‹ Pathologie et clinique chirurgicales. v. 1Chapitre 145 sur 317 · IL - FISSURES A L'ANUS · texte numérisé non relu

IL - FISSURES A L'ANUS

On nomme ainsi de petites excoriations svjwrficielles siégeant sur la muqueuse qui borde l'ouverture anale.

Les fissures sous-sphinctériennes (Blandin) se confondent avec les rhagades. Les sus-sphinctériennes ne sont autre chose que des ulcérations accompagnant le cancer ou le rétrécissement du rectum. Nous n'avons donc à nous occuper que des fissures sphincter iennes^ celles qui occupent le conduit anal lui-même ; c'est à ces érosions qu'on réser\e plus spécialement le nom de iissures à l'anus.

Elioloirîe. — Les causes occasionnelles sont : la constipation^ son influence est généralement admise; Vâge, c'est de 20 à 30 anâ que la fissure à l'anus est le plus observée; le sexe^ elle est plus fréquente chez la femme que chez l'homme, et cela tient sans doute à l'influence que semblent exercer sur la production de la fissure, la constipation, la vaginite, rérylhème humide, qui succèdent souvent à l'accouchement ou qui se développent spontanément. L'ulcération siège parfois sur une hémorrhoïde externe; elle peut succéder aussi aux opérations d'hémorrhoïdes.

8,Yinptdnie«. — M. Gosselin a distingué deux formes de fissure : l'une tolérante^ l'autre intolérante, i^ La première est peu douloureuse , elle permet l'introduction du doigt, elle donne lieu à une cuisson assez supportable pendant la défécation, et parfois à un petit suintement sanguin pendant cet acte physiologique. Le même auteur révoque en doute la réalité de la contracture anale admise par la plupart des auteurs dans cette maladie, et fait remarquer (|ue chez les sujets jeunes, seuls atteints en général de fissure à l'anus, le sphincter est normalement assez contracté pour que le doigt éprouve une certaine résistance, qui ne doit pas être considérée comme pathologique.

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