‹ Pathologie des tumeurs (volume 2)Chapitre 5 sur 11 · DI · texte numérisé non relu

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tout analogue aux formes ordinaires de l'ostéôme. 11 embrasse quelquefois toute l'étendue des racines de certaines dents, et représente alors une véritable hyperostose!. Des gonflements de cette espèce, d’une étendue extraordipee naire, se rencontrent chez les chevaux?.

. D’autres fois, la nouvelle formation se borne à de plus petites portions et forme alors les exostoses dentaires dans le sens plus restreint du mot. De petites tumeurs de cette espèce sont extrêmement fréquentes dans les dents cariées et plombées ; elles produisent des épaississements arrondis de la pointe des racines, ou des gonflements aplatis de la surface des racines, ou enfin de petites excroissances latérales noueuses ou globuleuses 5.

Il faut bien distinguer de ces dernières certaines hyperplasies recouvertes d'émail, et appartenant à la premiere formation. comme en ont les dents dites proliférantes#, et comme elles se présentent non-seulement à la couronne, mais aussi au collet et à la racine des dents. Celles-la sont d'ordinaire tres-petites (gouttes d'émail). Mais elles peuvent atteindre quelquefois une grosseur considérable. Elles prennent alors une forme plus ou moins sphé-

EPTIÈME LEÇON.

XII, fg. 4-2. — J. Tomes, A course of leclures on dental physiology and surgery. Lond. 1848, p. 238. — E. Albrecht, Die Krankheiten der Wurselhaut der Zähne. Berlin 4880, p. 29.

* Howspig, Pracl. observ. in surgery and morbid anal. Lond. 4816, p. 15, pl.1, fig. 2 c. — Tomes, 1. c., p. 230, 3

* Alex. Pander, De dentium structura. Diss. inaug. Petropoli 1856, p. 48, tab. Il. — Am. Forget, Des anomalies dentaires el de leur influence sur la production des malades des os mazillaires, Paris 1859, p. 30, pl. 5, fig. 4-2.

® Duval, Bullet. de la Fac. de med. de Paris, 1811, p. 206. pathol. Histologie. Wien 1854, p. 624, fig. 14%. — Billruth p. 420. .

*Albinus, Annof. acad., vol. I, tab. IV, fig. 3-4. — 3. G. Tesıner, Observationes osteol. Dies. Berol. 4812, tab. I. fig. 7-9. — J. Fr. Meckel, Tabulæ anat. pathol. Lips. 4822, fasc. Ill, tab. XVII, fig. 1. — Otto, Pathol. Anat. Berlin 1830, t. 1, p. 187, 191. — Linderer, L'e., p. 117, tab. VII, fig. 43-16. — Maury, I. c., tab. VIIL, Ag. 1.

Wedl, Grundzüge der irchow's Archiv, t. VU,

Fig. #4. Exostosc à la racine d'une dent molaire carice extraite par M. Süersen. Grandeur naturelle. a Aspect extérieur avec un point carié du collet de la dent et une épaisse gaine osseuse déposée autour des deux racines. b Une coupe qui montre les couches parallèles du dépôt osseux; à la couronne, deux points cariés d'où a rayonné l'altération (sale, jaunâtre) de la dentine, pour s’ötondro jusqu'au canal central de Li dent.

OSTÉÔMES DENTAIRES. 53

rique, reposent par une base étroite sur la dent, et ont une surface quelque peu poreuse, mais encore compacte et souvent papillaire. Salter a décrit plusieurs exemples de cette espèce provenant de canines et de dents de sagesse, sous le nom de dents verruqueuses. Il cite entre autres une excroissance de la grosseur d’une noix. Il est difficile de les distinguer des véritables exostoses, car celles-ci leur sont tout à fait analogues, et atteignent quelquefois la grosseur d’un œuf de pigeon. Suivant mes connaissances, elles se trouvent surtout à la partie supérieure des racines et au collet, tant des canines? que des molaires?, et nonseulement chez les hommes, mais aussi chez les animaux #. Mais les formes les plus singulières se produisent lorsque les dents se fusionnent les unes avec les autres et sont retenues à cet état dans la profondeur ges os maxillaires. La fusion des dents se présente souvent, tantôt seulement sur les racines, tantôt seulement sur les couronnes, comme elle peut aussi comprendre les dents en totalité. Déjà Geoffroi Saint-Hilaire 5 pensait que cette soudure s'accompagne volontiers d'autres troubles dans le développement, et l'expérience a en effet appris à connaître, dans ces cas, une série de formations de tumeurs très-extraordinaires. Oudet 5 trouva de chaque côté du maxillaire inférieur une grande tumeur inégale, enduite çà et-la d’&mail, qui parait résulter d’une fusion des dents incisives et des dents canines. Forget? décrit un cas très-remarquable, où une tumeur semblable, uniforme, très-dure,

‘James A. Salter, Transact. of the Path. Soc. London, vol. VI, p. 173, pl. IX. — Guy's Hosp. Rep., 1858, p. 276, pl. 1; 1859, p. 829, fg. 1-2.

