient dans le rectum par le canal de communication inférieure. Le placenla, dont on retrouvait quelques débris, était inséré en haut et en avant de la poche , laquelle dans celte région avait sensiblement plus d'épaisseur que dans les autres. La pièce est vue de profil par le côté gauche. La moitié correspondante du bassin et des paiois abdominales ont été enlevées.
1. Face interne de la poche fœtale. • — 2. Le fœtus. — 3, 3, 3, 3. Les quatre ouvertures supérieures communiquant avec — 4, 4, 4. les anses de l'intestin grêle qui adhèrent à la partie supérieure de la tumeur. — 5. Canal de communication entre la partie inférieure du kyste et — 6. le rectum. — 7. Cavité de l'intestin précédent, ouverte latéralement par une incision longitudinale. — 8. L'anus ouvert. — 9. La vessie. — 10. La matrice. — II. Le pubis droit. — 12. Le vagin. — 13. Partie droite des parois abdominales. — 14. Cuisse droite. — 15. Coupe verticale de la colonne vertébrale. — 16. Le coccyx.
Grossesse exlra-ulérine lubaire gauche : riiplnre de la poche et passage du fœtus dans, la cavité du péritoine. ( Observée sur le cadavre d'une jeune femme niorte h la Maternité. Ouverture faite avec Béclard, 1816. )
La poche du fœtus était développée dans la trompe gauche, et occupait la fosse iliaque correspondante. Elle s'était rompue par une large ouverture à bords frangés, et le fœtus était passé dans la cavité abdominale au milieu des circonvolutions de l'intestin. Line portion du grand épiploon adhérait forlement à la partie externe de la poche. La matrice avait au moins deux fois son volume naturel ; son tissu était ramolli, d'une couleur rougeàtrc; sa face interne était couverte de vaisseaux injectés se divisant dans une sorte de membrane molle et pulpeuse; le placenta était inséré à la partie postérieure et inférieure de la poche.
N"' 1, 1. La poche fœtale. — 2. La trompe gauche très-volumineuse, se perdant sur la poche précédente. — 3. Ouverture de la poche par laquelle est sorti — 4. le fœtus. — 5. Portion de l'épiploon adhérant à la poche. — 6. Autre portion de l'épi-
ploon, relevé et renversé. — 7. L'estomac fortement relevé. — 8. Face supérieure du foie. — 9. Ligament de la veine ombilicale.-— 10. Vésicule biliaire. — II. Portion du gros intestin. — 12. Circonvolutions de l'intestin grêle. — 13 et 14. Les parois abdominales ouvertes et écartées. — 15, 15. Les pubis sciés au niveau de leurs branches horizontales; la symphise a été enlevée. — 16. La trompe utérine droite. — 17. Face antérieure de la matrice, qui est fortement abaissée afin de mettre à découvert la poche et le fœtus dans toute leur étendue. — 18. Cavité de la matrice , mise en vue par une incision longitudinale divisant la partie antérieure du col et du corps de cet organe. — 19. Lèvre postérieure du museau de tanche.