‹ Pathologie chirurgicale. Plan et méthode qu'il convient de suivre dans l'enseignement de cette science. Thèse présentée le 20 mars 1831 au Concours pour la Chaire de Pathologie externe près la Faculté de médecine de ParisChapitre 8 sur 17 · SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE

DU PLAN ET DE LA METHODE QU'IL CONVIENT DE SUIVRE DAKS L'ENSEIGNEMENT DE LA PATHOLOGIE CHIRURGICALE.

«Segniùs irritant aniraos demissa per aurem,

« Qiiàm qiiae suni oculis subjecla fîdelibus , et quse

<■ Ipse sibi tradit speclator. »

IIOBAT. Ars poetica.

Avant de se présenter au cours de Pathologie chirurgicale, les élèves doivent avoir préalablement étudié l'anatomie générale et descriptive, la physiologie, et surtout la physique et la chimie parmi les sciences accessoires; il serait à désirer aussi qu'ils eussent déjà des connaissances générales en anatomie pathologique, science qui devrait servir d'introduction à la Pathologie, comme l'anatomie en sert à la physiologie. En effet, il faudrait connaître d'abord les altérations matérielles des organes par l'effet des maladies, et ensuite les causes qui ont produit ces altérations , les symptômes qu'elles ont déterminés , c'est-à-dire la maladie èlle-méme. En suivant cette marche , on pourrait procéder du simple au composé, du connu à l'inconnu, remonter de l'effet à la cause.

Le professeur doit mettre beaucoup de méthode dans l'exposé des matières du cours de Pathologie externe, afin de bien classer les objets dans l'esprit des élèves, et de leur faire saisir mieux et plus rapidement les rapports qu'ils ont, soit entre eux, soit avec les autres parties de la science.

Je pense qu'il est indispensable de commencer le cours par des généralités sur la Pathologie générale, en ayant soin de prendre, dans cette science, principalement ce qui a rapport aux affections chirurgicales : les élèves, en effet, doivent connaître d'abord les divisions de la science et les termes de Pathologie qu'on emploie si souvent et dont ils doivent apprécier exactement le sens et la valeur.

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Après avoir exposé l'ordre à suivre dans l'étude des maladies, on les fera connaître successivement, suivant qu'elles appartiennent aux organes de la vie de relation , de la vie organique , ou à ceux de la génération.

Avant de passer à la description de chaque maladie en particulier, on ne peut guère se dispenser de traiter de l'inflammation et de ses divers modes de terminaison, des plaies et des ulcères; ces maladies pouvant se rapporter à tous les organes, leur étant pour ainsi dire communes.

Dans l'exposé de chaque maladie en particulier on devra adopter l'ordre suivant : i" donner des considérations générales sur la nature, la structure et les fonctions de l'oi-gane affecté; a" définir la maladie et faire connaître ce qui tient à son histoire ; 3° décrire les altérations produites par la maladie dans les organes; 4° exposer les causes prédisposantes et efficientes, les symptômes, les signes, le diagnostic et le pronostic de la maladie; 5° indiquer son traitement général et local.

Il est toujours nécessaire de rappeler en peu de mots aux élèves ce qu'il y a de plus saillant sur la nature, la structure et les fonctions de l'organe dont on va étudier les maladies, afin de disposer leur esprit à bien suivre tout ce qu'on doit dire sur chacune d'elles en particulier.

On doit donner une définition courte, claire et précise de chaque maladie, ce qui, en général, est plus facde pour les maladies chirurgicales, pour les lésions physiques par exemple, que pour celles qui appartiennent à la pathologie interne.

On ne devra tracer l'historique d'une maladie que d'une manière très-concise, et n'indiquer que les époques les plus saillantes et les auteurs qui ont le plus contribué à la faire connaître, à en trouver ou à en perfectionner le traitement. De plus longs développemens seraient pour le moins inutiles et appartiendraient au cours d'histoire de la médecine. Ce serait au désavantage des élèves, en surchargeant leur mémoire de détails inutiles, que le professeur ferait paraître et briller une érudition qu'il est souvent si facile de montrer, après avoir consulté les ouvrages de Haller, de Sprengel , de Ploucquet et les autres tables des annales de la science.