#1. Fr. Meckel, 1. c-, p. 3, tab. XVII, fig. VIII-X. — A. Ritter v. Genczick, Ueber Ezostosen und Osteophyten. Erlangen 1846, p. 44. À

® Maisonneuve, Gas. des höp., 1858, no 86, et Forget, I. e., p. 27, pl. 11, Ag. 1-2.

+ Oo, L. e., p. 194 (molaire de la collection de Blumenbach). — Forget, p. 38, pl. II, fig. 5-6 (dent angulaire d'un cheval de la collection d’Alfort). Le cas de Leblanc (Compte rendu de la Soc. de biologie. t. II, p. 35) est probablement identique à celui qu'a déerit Forget. 5 * Geoffroy Saint-Hilaire, Appendice au système dentaire des mammifères el des oiseaux. orget, p. 25, pl. 11, fig. 3).

Oudet, Nour. Journ. de med,, 1824 , février, p. 245 (Otto, p. 493). Je ne puis dire si l'observation d’Oudet, rapportée par Forget, p. 26, qu'il doit avoir présenté en 1809 à la Société de la Faculté de médecine, est identique avec celle-ci ; dans le Bulletin de Le Faculté de médecine de Paris et de la Société établie dans son sein , pour l'année 1809, il n'en est fait aucune mention. Vidal, d'autre part, cite Oudet, Diel. en 30 rol., nouv, édit, 1. X, p. 162.

? Forget, 1. e., p. 46, pl. 1.

74 DIN-SEPTIEWE LECON.

la région de la cavité cotyloide appartienne reellemeni à la tete du fémur séparée du col. J'ajouterai encore que. d’après l'observation, cet homme avait déclaré qu'il avait eu. trente-deux ans auparavant, une luxation de la cuise droite. Je ne connais. du reste, aucun cas d'arthrite déformante où une masse osseuse d’un volume analogue se développée sur la surface articulaire même. tandis que j'ai vu ailleurs des synostoses secondaires de la tête du fémur après la fracture du col. Ajoutez à cela que ni l'articulation coxo-femorale gauche ni les autres articulations ne présentaient rien d’analogue. —

Il faut que je mentionne encore une autre possibilité qui conduit à la formation d'une nouvelle cavité articulaire sur le bord de la branche horizontale de l'os pubis. dans les luxations de la tête du fémur. Il peut se former alors par dessus et sur l'os du pubis une grande coque osseuse, qui simule extérieurement un ostéôme 1. —

Enfin, il y a dans les fractures encore un autre cas à considerer. Si les extrémités fracturées ne sont pas maintenues en rapport convenable et que la réunion se fait dans cette situation défectueuse , l'un ou l’autre des fragments peut faire une forte saillie par dessus la surface de l'os nouvellement consolidé et faire croire plus tard à une exostose. J'ai observé ce fait dans un cas? où, au tiers supérieur du bras , l'humérus . du reste assez regulièrement formé. présentait à up travers de doigt au-dessous du col une saillie osseuse oblongue. mesurant un pouce de long et un demi-pouce de large. Ce ne fut qu'après l'avoir scié que l’on remarqua que la cavité médullaire de la diaphyse se continuait immédiatement dans cette saillie et qu'une partie de l'ancienne substance corticale interrompait la continuité de celle-ci avec la substance spongieuse de l'extrémité supérieure de l’humérus. De pareils cas? peuvent facilement induire en erreur, surtout lors-. qu'ils sont observés longtemps après la fracture, qu'on ne peut plus remonter aux antécédents et que les os ainsi que le cal ont subi de profondes modifications depuis des années. Il ne reste

* Collection de Würzbourg, n° 857.

* Pièce n° 110.

3 Van Heekeren, I. c., p. Rob. Wilh. Smith, À freatise on fractures in the vicinity of joints, p. 193. — L. Thudichum, Ueber die am oberen Ende des Humerus vorkommenden Knochenbrüche. Inaug. Diss. Giessen 4854, p. 35.

78 DIA-SEPTIÈME LEOON.

exclusivement ceux-ci. Abernethy vit un jeune homme de quatorze ans dont la colonne vertébrale était considérablement déviée par des dépôts mamelonnés qui s'étaient formés sur les apophyses épineuses. La tête était immobilisée par suite de l'ossification des ligaments de la nuque. Les deux humérus portaient des exostoses. et les ligaments tendineux des aisselles étaient transformés en os. de telle sorte que les bras étaient fixés et immobilisés contre le thorax. Le bassin présentait aussi une exostose; diverses autres s'étaient formées à différentes époques pour disparaître de nouveau. Partout où il se donnait un coup. il s'ensuivait un dépôt temporaire de « substance terreuse »; un mal de dents lui donnait une exostose du maxillaire inférieur. Ce cas, qui n'a été observé que pendant la vie, peut certes éveiller le doute sur la nature «des dépôts ». et la disparition de ceux-ci notamment permet de supposer qu'il ne s'agissait pas de véritables exostoses, mais seulement de «dépôts terreux». Cependant Hawkins! a décrit le cas d’un homme de vingt-deux ans. qui portait sur de nombreux points du corps des dépôts osseux , dont quelquesuns n'étaient pas en rapport de continuité avec le squelette. On en excisa un par voie d'opération et l'on constata qu'il était formé d’une substance spongieuse de nature évidemment osseuse, d'une coque extérieure, de périoste et de cartilage ; ce qui n’empêcha pas toutes ces tumeurs de diminuer de volume, quelques-uns même de disparaître complétement sous l'influence d'un traitement par l'iodure de potassium, la salsepareille, le mercure et l'acide sulfurique. :

