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LÉSIONS INFLAMMATOIRES DU SCROTUM

n'est pas exempte de dangers ; elle est peu employée, si ce n*est dans les cas où la poche a une épaisseur peu considérable et pourra s'affaisser sans difficulté.

3<» Excision. — Elle consiste à enlever une partie de la fausse membrane; on n'y a plus recours.

40 Décortication. — Cette méthode a été perfectionnée par M. Gosselin. On fend la tumeur en avant et de haut en bas; avec des pinces à griffe et les doigts, on cherche à séparer la fausse membrane de la tuni(|ue vaginale. On la détache ainsi des deux côtés, jusqu'au voisinage du testicule, auquel elle est très-adhérente. A ce niveau, on la coupe avec des ciseaux, et Ton ne cherche pas à séparer le testicule, qu'on pourrait blesser. On fait ensuite suppurer.

Cette décortication est quelquefois impossible.

6® Castration. — Si le sujet n'est pas jeune et qu'il n'y ait aucun inconvénient à le priver d'un testicule, si la tunique vaginale est difficilement séparable de la fausse membrane, il faut renoncer à la décortication et faire la castration. L'opération est bientôt faite ; il n'y a pas d'accidents, et la guérison est rapide.

Donc, en général, on incisera une hématocèle récente, on essaiera les incisions multiples et le séton, si l'incision simple ne suffît pas; mais, si la maladie est un peu ancienne, on commencera l'opération comme si Ton voulait pratiquer la décortication ; et, si celle-ci ne se fait pas facilement, on pratiquera la castration.

ARTICLE DEUXIÈME

LKSIONS INFLAMMATOIRKS DU SCROTUM

Les enveloppes du testicule sont quelquefois le siège d'inflammations. On peut y observer le phlegmon simple et le phlegmon diffus.

Ces inflammations succèdent à des contusions, à des frottements, au contact de substances irritantes. Le phlegmon diffus reconnaît fréquemment pour cause l'infiltration de l'urine dans le tissu cellulaire du scrotum ou l'injection d'un liquide étranger : teinture d'iode, vin, etc.

Cette forme est très-grave. La peau , d'abord rouge et teudue, prend rapidement une coloration violacée. Des taches grisâtres ou brunâtres indiquent la formation d'eschares qui occupent quelquefois une étendue considérable, et qui peuvent, en se détachant, laisser les testicules ù nu.

Les symptômes généraux sont ceux des affections typhoïdes : élévation de la température, fréquence et dépression du pouls, fuliginosités de la langue et des gencives, etc. La mort survient fréquemment, soit par

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L ^ AlMflCtU IV aiLItfllM.

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On dlstJnjoe Tlf^oof^f ^«r imjUtjmiM el F Ayià'wv^ dir fa fvaifvf rajî-

On lui donne encore le nom d'œdhme ém srrofvM. Tantôt cet état rn/if bkie e^ déterminé par l'anasarque dan^ une maladie de Bright ou dan% fine maladie du rrjpur: tantiU elle est le résultat de la rupture d'une hvârftei'lf:, ^ijrt^>ut chez les nouTcan-nés: tantr>t. enfin, elle se montre f'hfrx h'A %u'jf^i% débilités dont les bourses sont pendantes, ou & la suite d'une (Kmction malheureuse d'hydrocéle.

tAi vTotiim est considérablement tuméfié: c'est un œdème des plus rnarquA. I>a |>eau est blanche, luisante: les plis S4)nt eflTacés. Souvent, Il |H^M de la ver^e est envahie; il semble que cet oi^ne ait. pour ainsi dire, disfmni.

On ne fient pas méconnaître cette infiltration. A moins qu'elle ne soit «lyrnptiimatique d'nne bydropisie. on condamne le malade au repos. Si h liqnifliï ne (mralt pas diminuer et qu'il détermine une grande i(f*tuu on |iiiurra pratiquer de petites ponctions avec une aiguille à rataracti;; I<9h inrisionH ex|K>sent au phlegmon et à la gangrène du scrotum.

1. Notifi fliwfriN Uyi\TtK^\o. du ncrttium, ponr U dixtinfcncr de rhjdrocèle da oordcm.

HYDROGÈLE. 231

2^ Hydrocèle de la taniqne vaginale.

L'épancbement de sérosité dans la tunique vaginale est ordinairement simple ; mais il peut se montrer des deux côtés à la fois.

Causes. — L'hydrocèle survient souvent sans cause appréciable. Elle peut être la conséquence d'irritations diverses du testicule, du scrotum et du cordon.

ABatomie pathologique. — La tufiique vaginale est distendue par le liquide; elle est blanche, souvent un peu épaissie. On n'observe pas de fausses membranes, à moins qu'il n'y ait eu une hématocèle antérieure. Lorsque la cavité de la tunique vaginale communique avec le péritoine, on dit qu'il y a hydrocèle congénitale.

Ordinairement, le testicule se trouve en arrière et en dedans de Tépanchement; il peut occuper d'autres positions, surtout dans les cas d'inversion. Cet organe est souvent comprimé, aplati. Si une orchite a été le point de départ de l'hydrocèle, il conserve des dimensions un peu supérieures à celles de l'état normal. D'une manière générale, ja substance du testicule reste saine , à moins que l'hydrocèle ne soit trop ancienne.

