‹ Pathologie et clinique chirurgicales. v. 1Chapitre 11 sur 317 · VICES DE CONFORMATION DU RACIIIS · texte numérisé non relu

VICES DE CONFORMATION DU RACIIIS

SPINA-BIFIDA 00 HTDBOR&CHIS.

BuMien <!■ Bial«d«. — Pflr l'œil, l'élève constatera, chez un enfant, la présence d'nne'sMnH', tonjoniB (VNf^ntfalt, oc<;up&Qt ordinairement la région lombaire, tantôt itttiie, tant&t pédiculée, liue, anvmilie, et présentant quelquefoiH une t»nJrilicat-ùm k sa partie oentnie. Par le taiieher, il s'assurera qu'elle eat molle, fluctuante, réductible. Il la wnw B'afiaiBKcr pendant rinq>intioD, et dercnir tiu^de pendant l'expiration ou les cris <le l'enfant.

■«■nitisn. — On donne ce nom à une tumeur congénitale liquide Mégeant en arrière de la colonne vertébrale, augmentant de volume et de tension pendant les efforts de l'enfant , et formée par la hernie des membranes de la moelle et du liquide céphalo-rachidien , à tra\'ers une ouverture de la paroi postérieure du canal vertébral.

«Iéc«. — Le spina-bifida peut siéger sur toute la longueur du racbis ; on l'observe surtout k la région lombaire . assez fréquemment à la région sacrée , très-rarement au niveau des vertèbres cervicales ou dorsales.

ABHtsMie p«ik«l*«iqae. — La tumeur est le plus souvent unique; elle eat lantdt pédiculée , tantôt sessile ; ce dernier cas est le plus ordinaire. Son volume dépasse rarement celui du poing.

PATHOLOGIE CHIRUBCICALE.

Ses enveloppes sont formées par la peau, souvent épaissie, hypertrophiée, surtout à la partie périphéri<iue. et par les méninges rachi- (liennes; quelquefois la peau fait défaut sur la tumeur, et s'arrête à sa circonférence, où elle se soude avec la dure-mère.

Le contenu est une sérosité transparente, citrine, comme )e liquide céphalo-rachidien qui la constitue. L'épanchement peut se développer entre la moelle et ses enveloppes; plus souvent il prend naissance au centre même de la moelle (hydrorachis interne); dans ce cas, les éléments de la moelle, au lieu de rester réunis en un cordon occupant la partie antérieure de la tumeur, se dissocient, s'écartent, s'appliquent sur les parois, avec lesquelles ils contractent des adhérences. C'est cette adhérence de la moelle qui détermine l'ombilication qu'on observe fréquemment au centre de la tumeur.

Le sprna-bifida est causé par un arrêt de développement des os pendant la période d' ossification . Il en résulte une ouverture d'étendue variable , due à la di\'ision et à l'écartement des lames et des apophyses épineuses , ouverture par laquelle font hernie les enveloppes de la moelle refoulées par le liquide céphalo-rachidien.

Bymftim^». — La tumeur est ordinairement sessile, quelquefois pédiculée. rosée et transparente, comme toutes les tumeurs à parois minces, contenant un liquide clair.

Elle est recouverte par la peau , qui . nous l'avons dit, manque dans certains c^s , et qui forme un bourrelet autour de la base de la tumeur.

Celle-ci est molle et tluctuanle ; elle est réductible par la pression; alors la moelle se trouve compriméCj et l'enfant présente des symptômes de paraplégie. Le caractère saillant de cette maladie est l'affaissement et le plissement des parois de la tumeur pendant le repos, tandis qu'elle devient tendue, qu'elle durcit et qu'elle gonfle lorsque l'enfant pousse des cris ou fait un effort quelconque. Du reste, la physiologie du liquide céphalo-rachidien indique parfaitement ce qui se passe dans ces circonstances ; on peut constater la distension de la tumeur pendant l'expiration , et sa diminution au moment de l'inspiration (iîg. 4).

T«rBilD*la«n. — On a vu le spina-bitida guérir s{K>ntanément, soit par rupture de la tumeur et formation d'une cicatrice, soit parohlité-

Fio. 1. — Spina-bifida. Tumeur ofFraat les deux degrés de tension , pendant rinHpiiatiou et pendant l'cxpiratioc 1 . Pe«ii. - î. Dun-nère. ~ 3. FwHIel pirMil

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J. — 5. Li-

i*ation du pédicule de la tumeur , qui se trouve transformée en un kyste séreux ; mais ces cas sont fort rares . et le plus souvent l'enfant maigrit , présente de la paralysie des membres inférieurs et meurt d'épuisement, à moins qu'il ne se produise une perforation spontanée et une inflammation des méninges.

Traiiemeni. — On a traité le spina-bifida *par la compression de la tumeur, la ponction. V incision^ le selon, Y excision^ et même les injections iodées.

n faut avouer que les chirurgiens n'ont généralement pas à se louer de leur intervention, et nous dirons , avec Malgaigne, qu'il est tout au plus permis de pratiquer la ponction , comme traitement palliatif, dans les tumeurs volumineuses, mais qu'on ne peut tenter l'excision que dans le seul cas où toute communication avec le canal rachidien a cessé. En somme, le spina-biiida est un vice de conformation qui , dans la plupart des cas. a la mort pour terminaison.

ARTfCLE QUATRIÈME

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