Hutchinson relate aussi des dépôts qui s’etendaient au delà des os, partie dans les aponévroses, partie sous la peau, chez un garçon de douze ans, dont les articulations de l'extrémité supérieure étaient pour la plupart ankylosées et qui portait au bras du même côté une saillie osseuse s'étendant sur toute la longueur de l'humérus, dépassant de 2 pouces le condyle externe. Les parties molles étaient plus intéressées que les os dans cette affection. Cela ressort davantage encore dans un cas de Henry? : un ouvrier de dix-neuf ans remarqua d'abord une tuméfaction douloureuse de l'articulation du poignet droit ; elle s’etendit peu à peu à tous les

‘Hawkins, Med. Gas., 184, May, 31.

“Henry, Philos. Transact., vol. XXI, p. 89

connaissables par leur teinte noire. La tumeur principale se compose de plusieurs lobules, mobiles les uns sur les autres. On trouve en outre, tant dans le lobe supérieur que dans le lobe inférieur du poumon, plusieurs foyers analogues isolés, dont quelques-uns ont jusqu’au volume d’une noix. Une grosse masse osseuse oblongue s'étend en outre vers en bas au delà du hile, immédiatement au-dessous du médiastin. Le reste du parenchyme pulmonaire est fortement pigmenté en noir, çà et là légèrement emphysémateux et en partie simplement crétifié dans le voisinage des tumeurs osseuses. La masse de l'ostéôme présente sur la coupe un aspect très-varié; en certains endroits elle a l'air d’être poreuse, comme si la trame alvéolaire du poumon était seule ossifiée; elle n’est entièrement compacte qu'aux bords. De ces bords et à beaucoup d’endroits s’avancent dans le parenchyme ambiant de petits prolongements arrondis et allonges, quelquefois vermiformes, çà et là aplatis et ramifiés, et de la grandeur d’un grain de millet.ou de chènevis. Ces saillies peuvent facilement être soulevées, paraissent alors être pédiculées et attachées à de minces filets ou à des feuillets fibreux, et laissent sous elles des cavités à parois lisses (alvéoles dilatées ou vaisseaux lymphatiques). Sous le microscope, on voit partout un très-beau tissu osseux, à stratification concentrique dans les parties superficielles, comme dans les exostoses éburnées. Aux endroits poreux se trouvent des mailles médullaires circulaires remplies de cellules graisseuses ; elles ressemblent tellement aux alvéoles pulmonaires que M. Port les a confondues avec elles. Il est beaucoup de points où l’on ne retrouve plus trace des tissus antérieurs ;.dans d’autres, des tractus fibreux et de pigment persistent encore dans l'intérieur des trabécules osseux. Je n'ai trouvé aucune trace de cartilage.

Cette forme ne doit pas être confondue avec les tumeurs ostéoïdes métastatiques, qui peuvent se présenter de la même manière dans le poumon (vol. I, p. 530, 533). Aussi trouve-ton quelquefois de petits nodules osseux dans le poumon , et alors il arrive quelquefois qu’on ne retrouve pas les stades antérieurs de leur développement. Moi-même j'ai vu des enchondrômes ossifiants (vol. I, p. 507), ainsi que des myxömes (vol. I, p. 429) qui se transforment, par endroits, en masses osseuses ; mais je ne puis pas dire si c'est la l'issue régulière des ostéômes pulmo-

âgé de vingt-huit ans, une grande quantité de nodosités de cette espèce, dont la plupart avait la grosseur d'un grain de millet. Elles présentaient dans des proportions microscopiques le même aspect qu'un osteöme medullaire en grand. Tout à l'entour on voit une large couche corticale, entièrement éburnée et à peine stratifiée, avec de rares corpuscules osseux disposés parallèlement. A l’intérieur, par contre, on voit une cavité arrondie et sinueuse avec un contenu vésiculaire. Les anciens observateurs paraissent avoir considéré le plus souvent ces formations comme de simples concrétions. Je pense toutefois que maintes données, par exemple celle de Jean Fr. Meckel! sur de petites concrétions de la peau dans les glandes sébacées, doivent être rapportées aux osteömes qui ont été décrits. Je ne saurais dire si ces derniers peuvent atteindre en certaines circonstances une grosseur plus considérable?. Il est probable que celles de ces tumeurs qui sont plus grandes doivent être rapportées à des athérômes avec contenu crétifié (vol. I, p. 227) ou à paroi kystique réellement ossifiée #. —

De véritables tumeurs osseuses ne se présentent presque dans aucune des autres parties molles, quoiqu'on ait assez souvent parlé de formations osseuses nouvelles. Il s’agit ordinairement de simples crélifications, comme cela a lieu pour le cœur, ou bien, comme cela arrive pour les artères, il s’agit de plaques tellement aplaties qu'elles peuvent ici être passées sous silence. De plus grandes ossifications, formant véritablement des tumeurs, se rapportent ordinairement à des tumeurs ossifiantes d’une autre espèce. C'est ainsi que Wilks‘ décrit un grand osteo-fibroide qui reposait sur le cœur et différait donc tout à fait des os du cœur, si souvent décrits jadis. L'os penien>, qui semble provenir du septum fibreux et représente une théromorphie, pourrait seul être compté parmi les osteömes.

