‹ Pathologie de l'imagination et de l'émotivitéChapitre 5 sur 23 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

LE PlIÉBILISME

Le Pr. Dupré a le premier décrit un curieux syndrome imaginatil, qu'il a isolé sous le nom de « puérilisme ». Le malade, par une sorte de [xu systématique de V esprit, a lait reniant », adopte le rôle d'un enfant et conforme ses sentiments, ses attitudes, ses actes et ses propos à ceux du personnage qu'il représente {il dit dodo, dada, lolo, etc.; il foue à la poupée, suce ses doigts, trépigne ou bat des mains comme un enfant, etc.) Ce puérilisme est, comme on le verra, bien différent du simple retour à l'enfance, de la puérilité acquise de certains déments, redevenus aussi faibles d'esprit qu'un enfant. Il s'agit de tout autre chose, dans le puérilisme, que d’un abaissement du niveau intellectuel ; il consiste en une véritable mise en scène, gui peut ou non s’accompagner de déficit démentiel. On l'observe,- en effet, non seulement chez les déments, en particulier les déments séniles, mais encore chez les confus et chez les maniaques. Nous citerons deux observations cliniques, publiées par le Pr. Dupré, ^et relatives à deux cas de puérilisme, l'un chez une démente sénile, l'autre chez une maniaque {car ce syndrome atteint de préférence, semble-t-il, le sexe féminin.)

LE PUÉRILISME

Page 1