PLANCHE X
Coque osseuse très-mince, développée entre la choroïde et la rétine. ( Observée sur l'œil droit d'un cadavre d'homme âgé d'environ cinquante ans. Pavillons de l'Ecole-Pratique, 1816.)
Cet œil présentait , l'une large cicatrice sur la cornée qui était opaque, trèssaillante et déformée. 2° 11 élait plus volumineux que dans l'état normal et plus étendu dans son diamètre transversal que dans les autres. 11 résistait assez à la pression entre les doigts, pour qu'on sentit que ses membranes étaient soutenues à l'intérieur par un corps solide. La sclérotique n'offrit rien de particulier à noter, non plus que le nerf optique, qui avait conservé son volume naturel et son organisation.
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Au-dessous de la sclérotique on trouvait la choroïde avec son apparence ordinaire ; son système vasculaire était injecté. Le ligament ciliaire avait presque entièrement disparu; l'iris, déformé, adhérait à la face postérieure delà cornée ainsi que le cristallin, qui était atrophié et d'une forme irrégulière. L'humeur aqueuse avait disparu , mais l'humeur vitrée était fort limpide et très-fluide. La face interne de la choroïde adhérait légèrement à une coque osseuse très-mince formée par le dépôt de granulations calcaires dans l'épaisseur d'une fausse membrane existant entre cette tunique et la rétine. La coque n'offrait aucune adhérence avec la réline, qui s'en sépara très-facilement , et qui , sur la figure 2 , est représentée pendante au centre de la coque osseuse. Celle-ci était percée d'une ouverture arrondie au niveau du nerf optique pour livrer passage à la rétine. En arrière elle était assez épaisse, mais en avant elle était fort mince et se terminait par un bord inégal, frangé : elle offrait, dans différens points de son étendue, des petites ouvertures irrégulières, bouchées par une membrane fine , transparente, dans l'épaisseur de laquelle on apercevait beaucoup de granulations blanches, très-ténues, n'étant pas encore réunies en lames osseuses. La rétine, examinée avec soin sous l'eau, ne m'offrit aucune altération visible dans son organisation.
N» 1. La cornée. — 2. La sclérotique. — 3. Le nerf optique.
Elle représente l'œil précédent dont les membranes extérieures ont été incisées circulairement et renversées sur le nerf optique , afin de mettre la coque osseuse à découvert dans toute son étendue.
N" 1. Nerf optique. — 2. La sclérotique. — 3,3. La choroïde. — 4. La coque osseuse vue par sa face extérieure. — 5. Bord antérieur de la coque osseuse. — 6, 6, 6. Ouverture de la coque osseuse. — 7. Portion de la surface interne de cette dernière. — 8. La rétine affaissée et pendante.
FIGURE s.
Atrophie de f œil gauche : entrecroisement des nerfs optiques. (Observation faite sur le cadavre d'une femme âgée. Pavillons de l'Ecole-Pratique , 181G. )
L'œil était irrégulier, plissé , blanc, entièrement vide, et n'avait pas la sixième partie de son volume naturel. Le nerf optique correspondant était gris, demi-transparent et atrophié. Arrivé à la commissure, il devenait un peu plus blanc, et on voyait manifestement que ses fibres grises traversaient obliquement la commissure pour se rendre dans le nerf du côté droit, lequel, au-delà de cette commissure, était blanc comme l'autre, mais un peu moins volumineux. Cette différence de volume était surtout sensible dans les renflemens que ces nerfs offrent aux parties posté-
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rieurcs des couches optiques. L'œil et le nerf optique droit é'.aient parfaiteraent sains.
N». 1. Nerf optique droit. — 2. Nerf optique gauche atrophié. ~ 3. Coin;missure des nerfs optiques. — 4. Fibres grises passant du nerf optique gauche à travers la substance blanche de la commissure pour se perdre dans — 5. le nerf optique droit ea-deçà de la commissure. — 6. Tubercules de la base des nerfs optiques. — 7. Nerf optique gauche en-deçà de la commissure. — 8. Tubercules de la partie postérieure du nerf précédent.