Dans l'exposition des causes, sans négliger celles qui sont prédisposantes ou générales, on devra, pour beaucoup de maladies, insister spécialement sur celles qui agissent d'une manière mécanique, chimique ou spécifique.

On doit ordinairement, en chirurgie, examiner d'abord les symptômes locaux dépendant des changemens de conformation, de volume, de situa-

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tion , de couleur, de température, du genre de douleur de l'organe malade, puis s'attacher ensuite à ceux qui sont généraux ou produits par l'organe affecté sur les autres fonctions de l'économie. On doit dépeindre ces symptômes d'une manière distincte et bien tranchée; indiquer, autant que possible, leur marche et leurs principales variétés.

Le diagnostic est un des points sur lesquels on doit le plus insister dans l'examen de chaque maladie, puisqu'il nous enseigne à la reconnaître, à ne point la confondre avec d'autres. Le praticien lui doit en général sa supé-riorité, et il est bon que les élèves connaissent de bonne heure toute son importance.

Pour les maladies qui peuvent se rencontrer dans toutes les régions, comme certaines tumeurs , on peut établir leur diagnostic en général et faire connaître ensuite les modifications qu'elles présentent, suivant qu'elles occupent telle ou telle région.

Le professeur ne peut se dispenser de faire connaître les erreurs commises dans le diagnostic et le traitement des maladies. Rien n'excite autant l'intérêt des élèves, rien ne peut mieux leur faire sentir combien l'attention la plus scrupuleuse est nécessaire dans l'exploration des maladies, lorsqu'il s'agit d'en établir le diagnostic et de les traiter.

On doit faire franchement l'aveu des fautes qu'on peut avoir commises dans la pratique. Cet aveu, quelque pénible qu'il paraisse, est la marque d'un esprit supérieur et d'un véritable amour de l'instruction et de l'humanité. Les leçons de l'expérience, dans les cas malheureux , ne sont , en effet, pas moins instructives pour les élèves que la relation des faits de chirurgie suivis des plus brillans succès. Mais si l'on doit faire l'aveu de ses propres erreurs, il faut mettre une grande délicatesse en parlant de celles des autres, et agir toujours à leur égard avec la bienveillance et l'indulgence qu'on est en droit d'en attendre à son tour.

Après avoir examiné tout ce qui tient au diagnostic de la maladie, le professeur en fait connaître le pronostic et le traitement; il ne perdra point un temps précieux en insistant sur tous les détails qui appartiennent à la description des méthodes, des instrumens et du manuel opératoire, et, par conséquent , au cours d'opérations.

Je ne vois pas de raison plausible, si ce n'est l'étendue du sujet, qui ait pu motiver la séparation des maladies des os, de la pathologie chirurgicale, poui les attribuer au cours de médecine opératoire.

Mais comment le professeur de pathologie chirurgicale doit-il traiter des maladies qui sont revendiquées à la fois par la médecine et la chirurgie , comme la syphilis , l'érysipèle, certaines dartres ulcéreuses? Il doit s'entendre avec le professeur de pathologie interne, et s'attacher surtout, pour ces maladies, aux symptômes locaux, à ceux qui réclament principalement un traitement chirurgical.

Même dans un cours théorique, un praticien a un immense avantage, c'est de pouvoir commenter, d'après ses propres observations et son expérience, et réduire à leur véritable valeur les opinions des auteurs.

Le professeur doit enseigner l'état actuel de la science et en suivre les progrès. S'il peut ajouter à l'art, ses leçons n'en seront que plus suivies et plus profitables ; niais on peut seulement exiger de lui qu'il fasse connaître parfaitement l'état actuel de nos connaissances sur la matière qu'il traite.

Il doit avoir pour but de développer par l'exercice actif des sens de ses élèves, l'étendue de leur intelligence, et de leur apprendre complètement tout ce qui a rapport aux maladies chirurgicales : le cours de pathologie externe devant les disposer aux études cliniques (i), après lesquelles ils devront eux-mêmes se livrer à la pratique.

