IV. — FRACTURES DE L'OMOPLATE
i%nAtoiiiie pathologique. — La solution de continuité peut se montrer sur les différents points de l'os: i^ sur le corps; le trait delà fracture otfre une direction transversale ou oblique; il occupe la fosse sousépineuse; un fragment plus ou moins considérable est détaché du reste de l'os. 2o Le col de f omoplate et la cavité glénoid^. 3» Lacromion; il est rare qu'il y ait un déplacement considérable ; les fragments sont maintenus au contact par le périoste, très-épais à ce niveau, et, en outre, par le deltoïde et le trapèze. 4» Vapophyse coracoïde,
Cauiies. — Les fractures de l'omoplate, à quelque variété qu'elles appartiennent, reconnaissent presque toujours pour cause une violence exercée directement sur l'épaule : coup, chute, etc.
Sjmptdmeii. — Ils varient pour chaque espèce de fracture.
Dans celle du corps^ on constate une douleur limitée au point fracturé., s'exaspérant par les mouvements du bras et par la pression ; une ecchymose, signe qui peut faire défaut; en saisissant l'extrémité inférieure de l'omoplate, et en lui faisant exécuter quelques mouvements, on peut l>er(;evoir la crépitation et la mobilité anormale.
Dans celles du col et de la cavité glénoy de, les symptômes sont trèsobscurs; si, par les mouvements qu'on imprime à l'épaule, il est impossible de percevoir la crépitation, on peut croire à une luxation scapulohumérale, dont cette fracture offre à peu près les caractères.
La fracture de l'cicromton se reconnaît aux mêmes signes que celles de l'extrémité externe de la clavicule : douleur au niveau du point fracturé, et quelquefois ecchymose.
Celle de Vapophyse coracoïde ne se révèle par aucun signe pathogno- !noni(|ue; elle est plus difficile à reconnaître que les précédentes.
iMiiirnoiiiir. ~ Le diagnostic, on le voit, peut causer quelque embarras, si la fracture siège sur les points de l'omoplate qui avoisinent la tête de l'humérus (acromion, apophyse coracoïde). Dans ces circonstances on peut confondre l'accident, si Ton n'y apporte la plus minutieuse attention , avec une fracture de l'extrémité supérieure de Thuinérus. une luxation ou une contusion.
Traitemeni. — Quelle que soit la fracture, le traitement consistera ù immobiliser complètement Tépaule. L'écharpe de Mayor est le meilleur moven de contention. La consolidation demande ordinairement trente à quarante jours; on voit assez souvent, après la guérison.de la gêne dans les mt)uvements de l'épaule.
FRACTURES DE L*EXTRÉMITÉ SUPÉRIEURE DE l'hUMÉRUS. 361