* Voigtel, Path. Anat., t. I, p. 85.

* Wilks, Catal. Guy's Hosp. Mus., n° 1654%.

* Wilekens, I. c., p. 21, fig. 5-7.

4 Wilks, Transact. of the Path. Soc. Lond., vol. VII, p. 100. SW. Gruber, Neue Anomalien, p. 52.

(7 février 1868.) .

Psammömes, mélanômes, gllömes.

Exclusion de certaines tumeurs hors du cadre des sarcômes.

4. Psammömes. Sable cérébral comme élément, de ceux-ci. Ils revêtent doux formes différentes. Nature des grains de ce sable (corpora arenacea): leur rapport avec le tissu connectif et l'épithélium, concrétion. Les psammömes comme tumeurs partant du tissu conneclif. Hyperplasie indurative et papillaire du plexus choroide. Psammômes de la dure-mere: structure, différence avec les tumeurs épithéliales À contenu sahlonneux, siége et importance, nature hyperplasique, rapport avec la pachy-méningite et les exostoses du crâne. Psammômes de la substance cérébrale. Grains de sable dans les glandes lymphatiques , la rate et dans d'autres tumeur

2. Mélanômes. Pie-mère et choroide. Production hyperplasique des cellules pigmentaires dans les enveloppes du cerveau et de la moelle épinière et dans les centres nerveux mème. Iris, Conjonctive. Peau. Rapport entre le pigment de la peau et celui de la dure-möre.

3. Gliömes. Ses relations avec le sarcôme médullaire, le fongus médullaire et l'encéphaloïde. Növroglie : la place qu'elle occupe entre les tis la gi et connectif; sa sthucture. Ependyme. Hyperplasie interstitielle du cerveau. hyperplasique : ses variétés et sa structure. Excroissances diffuses , verruqueuses et tubéreuses de l'épendyme. Gliôme du cerveau : rapport avec la sclérosc partielle {sclérôme); formes médullaires, fibreuses, muqueuses, télangiectasiques ; transformation graisseuse, caséeuse et cystoide; marche apoplectique ; il peut être congénital. Tumeurs de la région snerée. Hyperplasie de la glande pinéale. Gliôme des nerfs: acoustique. Retine : rapport avec le fongus médullaire et le sarcôme ; exsudats sous-rétiniens ; névrôme de la rétine, l'œil de chat amaurotique; pseudoeneöphaloide, hypertrophie de la rétine ; développement partant du tissu interstitiel de la reine; érolwance; formes bénigno ei maligne. Glidme héléroplatique.

eins.

Nous avons passé en revue, dans les leçons précédentes, les fermes de tumeurs qui se liens aux tissus les plus connus de la substance connective. Ce qui reste encore à ranger dans celte classe de produits, représente un ensemble assez diflicile à traiter, dans lequel , jusqu'ici du moins , on a fait rentrer pêle-mêle, suiant les circonstances, des choses très-différentes, auxquelles on a donné indistinctement le nom de sarcômes. Quoique. sans nul

10% DIXA-HUITIÈME LEÇON.

doute. cetie denomination soit entierement justifiée et que. comme je l'espère. je puise arriver à préciser une série de varietes du sarcöme. je crois pourtant que si l'on Sa présent établir un ceriain nombre de nouvelles divisions dans cet ensemble. il est possible d'en séparer à l'avenir un certain nombre d'autres tumeurs dont. pour le moment. ies caractères n'ont pas encore pu ètre précisés.

Ceci regande surtout une serie de soi-disant sarcimes qui se présentent dans l'appareil nerveux. Suivant ma conviction. il faut les séparer completement. et il est d'autant plus essentiel de le faire. que quelques-unes de ces formes presentent un aspect extrèmement caractéristique. Ce sont. pour la plupart. des productions hyperplasiques. qui partent des differentes structures appartenant au tissu connecüif. tant celui qui enveloppe les nerfs et les appareils centraux. que celui qui forme la substance interstitielle entre les elements nerveux primitifs. Suivant ieur different point de départ. ils peuvent revètir des aspects très-différents et montrer des particularités très-caractéristiques. Je dois vous dire d'un autre côté qu'il n'est pas rare de rencontrer ici de vraies transitions vers les sarvômes . ce qui rend si ditbcile la delimitation precise entre ces tumeurs et les véritables sarcimes. Il y a même des cas où je ne m'aviserai pas de dire si la tumeur doit être consideree comme un simple developpement hyperplasique où comme étant d’une nature essentiellement différente du tissu normal de la région. Cela s'applique. bien entendu à plus forte raison encure. à la littérature. qui. en general. De peut fournir que très-peu de faits. examines et devrits avec la précision nevessaire pour en deduire leur nature intime.