Atrophie du globe de Vceil. ( Observée sur le cadavre d'une vieille femme qui avait une tumeur cancéreuse du sein droit, compliquée d'engorgement des ganglions lymphatiques de l'aisselle. Pavillons de l'Ecole-Pratique , 1814.)
Les yeux, parfaitement semblables de l'un et l'autre côté, étaient affaissés et offraient cinq tubercules blancs fort remarquables par leur disposition. L'un d'eux, plus petit que les autres , placé au centre , était lisse , d'un blanc de nacre , trèssaillant, et séparé par une rainure profonde des quatre autres. Ceux-ci, plus volumineux, avaient le même aspect que le précédent et se trouvaient séparés entre eux par quatre sillons déçusses. Ces sillons correspondaient à l'insertion antérieure des quatre muscles droits sur le globe de l'œil et semblaient avoir été opérés par la rétraction de ces derniers, qui étaient sensiblement atrophiés , d'une couleur blanche et d'apparence fibreuse. Le globe de l'œil était atrophié , plissé , et aplati d'avant en arrière. Les deux nerfs optiques étaient grisâtres, et n'avaient pas le tiers de leur volume naturel : dans le crâne, leur resserrement et leur couleur persistaient. La couche optique était également atrophiée, grisâtre, ainsi que la partie voisine des deux nerfs avec lesquels elle se continuait en arrière. L'œil ayant été fendu transversalement, je ne pus retrouver ni l'humeur vitrée ni le crystallin , qui avaient complètement disparu. Les membranes internes de l'œil étaient blanches, atrophiées, et adhéraient fortement à une çiçatriçç linéaire transversale, située au bas du tubercule moyen formé bien évidemment par la cornée. Examinés en dedans, les tubercules étaient creux et leur sillon se dessinait en relief.
N° t. Le tubercule moyen. — 2, 2. Les deux tubercules supérieurs. — 3, 3. Los deux tubercules inférieurs.
Elle représente l'œil de la figure précédente, extrait de l'orbite et vu de profil par son côté interne.
N° I. Le tubercule moyen. — 2. Le tubercule supérieur interne. — 3. Le tubercule inférieur interne. — 4. Le nerf optique.
PATHOLOGIE CHIRUEGICALE.
EUe représente le segment antérieur du globe de l'œil précédent , vu par sa face interne.
N"' 1,1. Coupe de la sclérotique. — 2, 2, 2, 2. Excavations correspondantes à la face interne des tubercules. — 3. Excavation centrale du tubercule moyen. On voit au bas de cette excavation la cicatrice transversale à laquelle adhéraient les membranes intérieures atrophiées.
FIGL'RE 7.
Décollement de la partie supérieure de l'iris de l'œil gauche , suite de l'opération de la cataracte par abaissement. ( Observé sur un homme âgé de soixante-onze ans , 1813.)
L'opérateur avait accroché avec la pointe de l'aiguille la face postérieure de l'iris. La vue resta fort imparfaite , et le malade ne pouvait apercevoir que les objets placés en haut. Le décollement comprenait presque la moitié de la circonférence de l'iris. La pupille était allongée, et représentait une fente étroite transversale.
N° 1. La sclérotique. — 2. La cornée, et derrière elle l'iris. ~ 3. Le fond de l'œil, visible par le décollement de l'iris. — 4. La pupille.
Double décollement de l'iris de l'œil gauche; suite de l'opération de la cataracte par abaissement. (Observé sur un malade des salles de l'hôpital Saint-Â.ntoine, en 1816. Ce malade avait été opéré depuis deux ans par un chirurgien ambulant. )
L'iris était décollé dans la presque totalité de sa circonférence à sa partie supérieure et inférieure, et représentait une bande transversale d'un brun clair, étendue un peu obliquement de haut en bas, et de dehors en dedans. La partie interne de cette bande était un peu plus large que l'externe; la pupille oblitérée représentait ime ligne noire parallèle à la bande. La vision était complètement abolie.
Les n°' 1,2,3, 4, indiquent les mêmes objets que dans la figure précédente.
Décollement de la partie inférieure de l'iris; suite de l'opération de la cataracte par extraction. (Observé sur un homme de cinquante -huit ans. Consultation publique de l'Hôtel-Dieu, 1811.)