On doit insister principalement sur les maladies les plus fréquentes dans la pratique; avoir pour but d'instruire solidement les élèves sur les cas qu'ils renconlreront souvent.

Quant à la manière d'exprimer ses idées, de les faire distinctement entendre et comprendre de tout l'auditoire, etc.; ces matières rentrent dans l'art de professer en général, et ne sont pas particulières au cours de pathologie externe.

Personne ne disconviendra que la pathologie chirurgicale ne soit une science essentiellement descriptive et démonstrative. Mais quels sont les moyens de démonstration que peut employer le professeur ? Le mieux qu'il pourrait faire se.'-ait, sans doute, de présenter aux élèves des maladies ou des pièces d'anatomie pathologique, dont il donnerait la description d'après nature; dans l'impossibilité où il se trouve le plus souvent de suivre cette marche, il se trouve obligé d'avoir recours aux préparations artificielles en cire , aux des-

(1) Le professeur de patliologie chirurgicale, en effet, coordonne, classe, examine méthodiquement les maladies, que le professeur de clinique présente aux élèves dans l'ordre que détermine le hasard.

PATHOLOGIE CHinUBGICALE. rjrj

sins coloriés ou aux planches gravées qui sont dans les collections : encore ces moyens de démonstration sont-ils imparfaits. La petitesse des objets ne permet pas aux élèves placés à une certaine distance, de les apercevoir; et le temps employé à les expliquer pour quelques-uns d'entre eux seulement , est perdu pour les autres; aussi je pense qu'il est presque toujours préférable de donner une idée exacte des maladies que l'on décrit, d'après un dessin linéaire tracé sur le tableau, et misa la portée de tout l'auditoire.

Si le dessin appliqué à l'étude des sciences naturelles, est généralement reconnu comme indispensable dans les cours de physique, d'anatomie, de physiologie, de botanique , d'histoire naturelle (i), pourquoi n'en ferait-on pas aussi l'application à la pathologie chirurgicale? Les meilleurs auteurs n'ont-ils pas employé le dessin dans leurs ouvrages pour la démonstration des maladies, des altérations pathologiques, des opérations, des instrumens, des appareils et bandages (2) ?

(i) Si un professeur d'anatomie faisait son cours sans démonstration sur le cadavre, ou sans s'aider de pièces artificielles ou de dessins à défaut de la nature, ses leçons ne sera'cnt pas supportables, et probablement il n'aurait pas un grand nombre d'auditeurs. Tout le monde connaît l'éclat que M. Cuvier sait donner à ses excellentes leçons d'anatomie comparée, par les dessins corrects qu'il trace sur le tableau. M. de Biaiuville ne retire pas de ce moyen un moindre avantage dans le cours qu'il fait à la Faculté' des Sciences. M. A. Richard l'emploie toujours dans ses leçons de botanique. M. le professeur Alibert se sert avec un grand succès de dessins et de planches dans ses leçons de clinique sur les maladies de la peau, à l'hôpital Saint-Louis: pour fixer dans l'esprit de ses auditeurs, les rapports et les liaisons qu'ont entre elles, par exemple, les diverses espèces de dermatoses, il présente un arbre figuré dont le tronc supporte autant de branches, et celles-ci de rameaux, que la maladie a de genres, d'espèces et de variétés. Ces maladies, fidèlement rendues par la peinture, sont ainsi exposées aux yeux de ses auditeurs. M. le professeur Orfila , dont le cours à la Faculté est si conslammcnt et si attentivement suivi par les élèves qui s'y pressent en foule, augmente beaucoup l'intérêt de ses leçons en présentant sur le tableau la disposition des appareils, en y faisant ses analyses de manière à démontrer aux yeux les décompositions et compositions qui s'opèront. Veut-il, par exemple, faire connaître la formation de l'acide liyilrosulfurique, il l'exprime par la formule suivante :

Sulfuie de fer = sou

fie

fe

Eau = hydro

gène

ox

ygène.