Parmi ces formes . il en est une qui se Jistinzue de la manière la plus frappante par la présence d'un element trèscaracteristique. celle du suble cerebral. C'est ce mème produit que nous trou vons trèssouvent accumulé au pourtour anterieur de la zlande pinéale chez les alultes; mous le remcntrons souveat a en grande quantité dans le plexus choroèke et dans d'autres endroits des enveloppes cérébro-spinales ‘lure-mere verebrale et spinale, arachnoïle. surtout dans les zranulations ıle Pacvhioni !". La

* Virchow. Würsb. Ferhml.. 1351, & LL. p. 33. — Arge, Bntisà and Aragn mad. chir. Reriew 191%. vet. m SAVE. p. 3-1

mère. en laissant au-dessous d'elles une surface molle, quelque peu semblable à un feutrage. Elles n’adherent d'ordinaire pas à la pie-mère. Si on les immerge dans l'eau. le stroma trabéculaire lâche de leur intérieur se gonfle et les parties sablonneuses s'en detachent ou y restent librement suspendues.

Les plus importantes de ces tumeurs sont celles de la base. Elles agissent principalement par la pression qu'elles produisent sur les parties ambiantes du cerveau ou sur les nerfs. de sorte que c'est moins leur grosseur que leur situation qui décide du degré de leur importance. Régulièrement il en résulte une dépression atrophique sur la surface du cerveau ou bien une compression des nerfs intéressés.

Je ne citerai en particulier que deux cas de ce genre :

J'ai rencontré une de ces tumeurs ‚fig. 19) immédiatement au-dessus d'une exostose du sphenoide. probablement consécu-

tive à un traumatisme. Elle occupait vs la ligne mediane. tout juste derrière l'apophyæ erıstu galli et l'insertion de la grande faux: elle était plus grande qu'une crise. reposait largement sur la dure-mère du cerveau et formait une saillie runde et aplatie. très-faiblement lobée. d'une couleur gris rougeätre pâle. D'assez gros vaisseaux y pénetraient par la baw. La coupe en était assez dense . pile et légèrement lobee. Le point correspondant du lobe antérieur droit était deprime. Une autre fois fig. 20). la tumeur. pâle rougeätre grise. moderement molle. granuleuse et lobulee. siegeait immediatement à l'orifice du meat auditif interne; elle avait comprime le nerf facial et l'acoustique et en avait amené la paralysie. D'autres auteurs! mentionnent des cas Wut à fait analogues.

exsisse spagiense de La à gauihe ie commencement sphenaidale. en has les sinus de Mieniäbe piece ne St de l'annce 1857. (randeur nature. Le méme cas présentait mue huncbecepkalie aigue. de peiltes enssisses à Sa suture sapıllale. une lepére parrmeniupie banriapique.

TIL Bec. Moreprolepe. p. 268 — Stobhe, u cup da

me- 29. Parme de la dure-mère scoprant su

concentriques, et crétifiées, telles qu’elles se trouvent d’ordinaire dans la glande pinéale. Quelque chose d’analogue peut se présenter dans la rate. Dans l’albuginée du testicule et de l’ovaire, on trouve de même des pseudo-membranes et des excroissances dont les dernières ressemblent à de petits psammômes ou plutôt à des plexus choroïdes; elles consistent en un tissu connectif riche en vaisseaux et renfermant des corpuscules crétifiés et concentriquement stratifiés!. Il pourrait donc, dans certaines circonstances, se développer une véritable tumeur dans ces endroits; cependant je ne connais aucun fait semblable. On cite sans doute quelques observations qui semblent indiquer une généralisation; mais elles ne résistent pas à un examen attentif. Ainsi Günsburg?, qui a décrit les corpuscules calcaires sous le nom de corps amylaces, ce que, sans nul doute, ils n'étaient pas, a publié un cas qu’il compte parmi les tumeurs colloïdes et qui est à ranger, avec plus de probabilité, parmi les cancroides. Il n’y a qu'une observation de Billroth® à joindre à l’exemple des glandes Iymphatiques que j’ai mentionné. Il a trouvé, dans une tumeur sub-maxillaire de la grandeur d'un œuf de poule, développée lentement chez une fille âgée de vingt et un ans, outre des parties caséeuses et cicatricielles, des endroits hyperplasiques parsemés de grains de sable caractéristiques. —

Une seconde espèce de tumeurs, qui se présente comme essentiellement hyperplasique, se rencontre, tres-rarement il est vrai, sur la pie-mère (arachnoïde) ; il s’agit d’une espèce de tumeur pigmentée, de mélanose ou mieux de mélanôme. La pie-mère présente à une certaine époque du développement, ordinairement après la puberté, des corpuscules du tissu connectif pigmentés, qui se trouvent surtout à la hauteur de la moelle allongée et au commencement de la moelle spinale. Ces éléments, souvent trèsgrands, fusiformes et ramifiés, renferment tant de pigment que, si les cellules colorées gisent isolées, elles donnent à la partie un

* Virchow, ibid., 1850, t. I, p. 144.

* Günsburg, Zeitschr. f. klin. Medicin, 1854, t. V, p. 295.

*Billroth, Beiträge sur pathol. Histologie. Berlin 1858, p. 188, tab. IV, fig. 8.

