Eicord, Leçoiu sur le chancre
S. Cm expériences, dont on a abaté, no doivent être faites sur le malade lui-même qa*en cas de diagnostic douteux.
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bords sont taillés à pic; son fond est irrégulier, grisâtre, recouvert dune sorte de pseudo-membrane assez adhérente. Tant que dure rulcération, le pus qui s'en écoule est éminemment contagieux. Généralement, au bout de quelques semaines, l'ulcère se cicatrise.
b. Lorsque le chancre est le résultat de la contagion, il paraît se développer sans incubation. Peu de jours après les rapports suspects, le malade s'aperçoit d'une petite ulcération, la pustule ayant souvent passé inaperçue.
•* Caractères physiques du chancre. — Nous avons à étudier l'ulcération elle-même et le pus ({u'elle fournit.
Le pus^ appelé pus chancreux, ne présente aucun caractère physicjue particulier; il ressemble à tous les pus; il n'est ni plus ni moins abondant que celui d'une plaie simple, suppurante, de même étendue. Nous avons dit qu'il est inoculable; aussi est-il fréquent de voir les chancres mous plus ou moins nombreux, soit que lé virus soit déposé sur plusieurs points à la fois, au moment de la contagion, soit (|ue les parties du sujet se contaminent elles-mêmes par leur rapprochement. C'est pourquoi on observe beaucoup de chancres symétriques, dans la rainure interfessière. à la fente vulvaire, etc. Des malades s'inoculent quelquefois des chancres aux doigts en faisant leur pansement.
L'ulcération se rapproche plus ou moins de la forme arrondie. Elle est profonde; son fond est recouvert d'une couche gris-jaunâtre, comme pseudo-membraneuse; ses bords sont nettement découpés perpendiculairement, comme avec un emporte-pièce.
Les tissus sur lesquels se développe le chancre sont mous,, souples^ comme s'il s'agissait d'une plaie ordinaire : c'est de là que lui vient son nom.
Le chancre mou est médiocrement douloureux; il ne détermine jamais d'accidents généraux primitifs ou consécutifs.
— On lui considère trois périodes : de progrès, d'état, de réparation ou de cicatrisation.
I" Période de progrès, — Lorsijue l'ulcération s'est produite, elle augmente en profondeur, et surtout en étendue. Au bout du premier septénaire, elle a un centimètre de diamètre; à la lin du deuxième septénaire, elle en a deux. Elle s'arrête alors, inaib , dans quelques cas, elle grandit encore.
i^ Période d'état. — Puis l'ulcération ne change fi\i% elle reste stationnaire pendant quel(|ucs jours, souvent pendant deux ou trois semaines, et parfois eu dépit de tout traitement.
3" Période de réparation ou de cicatrisation, — Plus tanl, la matière pulpeuse, (|ui recouvrait le fond de l'ulcère, tombe; le fond devient rougeâtre et se comble, les bords se régularisent, la sécrétion purulente cettse, et la cicatrisation se fait comme dans les autres plaies.