Acide Sulfate de protoxide de fer.

hydrosulfuiique.

(2) Je me rappellerai toujours les dillicultés que j'ai éprouvées pour comprendre certains

78 PA.THOLOGIE CHIRURGICALE.

Comment en effet , dans un cours public, pourrait-on, par la parole seule et sans le secours du dessin , faire facilement et clairement comprendre aux élèves, en Anatomie par exemple, certains détails minutieux d'organisation, la disposition du péritoine et d'autres membranes séreuses ou synoviales, beaucoup de parties de l'embryotomie ; en Physiologie, les phénomènes de la vision, de l'audition, de la mécanique animale et de la circulation; en Pathologie chirurgicale , les effets produits par la réflexion des balles dans les plaies d'armes à feu , les changemens qui surviennent dans les parois et les viscères des cavités splanchniques dans les cas de hernies, le déplacement des os ou de leurs fragmens dans les luxations et les fractures , les changemens qui surviennent dans la circulation lors de certains cas d'anévrysmes, d'oblitération des vaisseaux, etc. (1).

.sujets, ou pour en fixer d'autres dans nia mémoire, lorsque, étant élève, je suivais des cours purement théoriques de pathologie externe, ou que je lisais des ouvrages sur cette matière. Combien de fois, en lisant des observations de chirurgie, n'ai-je pas regretté de ne point les trouver accompagnées de gravures ! Aussi j'avais pris le parti , en assistant aux cliniques et aux consultations des hôpitaux, de tracer à la hâte, à côté de mes notes, un dessin grossier des cas qui étaient soumis à notre examen. Ce moyen, je l'avoue, m'a été d'un grand secours dans mes études, et depuis cette époque j'ai continué à recueillir de la même manière des matériaux d'anatomie pathologique dans les hôpitaux et les amphithéâtres de dissections. Ce sont ces mêmes difficultés que je voudrais qu'on pût éviter aux élèves quand ils commencent l'étude de la pathologie chirurgicale.

J'ai conseillé à plusieurs de mes élèves d'apprendre à dessiner, bien persuadé que je suis des avantages que le dessin procure, et déjà plusieurs ont été à même de s'en convaincre. Les inconvéniens que l'on éj)rouve souvent d'employer les artistes de profession, de les avoir toujours à sa disposition , font sentir encore davantage combien il est nécessaire que les dessins soient exécutés par les anatomistes ou les chirurgiens eux-mêmes. 11 arrive très-souvent, en effet, que les artistes négligent le point essentiel d'une préparation pour donner plus de soin à des parties accessoires qu'il suffirait souvent d'indiquer par quelques traits pour guider et orienter l'esprit du spectateur. Souvent même le graveur est loin de donner à ses planches toute l'expression du dessin original. M. Sandifort a eu la bonté de me faire voir à Leyde les manuscrits et les dessins originaux du célèbre Camper, et j'ai trouvé ces derniers bien supérieurs encore aux belles gravures que nous en possédons.

(i) Comme il ne se fait pas à la Faculté de cours spécial d'anatomie pathologique, c'est spécialement aux professeurs de pathologie et de clinique qu'il appartient d'en faire la démonstration aux élèves. Le dessin qui doit conserver le souvenir des pièces d'anatomie pathologique est bien nécessaire, surtout en France, où l'on n'emploie pas en général autant d'argent et de soin qu'en Allemagne, en Hollande et en Angleterre, pour la conservation des pièces natu-

La peinture fixe les objets fugitifs et les arrête à jamais dans îa mémoire; c'est un langage qui parle aux yeux. Aucune description , quelque claire et précise qu'elle soit, ne peut suppléer à un dessin que d'un coup d'oeil on grave dans l'esprit (i). En quelques coups de crayon, le professeur peut tracer et faire comprendre immédiatement des objets dont la description demanderait beaucoup de temps ; aussi me suis-je toujours servi avec succès du dessin linéaire dans mes cours d'Anatomie, de Pathologie chirurgicale (2), ainsi que dans la partie du cours de Physiologie que j'ai été chargé de faire dernièrement à la Faculté, pendant la maladie de M. le professeur Duméril.