+1 serait utile de n’appliquer ce nom, employé d'abord par Carswell ({ustrafions of the elementary forms of disease. Lond. 4888) pour désigner en général les tumeurs mélanotiques, qu'au groupe dont il est ici question, et notamment de ne pas l'étendre aux sarcômes et aux cancers mélanotiques.

535 SO-BUTIENE 2 BOSS

Les Goimes ser iapıren DE 505 Dis sommet ddicies à Tersemare à | fra, maus qÜes anıe vaszor emorrkagie ea sara. Lirassrkazr es presque Yu persachgmsveus. Le san «= each dan: ia sclecanre mime de la tumeur 4 entre ve Arasat: de irc ei done ans bee à en gom- Bart plus cm mein: zrami. N | epanchsment Samrem est comwherabie. il forme des aiirA: resistent: qui se radensent biemadt en perdant de jeur eau. = schen! et finissent par se decolorer. H eu résulte ensuite des povaux compacts. jour blanckätre. brunéires. verdätres. jaum rmmzeätre <a de quelque autre cran. d'un oossune casa. qui cni beaucoup de ressemblance aver les nes firimeur cnnnus de ia rate et des reins . et notamment ave: d'anciens thrombas bematömes! plaoentaires (vol. I. p. 414. Mais ik peuvent ausi être facilement confondus avec des tubercules et des tumeurs gommeuses. Si, dans le cours de l'évolution mortsde, bémorrhagies se repetent, d'anciennes et de nouvelles masses se mêlent les unes aux autres. et alors surtout la coloration est des plus variées. Une partie du sang. qui forme des caiilots plus cohérents, produit des noyaux plus grands. blanchätres ou jaune clair. caséeux ou fibrineux. Une autre partie. plus uniformément répandue. se transforme bientôt en toutes sortes de pigments diffus, granukeux et cristallins. d'une couleur jaune. rouge ou brune ; enfin le sang extravasé le plus récemment forme des masses d’une couleur rouge foncée. brune. ou violette lorsqu'elles sont plus profondément situées. Tout cet ensemble a un aspect extrêmement bariolé et en mème temps très-hétérogène !.

‘ La veuve d'an agent de police, âgée de cinquanie-quatre ans, entra le 8 mars 1858 à la Charité pour une hémiplégie. On La trouva privée totalement de la parole, bien que Fintaligence ne semblät que peu altérée. Cet état remontait, disait-on, à trois jours. Pas de douleur, pupilles normales, pouls à 86, légére paralysie de la moitié gauche de la face et de la jambe gauche , plus prononcée du bras gauche, la langue et la Inetie dévibes à droite, sensibilité notablement diminuée à la face. émoussée au bras, et prosque normale à la jambe, pas d'incontinence d'urine. On diagnostiqua une apoplexie. On eombaltit les accidents convulsifs par une émission sanguine locale et des affasions froides. Amélioration consécutive : la jambe se dégage complétement, le bras peut être chi jusqu'à angle droit. Mais la parole ne s'améliore pas. Sur ces entrefaites, s'établit une diarrhée colliquative, les forces baissent et la malade finit par succomber, le 14 mai 1858, à une pneumonie hypostatique. A l'autopsie, l'hémisphère cérébral gauche consi-

dérablement augmenté de volume, se portant vers le côté droit. La dure-mère adhère trs-fortement en ce point , sur une étendue de la grandeur d'une pièce de 8 groschon ;

tiques. L'hyperplasie forme une tumeur solide. gris rougeätre quelque peu lobulée ou lisse et globuleuse. qui peut atteindre I grosseur d'une noix et plus. Elle montre sur la coupe, le tiss gris, humide, richement vascularise, de la glande pinéale. Chez le adultes, ce tissu est ordinairement parsemé d’une quantité de cor puscules de sable. Au point de vue histologique. les elements cellu laires sont un peu plus grands et plus résistants qu'a l'état normal

Quoique les anciennes observations ne soient pas telle qu'elles puissent décider de la nature de la tumeur. elles sont d moins conformes à l'observation que j'ai faite et d'après laquell l'hyperplasie peut apparaître de tres-bonne heure!. J'ai moi même rencontré cette augmentation de volume chez un garço âgé de six ans, mort après la rougeole avec les symptômes d l’arachnitis. A l’autopsie, on ne trouva qu'une forte hyperhemi de la substance medullaire. Mais l'hyperplasie se rencontre auss chez les adultes?. C'est ainsi que je l'ai vue tout recemmen chez la même femme d'où provenait le psammôme de la dure inère cité plus haut (p. 414)3. Je ne puis dire si quelques-un des cas décrits comme cancers de la glande pinéale n’appar tiennent pas ici. En tout cas, la plupart de ces tuméfactions on une grande importance pour l'appréciation des symptômes céré braux. Ils agissent par compression tantôt sur les tubercule quadrijumeaux, tantôt sur la grande veine de Galien, qui, d son côté, cause facilement l’hydrocéphale.