La cicatrice de la cornée était peu marquée ; l'iris, décollé à sa partie inférieure, laissait apercevoir entre lui et la cornée le fond de l'œil , qui représentait un croissant noir. La pupille était déformée et allongée transversalement ; la vision presque entièrement abolie.
Les n"' 1 , 2, 3, 4, indiquent les mêmes objets que dans la figure T.
Adhérence de Piris à la cornée et déformation de la papille : suite de f opération de la cataracte par extraction. ( Observée au Hâvre sur l'œil droit d'un homme de soixantedix ans , opéré de la cataracte depuis plusieurs années, 1816. ) La vision était trèsimparfaite.
No I. La sclérotique. — 2. La cornée , et derrière elle l'iris. — 3. Point d'adhérence de l'iris à la cornée transparente. — 4. La pupille déformée.
Autre adhérence de Viris à la cornée : suite de V opération de la cataracte par extraction. ( Observée sur l'œil droit d'un vieillard opéré depuis deux ans. Consultation publique de l'hôpital Saint-Louis, 1823.)
La vision était complètement abolie du côté droit. L'œil gauche avait été opéré par abaissement , et le malade y voyait assez pour se conduire.
Les n°" 1,2,3,4, indiquent les mêmes objets que dans la figure 7.
Déformalion de la pupille : suàe de V opération de la cataracte par abaissement. (Observée sur un homme de quarante-cinq ans opéré depuis six mois. Consultation publique de l'hospice de Perfectionnement ,1817.)
Ce malade était tourmenté depuis plusieurs années de symptômes généraux de syphilis, pour laquelle il n'avait subi que des traitemens incomplets. La pupille était rétrécie en haut et en bas , et au premier aspect on aurait pensé qu'il y avait deux pupilles latéralement accolées. J'ai vu plusieurs malades affectés d'iritis syphilitique avec une semblable déformation de la pupille.
N° 1. La sclérotique. — 2. La cornée , et derrière l'iris. — 3. La pupille déformée.
Hypertrophie du crystallin cataracté de Vœil droit. ( Observée sur le cadavre d'un jeune homme. Pavillons de l'Ecole-Pratique , 1815. )
Le globe de l'œil n'offrait aucune altération extérieure, à l'exception d'une saillie plus considérable de la cornée transparente. L'iris était fortement poussé en avant par le crystallin, qui faisait saillie à travers la pupille et touchait la face postérieure de la cornée. Le crystallin était opaque et changé en une matière blanche, friable , semblable à celle qu'on trouve dans les tubercules à l'état de crudité. La capsule cryslalline était opaque , surtout à sa lame postérieure ; en avant elle adhérait à la
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face postérieure de l'iris qui était fort saillant en avant. Les autres parties de l'œil n'offraient aucune altération.
L'œil est représenté fendu verticalement et vu par sa face interne; l'iris a été conservé intact, tel qu'il adhérait au crystallin.
IN" 1. Coupe des membranes extérieures de l'œil. — 2. Coupe du nerf optique et artère centrale de la rétine. — 3. Le corps vitré , mis à découvert par la section de l'œil. — 4. Face postérieure du crystallin. — 5. L'iris. — 6. Face antérieure du crystallin de forme conique , passant à travers la pupille. — 7. La cornée transparente.
Cataractes opérées par abaissement. Yeux disséqués deux ans après l'opération. (Observation faite sur le cadavre d'une femme de soixante ans. Hôpital Saint-Louis, 1824.)
Le crystallin de l'œil droit, encore enveloppé de sa capsule, avait conservé son volume naturel, et se trouvait couché à plat dans la partie antérieure et inférieure du corps vitré, derrière l'iris.
Du côté gauche, la pupille était déformée et bouchée par des fausses membranes blanches , étendues en rayons à la face postérieure de l'iris à laquelle elles adhéraient. Le crystallin privé de sa capsule membraneuse était blanc, atrophié, et réduit à un noyau ayant au plus le tiers de son volume naturel (1). La figure 14 représente l'œil droit, vu de profil et fendu verticalement.