En décrivant beaucoup de maladies, il sera donc de la plus grande utilité pour les élèves, de leur tracer sur le tableau (3), dans des dimensions suffisantes pour

relies. Il suffit de comparer les belles collections de ces pays avec les nôtres pour constater notre infériorité; nous vivons au milieu des richesses de la science, et nous les laissons trop souvent s'engloutir autour de nous. Le dessin empêche leur perte, et en fait profiter les savans de toutes les nations.

(1) Dans le mode actuel d'enseignement le dessin linéaire entre en général parmi les premiers principes d'éducation. On apprend aux enfans à dessiner au irait en même temps qu'à lire et à écrire. Aussi faut-il espérer que dans quelques années tout le monde saura non-seulement lire le dessin, c'est— à— dire en rapporter l'image aux corps naturels qu'il représente, mais encore le tracer ou faire connaître sa pensée d'une manière figurative.

(2) J'ai reproduit dans mon ouvrage d'anatomie plusieurs de ces dessins, et particulièrement ceux qui sont relatifs aux plèvres, au péritoine et à ses divers replis. Mes élèves en ont retiré de grands avantages, et ce n'est pas sans un sentiment bien vif de satisfaction que j'en vois aujourd'hui plusieurs au nombre de mes honorables compétiteurs.

(3) Ou emploie le plus souvent, pour tracer les figures, de la craie sur des tableaux noirs ; mais on éprouve de la difficulté dès qu'il s'agit de faire tourner les corps , d'en éloigner ou d'en rapprocher quelques parties du spectateur, par des hachures qui doivent représenter les ombres, et qui, étant alors blanches, forment àcs clairs. Le professeur et les spectateurs éprouvent, pour se rendre compte de la forme des corps, l'inconvénient bien connu des graveurs à l'eaii forte, qui tracent leurs dessiiîs sur le vernis noir de la planche, et découvrent avec la pointe la surface brillante du métal. Il faut nécessairement que l'esprit fasse une inversion en plaçant les ombres à la place des clairs, et vice versd.

Pour obvier h cet inconvénient, qui est, pour ainsi dire, généralement éprouvé, les dessins devront être faits avec des crayons noirs (le charbon de fusain) sur des tableaux blancs, peints à la céruse, non vernis, mais dépolis à la pierre ponce. Ces traits s'effacent aussi facilement avec une éponge humide que ceux qui ont été tracés avec de la craie ; leur effet est bien plus naturel et plus facile à saisir.

être bien vus de tous, les objets qui peuvent être rendus par le dessin (i).

Pour démontrer ce que je viens d'avancer , j'ai ajouté à ma dissertation plusieurs planches représentant des cas d'Anatomie pathologique. De ces cas, les uns sont ordinaires, d'autres plus rares , et quelques-uns nouveaux , du moins je le pense; je les ai choisis, comme exemples, entre plus de trois mille dessins d'Anatomie pathologique que j'ai recueillis. Tracés pendant ma convalescence et à la hâte, à raison de la proximité du concours, ces dessins ne sont pas tels que j'aurais désiré les présenter, mais ils suffiront, je l'espère, pour démontrer ce que j'ai avancé sur les avantages qu'on doit retirer du dessin linéaire, d'une sorte d'épure géométrique , dans l'enseignement de la Pathologie chirurgicale (2).

(1) Des dessins linéaires qu'on devra présenter aux élèves, les uns seront figurés sur le tableau avant la leçon , les autres seront tracés immédiatement par le professeur, qui en fera en même temps l'explication, ce qui ne sera pas inutile à ceux des élèves qui par la suite voudront s'exercer eux-mêmes à ce genre de démonstration de leurs idées.

(2) J'ai accompagné plusieurs de ces dessins d'un précis analytique des pièces d'Anatomie pathologique qu'ils représentent ou des observations qui s'y rapportent. La plupart sont réduits dans des proportions difFérentes, de manière néanmoins que leur réduction ne s'oppose pas à leur précision et à leur intelligence.

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