Le liquide est citrin, transparent, comme de la sérosité. Quelquefois, il est un peu visqueux et même coloré en brun ; il n'est pas rare de le voir séro-sanguinolent. Il existe de l'albumine en dissolution dans ce liquide, et, dans quelques cas, des cristaux de cholestérine en suspension. La quantité de liquide peut varier depuis quelques cuillerées jusqu'à un litre et même plus.

•ymptômes. — Le début est ordinairement lent. Les fonctions génitales ne sont pas altérées. Il est rare que la tumeur soit douloureuse ; elle est plutôt gênante par son volume.

La tumeur est ovoïde , à grosse extrémité dirigée en bas ; la peau est normale^ quant à sa couleur et à sa température; les tuniques superficielles du scrotum glissent facilement sur la tumeur; sa surface est unie et très-régulière ; aucune position ne la fait changer de volume.

On peut constater la transparence de la tumeur en la plaçant entre l'œil et la flamme d'une bougie. Il faut, pour bien percevoir ce phénomène, percer un trou de 5 à 6 centimètres de diamètre, au milieu d'un écran, d'un carton, par exemple; on place la tumeur entre l'écran et la lumière; puis on regarde par cette ouverture. Avec un peu d'habitude, on parvient facilement à reconnaître que le testicule occupe la partie postérieure.

Ordinairement, la tumeur est molle et fluctuante.

Il n'y a jamais de symptômes généraux ; l'affection est toute locale.

irariéfés. — L'hydrocèle type, que nous venons de décrire, est facile à reconnaître. Il y a une foule de formes insolites qui embarrassent souvent le chirurgien. 1» Il y a des hydrocèles très- petites, qui ne dépassent pas le volume d'un œuf; S^ie liquide est tellement abondant, dans certains cas.

que la tunique vaginale est énormément distendue, et qu'il n*y a pas de fluctuation. Il faut alors soulever la tumeur de la main gauche, et tendre la peau au-dessus d'elle, pendant (jue la main droite frappe un coup sec sur la partie la plus saillante; ce choc détermine un ébranlement, une ondulation caractéristique de la présence du liquide. 3« La forme de l'hydrocèle est quelquefois altérée. La tumeur peut être divisée en deux parties par une ligne circulaire, sorte de lien constricteur qui lui donne la forme d*un bissac. Cette dépression n'est-elle point due à une portion de la tunique fibreuse qui s est tassée à ce niveau, et qui empêche le libre développement de la tunique vaginale? Quelquefois, l'hydrocèle semble surmontée d'une autre tumeur; celle-ci est souvent placée audessus : il s'agit, dans ces cas, d'un kyste développé dans un diverticulum de la tunique vaginale. Béraud a signalé des culs-de-sac en forme de doigt de gant, situés à la partie supérieure de cette séreuse; l'un de ces culs-de-sac n'est autre que la partie inférieure du canal vagîno-péritonéal non oblitéré du côté de la tunique vaginale.

Lorsqu'ils existent et qu'il se forme une hydrocèle, le liquide de celleci pénètre dans le diverticulum qu'il distend, et comme la tunique fibreuse, amincie à ce niveau, ne lui apporte pas obstacle, le diverticulum devient quelquefois plus grand que la tumeur elle-même. En ce. point, l'hydrocèle est encore plus transparente. C'est dans des cas semblables qu'on a décrit des cloisons fibreuses plus ou moins complètes dans la cavité de l'hydrocèle.

Mftrebe. Durée. Terminaison. — Certaines hydrocèles se développent très-rapidement, en quelques semaines; on pourrait les appeler aiguës; mais, ordinairement, leur marche est lente et chronique. Elles durent pendant des années entières, et restent stationnaires, si l'on n'y porte remède. Dans des cas rares, on a observé la disparition spontanée de l'épanchement. Cette disparition a été remarquée aussi à la suite d'un accident, chute, choc, déchirant la tunique vaginale et forçant le liquide îi passer dans les mailles du tissu cellulaire, où il s'infiltre pour être résorbé. Souvent, après un semblable accident, la récidive a lieu. Une violence extérieure peut rompre un vaisseau; il se produit une hématocèle dont le sang se mélange au liquide séreux de l'hydrocèle. Enfin, il arrive que la tunique vaginale s'enflamme; on a alors une hydrocèle avec vaginalite. On conçoit ({ue, dans ces deux derniers cas, la transparence de la tumeur soit troublée; s'il y a vaginalite, on constate.de plus, de la douleur.

nîmgnouiîe. — Le diagnostic est facile lorsque la tumeur se présente avec ses caractères francs. Mais le petit volume, la forme irrégulière, ledéfaut de transparence et les complications peuvent être causes d'erreur. On a vu l'hydrocèle prise pour un cancer, une hernie inguinale irréductible, une hématocèle, un kyste du testicule, une hydrocèle enkystée du cordon.

On reconnaîtra le cancer à ses bosselures, aux veines variqueuses du scrotum, aux douleurs lancinantes et au défaut de transparence.

Le malade donnera des renseignements précieux sur la hernie ingtun4de.

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