TUMEURS DE LA PROSTATE
1<> le cathétérisine^ généralement avec une sonde à grande courbure ; i^\e& sondes à demeure^ dont il faut craindre l'action sur la vessie, mais auxquelles on est forcé d'avoir recours, lorsque le cathétérisme est trop difficile, douloureux, etc.
h. Tumeurs diverses.
Les calculs de la prostate sont fréquents. Béraud en a décrit trois variétés : les uns prennent naissance dans la glande; d'autres arrivent dans la prostate à la suite de l'opération de la taille; d'autres enfm, développés dans la vessie, arrivent consécutivement dans l'urèthre, se creusent une loge dans la prostate, et y augmentent peu à peu de volume. Les premiers constituent , à proprement parler, l'affection calculeuse de la glande prostatique ; elle coïncide fréquemment avec l'hypertrophie de cet organe.
L'affection calculeuse de la prostate se traduit au dehors, lorsqu'elle est assez développée, par des symptômes qui n'ont rien de pathognomonîque : douleur au périnée, dysurie. etc. Il est très-facile de la confondre avec l'hypertrophie, (|u'elle accompagne souvent. Lorsqu'un calcul volumineux s'est logé dans la prostate, il peut déterminer par sa présence des douleurs vives, des rétentions d'urine, des abcès, des fistules. On peut reconnaître sa présence par le cathétérisme. Lorsqu'il ne se fait pas jour spontanément, il faut l'extraire soit par Turèthre à l'aide d'instruments .spéciaux, soit par une boutonnière périnéale, soit par une fistule préexistante, etc.
Les b.vstes de la prostate sont extrêmement rares; la science n'en possède qu'un très-petit nombre de cas. Ce n'est guère qu'une curiosité anatomique.
L'atf^eciion tuberculeuse de la prostate est au contraire fré(|uente. I^s tubercules de la prostate peuvent être enkystés ou infiltrés; mais les premiers, d'après Béraud, sont infiniment plus rares. La maladie peut débuter par un lobe, mais bientôt les deux sont atteints. La prostate n'est pas généralement très-volumineuse.
Les tubercules prostatiffues accompagnent très-ordinairement ceux du testicule, et alors la vésicule séminale du côté correspondant au testicule affecté peut être aussi tuberculeuse; il en est de même du cordon. Cependant la prostate peut être malade sans (|ue les parties intermédiaires au testicule et à la glande le soient également. Béraud et Hobin ont même annoncé qu'elle était parfois tuberculeuse à l'exclusion de tout autre organe ; mais ce cas doit être fort rare.
Les symptômes fonctionnels des tubercules proslatifpies sont à peu près ceux que nous avons notésen décrivantlesautres maladies de la prostate. Il faut toujours, chez les malades affectés de testicule tuberculeux, explorer la prostate par le toucher rectal pour (Constater la présence ou l'absence
des tubercules^ car souvent ceux-ci ne se révèlent par aucun signe bien accusé.
Le caneer de la prostate est une affection rare, et d*un diagnostic trèsdifficile , surtout au début. Outre les symptômes fonctionnels qui sont propres à toutes les maladies de la prostate, ils exercent des ravages qui sont généralement Teifet de toutes les affections cancéreuses. Tumeur prostatique, hématurie, engorgement des ganglions pelviens, généralisation et cachexie cancéreuse, tels sont les principaux signes que nous avons à noter. Cette maladie se termine toujours par la mort, et ne peut être enrayée par aucun traitement.