N° 1. Coupe des membranes de l'œil. — 2. Coupe du nerf optique et artère centrale de la réline. — .3. Coupe de la cornée transparente. — 4. La chambre antérieure de l'œil. — 5. Coupe de l'iris passant par le centre de la pupille. — 6. Le crystallin. — 7. Le corps vitré.
(0 M. Sœmmerring fils m'a fait voir à Francfort, en 1822, l'œil d'un vieillard de quatre-vingt-six ans, opéré de la calaracle par abaissement treize mois avant sa mort. Le crystallin , placé à la partie inférieure du corps vitré, n'avait pas sensiblement diminué de volume. La partie postérieure de Tiris était couverte d'une fausse membrane blanchâtre. La capsule avait été déchirée, et il n'en restait plus que quelques lambeaux flollans et adhérens aux bords de la pupille. Cette dernière était bouchée par une fausse membrane très-légère. La vue ne s'était pas parfaitement rétablie.
Le même chirurgien me montra deux yeux provenant d'une femme de soixante-treize ans, opérée de la cataracte trois ans avant sa mort. L'un des crystallins était entièrement absorbé; l'autre n'avait point diminué de volume. Je pense que dans ce dernier la capsule n'avait point été ouverte. On peut suivre, en effet, de jour en jour les phénomènes de l'absorption du cristallin cataracté, lorsque privé de sa capsule, il est tombé accidentellement dans la chambre antérieure de l'œil; mais lorsqu'il est encore entouré de son enveloppe capsulaire, il agit le plus souvent comme corps étranger, détermine l'inflammation de l'œil, et rend ordinairement nécessaire son extraction par une incision faite à la cornée. J'ai été à même de pratiquer deux fois celte opération pour de semblables cas.
Elle représente l'œil gauche de la femme dont il est fait mention dans l'observation de la figure 14. L'œil a été fendu transversalement, et son segment antérieur est vu par sa face interne.
N° 1. Coupe des membranes dè l'œil. — 2. Face interne de la choroïde et procès ciliaires. — 3. Portion de la face postérieure de l'iris , visible dans l'intervalle que laissent entre eux les prolongemens de la fausse membrane. — 4, 4, 4, 4. La fausse membrane. — 5. Le crystallin absorbé en grande partie.
Fausse membrane bouchant toute la partie inférieure de la pupille , et survenue après l'opération de la cataracte par extraction. (Observée dix-lmit ans après l'opération , sur une femme de quatre-vingts ans. Hospice de Mont-Rouge , 1812.)
La cornée portait encore sur chaque œil la cicatrice de l'incision faite par l'opération. La vue était rétablie incomplètement à droite; à gauche elle était abolie, et la pupille était bouchée dans ses quatre cinquièmes inférieurs par un corps blanc , arrondi, que je pris d'abord pour le crystallin, pensant qu'il n'avait pas été extrait. L'œil droit n'offrait aucune altération .L'œil gauche présentait à sa face postérieure une fausse membrane, large, épaisse, opaque, qui adhérait à toute la partie inférieure de la choroïde , et s'étendait sur la face postérieure de l'iris , qu'elle recouvrait presque entièrement; elle était formée de faisceaux qui convergeaient et se réunissaient à la partie la plus épaisse de cette membrane, placée derrière la pupille ; et c'est cette partie qu'on pouvait facilement prendre pendant la vie pour un crystallin cataracte.
L'œil est coupé verticalement dans le sens transversal, et vu par la face interne de son segment antérieur.
1. Coupe des membranes de l'œil. — 2. Face interne de la choroïde et procès ciliaires. — 3. Face postérieure de l'iris. — 4, 4. La fausse membrane. • — 5. Endroit où la fausse membrane avait le plus d'épaisseur et bouchait la pupille.
Ectropion considérable , suite d ulcérations vénériennes. [ Observé chez un homme âgé d'environ cinquante ans. Hôpital Saint-Louis, 1828.)