Ce n’est qu'avec une certaine hésitation que je mentionne ic un autre produit en forme de tumeur, l’hyperplasie partielle d la substance médullaire des capsules surrénales. Cette substanc a été considérée par beaucoup d’observateurs modernes comm essentiellement nerveuse. Il est possible qu’elle le soit. mais ot ne saurait l’allirmer, vu la circonstance que j'ai déjà relevé antérieurement, qu'outre les éléments ordinaires de la sub

* Morgagni, De sedibus et causis morborum, epist. 1, art. 2 (garçon de treize ans). - 3. Fr. Meckel, Deutsches Archiv für die Physiologie, 1845, t. I, p. 644 (garçon de net Œsterlen, Jahrb. für praktische Heilkunde, 4845, p. 409 (enfant de huit ans

Blane, Transact. of a Society for the improvement of med. and chirur knowledge. Lond. 1800, vol. II, p. 498. — Lieutaud, Hist. anat, med. Goth. et Amsi 4796, vol. II, p. 363 (lib. III, obs. 177).

3 Pièce ne 2 b de l'annéo 1864.

+ Virchow's Arch., 1857, t. XII, p. 488,

152 DIA-HLITIEWE LEOOS.

pendant on ne peut pas le prouver. On a cru. en effet. pendant quelque temps. que le brillant particulier. métallique. souvent d’un jaune d'or, du fond de l'œil était un signe spécifique da cancer, et Beer! en a déduit le nom d'œil de chat amaurotique, sans s'inquiéter davantage de la nature du mal. Mais il a été de plus en plus reconnu (ce que du reste les meilleurs observateurs savaient déja) que cette apparence se présentait dans les productions sous-rétiniennes les plus variées et notamment aussi dans l'hydropisie interne de la choroide?. Ce symptôme perdit toute valeur lorsque A. de Gräfe? finit par montrer qu'au moins l'aspect jaune d'or provient d'une métamorphose graisseuse de la rétine.

On pourrait donc se demander si ces masses compactes étaient produites par quelque autre travail morbide. L'objection de Radiusé que les cas de guérison devaient être rapportés à l'hydropisie de la choroide, n’est pas admissible pour les cas soumis à l'examen anatomique. Par contre, on a formulé l'opinion qu'ils étaient de nature scrofuleuse® ou même tuberculeuse®. Quant à la première, elle ne trancherait pas la question, car les produits ordinaires de la scrofule sont précisément hyperplasiques; mais la vraie tuberculose, de son côté, montrerait, moins que toute autre, une pareille tendance à la guérison spontanée, qui tout au moins n’a jamais été signalée dans les affections tuberculeuses. L'origine traumatique ne prouve rien non plus, puisque des tumeurs parfaitement malignes du globe oculaire sont quelquefois consécutives à des chocs ou à des coups sur l'œil.

Il résulte de ces considérations que ce n’est que par un examen histologique attentif que la distinction devient possible. La première tentative dans cette voie appartient à Bernard Langenbeck7. Dans une pièce déjà décrite par Mühry® sous le nom du

. 378. — Himly, L c.,t.1,p. 5105 1. Il, p. 376. — Lincke, 1. c., 65, pl. LVI, fig. 4, 2, 4. — Dalrymple, Transact, of the . oc. 3847, vol. 1,9. 180. x , Archiv [. Öphthalmologie , 1855, t. 11, 1, p. 219, 4858; 1. IV, 2, p. 297. adius, v. Ammons Zeitschrift, t. 1, p. 51.

* Weller, 1.c., p. 412. — Ghelius, Handb. der Augenheilkunde. Stuttg. 1889, p 501. — Fritschl, L 0. pe M7.

“Poland | Ophihalmie Horp. Rep., 1958, juil, p. 172.

*B. Langenbock, De relina observafiones anatomo-pathologicæ. Gölt. 1836, p. 168.

*A. Mühry, Ad fungi medullaris oculi historiam symbol aliquot. Cölt. 1888, p. 35.

cinomateuses n’existaient pas dans les tumeurs de la rétine, mais il n’en a pas moins cru devoir considérer celles-ci comme des cancers. Leberti, au contraire, a combattu cette donnée, en cherchant à maintenir l'existence des cellules carcinomateuses. Des observateurs qui l'ont suivi se sont néanmoins prononcés dans un autre sens, et Lebert? lui-même a publié un cas de cancer atrophique qui témoigne contre lui. Hulme a décrit un cas à marche maligne, où la tumeur rétinienne n’était formée que de très-petites cellules rondes, un peu irrégulières, mais il ne signale aucune identité de ces éléments avec ceux de la rétine normale. Les descriptions que donne Hulke‘ de cancers médullaires de la rétine et du nerf optique ne s'accordent guère non plus avec les formes connues du cancer. Schweigger®, par contre, a démontré avec beaucoup de précision la formation d'une tumeur rétinienne médullaire provenant d'une hyperplasie de la couche granuleuse, et H. Müller?, ainsi que Klebs®, ont trouvé, dans des conditions un peu différentes, il est vrai, une hypertrophie considérable de la rétine et de la choroïde. Je ne saurais affirmer que le cas de Dezaneaux® d'une tumeur fibreuse, en apparence bénigne, dans la région de la papille, soit à ranger

Si donc il est hors de doute qu’il y a une tumeur rétinienne particulière, composée d'éléments relativement homologues, la question de son importance au point de vue clinique doit tout d’abord être reléguée au second plan. Il est bien plus essentiel de savoir d’abord si les éléments de la tumeur procèdent effectivement du tissu nerveux. Dejà quelques observateurs anciens.

