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cation finale qui aurait marqué « le stade ultime de l'affection cardiaque à laquelle succomba Balzac ». Il en a fait un « phlegmon gangréneux », suite d’un abcès survenu à la jambe gauche. Sur les membres, envahis par l’œdème, il est fréquent que des phlyctènes se développent. Et une infection locale, dans un organisme sans défense, aura dégénéré en phlegmon.
Victor Hugo, dans Choses vues, a fait l'émouvant récit de sa dernière visite à Balzac moribond et il a décrit la plaie d’après les dires de la servante. Il ajoute : « Une odeur insupportable s’exhalait du lit ».
N’empêche qu'il s'agissait bel et bien d’une crise terminale d’asystolie aiguë, à la fin de laquelle apparaissait un simple épisode infectieux. Mais pas une fois, dans son livre, Cabanès n’a seulement prononcé Je mot d’asystolie ! Cependant, il reproduit la dernière ordonnance formulée par le docteur Nacquart :
« Le malade, dans un repos absolu, prendra toutes les heures une cuillerée à café de la potion suivante :
«R. iodure de potassium, 8 1/2 ; teinture de jusquiame, 5 ; idem de digitale, 5; sirop de salsepareille composé, 250 ».
Or, la salsepareille et l’iodure de potassium sont les médicaments de choix que les médecins d'autrefois prescrivaient dans tous les cas où ils soupçonnaient la syphilis.
Dans ses souvenirs intimes sur Balzac, son ancien
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éditeur Edmond Werdet a écrit une phrase qui mérite ‘ètre notée. :
« Atteint d’un anévrysme au cœyr, il opposait à cette affreuse maladie toute la force de son vigoureux tempérament ».
Quoique n'étant pas médecin, Werdet semble avoir entrevu la vérité qui a échappé à Cabanès. C’est par les médecins qui ont soigné Balzac que Werdet aura entendu parler d’anévrysme au cœur. L'imprécision même du terme dont il se sert est la preuve qu’il rapporte — mal — un mot dont la technicité lui échappait. Il ne pouvait s’agir que d’un anévrysme de l’aorte. Nous revenons ainsi au diagnostic d’aortite d'origine
spécifique, posé plus haut.
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