Chez ce malade le visage était couvert de cicatrices provenant d'ulcérations vénériennes dont quelques-unes n'étaient point encore fermées. Du côté droit , la paupière inférieure était renversée sur la joue , et son bord libre était distant d'un demi -pouce du globe de l'œil. Du côté gauche le renversement était bien plus considérable; la paupière était renversée et entraînée jusqu'à la partie externe de la lèvre supérieure. Le cartilage tarse n'avait point élé détruit, mais élargi , et
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formait dans cet endroit une légère saillie blanchâtre, courbée , de laquelle provenaient les cils. Toute la joue , depuis le globe de l'œil jusqu'à cette saillie, était recouverte par la membrane conjonctive , laquelle était rouge, villeuse, humectée par les larmes, et dans un état manifeste d'inflammation chronique. Elle n'avait pas pris l'apparence de la peau , comme cela s'observe pour d'autres membranes muqueuses exposées long-temps au contact de l'air , pour celle du vagin en particulier.
1. L'ectropion de la paupière inférieure droite. — 2. La conjonctive recouvrant la joue gauche. — 3. Le cartilage tarse et le bord libre de la paupière inférieure adhérent à une cicatrice de la lèvre supérieure.
Cancer du grand nerf sciatique du côté droit. (Trouvé sur le cadavre d'un vieillard. , Pavillons de l'Ecole-Pratique , 1816. )
La tumeur, située dans le nerf sciatique, immédiatement au-dessous du muscle carré de la cuisse, était oblongue , irrégulière, bosselée: assez ferme dans quelques-unes de ses parties , elle était molle , et offrait un sentiment obscur de fluctuation dans d'autres; sa couleur était d'un rouge brunâtre, et sa surface parsemée de vaisseaux capillaires injectés. Elle était unie aux parties voisines par un tissu cellulaire abondant. Quelques filets postérieurs du nerf sciatique passaient derrière la tumeur et se trouvaient écartés à son niveau , mais sans offrir d'altération sensible dans leur organisation ; tous les autres étaient épanouis et se perdaient dans son tissu, avec lequel ils se confondaient entièrement. Cette tumeur ayant été fendue dans toute sa longueur, il s'en écoula à peu près une demi-cuillerée d'une sérosité rougeâtre. Elle était formée à l'intérieur par du tissu squirrheux et de la matière encéphaloïde mêlés, ce qui lui donnait une apparence marbrée. Des vaisseaux variqueux , injectés de sang, parcouraient son épaisseur dans diverses directions, et se déchiraient avec beaucoup de facilité. A l'extérieur elle était revêtue d'une enveloppe fibro-celluleuse entièrement confondue en dedans avec le tissu cancéreux. Dans la figure 18, la tumeur est intacte et vue par derrière.
N°' 1 et 2. Le nerf sciatique au-dessus et au-dessous de — 3. la tumeur. — 4. Filets du nerf aplatis et écartés, passant derrière la tumeur. — 5, 5, 5. Vaisseaux qui rampent à l'extérieur.
La tumeur de la figure précédente, vue par-devant, et fendue dans toute son épaisseur.
N"' 1 et 2. Le nerf sciatique au-dessus et au-dessous de la tumeur. — 3, 3. La tumeur ouverte. — 4,4. Filets du nerf sciatique, épanouis, et se confondant avec le tissu cancéreux. — 5, .5. Vaisseaux variqueux qui rampent dans le tissu de la tumeur.
RenflemenL du nerf médian et oblitéralion de U artère humérale ; suite de l'amputation du bras. (Disséqué à l'hôpital Saint-Louis, sur le cadavre d'un homme âgé de quarante ans, qui avait subi l'amputation depuis plusieurs années, 1825.)
L'artère est ouverte à sa partie inférieure, et le cordon fibro-celluleux qui la termine adhère au renflement olivaire de l'extrémité du nerf.
No 1. Partie du nerf médian. — 2. Renflement de l'extrémité tronquée du même nerf. — 3. L'arlère brachiale. — 4. Cavité de l'artère précédente fendue longitudinalement. — 5. Petit caillot fibrineux qui se remarque au fond du cul-de-sac conique que forme la cavité de l'artère au point de son oblitération. — 6. Filament fibreux plein , formé par l'artère atrophiée , oblitérée et adhérent au tubercule olivaire du nerf médian.