‘ Lebert, Traité des maladies cancereuses, p. 844. *Lebert, Trailé d'anat. path., 1. 1, p. 320, pl. XLIIN, fig. 1-3. ®Hulme, Transact. of the Path. Soc. Lond., 4858, vol. IX, p. 365, pl. XI, fig. =. — Beale's Archives, vol. I. p. 238.

*Hulke, The Royal London Ophth. Hosp. Reports, 4863, vol. IV, 4, p. 86. *Galenzowsky (Monit. des höp., 1860) décrit une tumeur qui rentrerait peut-ätre iei, mais qui semble n'avoir été examinée qu'à l’ophihalmoscope. “Schweigger, Archiv für Ophthalmologie , t. NI, 2, p. 324, tab. IV, fig. 9-12. Cpr. Gräfe, ibid., t. VIL, 2, p. 46.

*H. Müller, Würzb. Verhandl., 1858, 1. IX. Sits.-Ber., p. LXI. *Klebs, Virchow's Archiv, 1862, t. XXV, p. 377, tab. II, fig. 6-7. *Dézaneaux, Gas. des höp., 4836, n° 108. — Canstail’s Jahresber. für 4856, t. VI, p. 391.

GLIOSARCÖME. 165

avancés de celle-ci, on voit même se former dans le tissu interstitiel des foyers qui ne sont qu'une végétation hyperplasique par nodules; il en résulte à la surface du rein de nombreuses nodosités irrégulières, blanchâtres ou entièrement blanches‘. Dans ces dernières, les cellules n’atteignent pas toujours le développement parfait qui se voit dans les tumeurs indépendantes mentionnées d'abord; mais l’affection même ne diffère pas.

En parlant des sarcômes, nous aurons occasion de traiter de quelques formes qui se rapprochent extrêmement des gliômes et que je désigne sous le nom de gliosarcômes. On les rencontre dans beaucoup d’autres points que dans ceux où la névroglie préexiste. Il est possible que plusieurs d’entre eux en soient plus tard séparés comme gliömes hétéroplasiques. Nous devons en ce moment nous contenter de fixer l'attention des observateurs sur cette analogie.

“A. Beer, Die Bindesubstans der menschl. Niere. Berlin 1859, p. 167. (Förster cite un autre passage de Beer, p. 65 ; seulement le cas dont il y est question rentre dans une tout autre catégorie. C'était un cas de syphilis constitutionnelle, que j'ai rapporté dans mes Archives, t. XV, p. 284, sans prendre, il est vrai, en considération les taches très Peu marquées des reins.)

174 DII-NELSIEME LEON.

ports, comme un isn dans quel ss ins et là substance interoAlulaire — quand um: cette dermiere serait réduite a peu de chose — sat encre reines en une Sructure Oxnmune présmlant une chesica et une cranporité raiativement crandes ; ce tissu recoit des vaisseaux et 52 save en CaDExPN conlinue oisins. Par ia le sarcéme se distingue es productions epitbeilales et notamment de tous bes carcinômes et des tumeurs cystiques. où les parties les < présentent comme quelque chose de distinct. existant 3 côté des éléments anciens. ou les elèments spécifiques de la tumeur ne sont pas joints au reste du tissu d'une façon continue, mais plutôt plus ou moins discontinue et seulement per emliquum.

Si tel est le caractére general du sarcöme, il faut sans doute y faire une grande serie de subdivisions. Je ıne suis borne autrefois a n'en établir que deux. savoir : le sarcôme fibreur et le sapciane fibro-cellulaire, subdivision qui plus tard a été adpar plusieurs auteurs. Mais elle ne suffit pas et n'a de eur que pour la forme fibromateuse, qui assurément n'est © pas la plus ordinaire. Aujourd'hui il faut aller bien plus loin et établir autant de sous-divisions qu'il y a de tumeurs particulières de la série connective dont nous avons parlé jusqu’à present. Dans le cas spécial, le sarcôme se rattache d'abord ou à un fibrôme ou a un myxöme, chondröme, osteöme, gliöme, ou à toute autre forme que nous avons décrite. J'ai déjà relevé, en parlant de la plupart de ces espèces (vol. 1, p. 346, 403, 406, 473; vol. II, p. 417, 429, 133, 156, 459), qu'elles présentent cerlaines transitions au sarcôme et que, dans des cas spéciaux, il peut être difficile de savoir si l'on doit appeler la tumeur un sarcôme ou s’il faut la ranger dans la série ordinaire. Il est possible que dans une tumeur certaines portions soient purement fibreuses, ou muqueuses ou osseuses, tandis que d'autres s'éloignent entièrement du type particulier, en ce que la masse du tissu présente le caractère cellulaire trèsmarqué, et paraissent sarcomateuses. Dans quelques cas il arrive que cette combinaison se complique encore davantage, en ce que duns la même tumeur trois, quatre ou cinq de ces différents * Virchow's Archiv, 4847, 1.1, p. 495-200.

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