LUXATIONS DE L HUMÉRUS
Dans la réduction, on se propose de dégager la tête de Thuraérus de la nouvelle position quelle a prise. Une simple traction ne suffit pas, parce <|ue l'omoplate, très- mobile, serait entraîné avec Ihumérus, d'autant plus facilement que les muscles qui entourent l'articulation sont plus contractés.
Il faut donc, lorsqu'on veut faire convenablement une réduction de luxation de Thumérus :
1» Tirer l'humérus en dehors pour opérer le dégagement;
2o Empêcher l'omoplate de suivre ce mouvement en se renversant;
3<* Lutter contre la contraction musculaire.
Pour tirer l'humérus en dehors, pour faire Yertension, on peut exercer des tractions sur la main ou Tavant-bras ; mais si les tractions doivent être considérables, il vaut mieux fixer des lacs à la partie inférieure du bras.
On empêche l'omoplate de suivre le mouvement de l'humérus, en plaçant sous l'aisselle un lien contre-extenseur qui entoure le tronc du malade et que l'on i'we ensuite à un mur ou au pied du lit.
On lutte contre la contraction musculaire par le chloroforme ou par des tractions continues.
Les procédés de réduction peuvent varier à l'infini. Les plus simples seront ceux qui rempliront les trois indications en même temps, et le moins douloureusement possible pour le malade.
C'est ainsi qu'agissent les procédés du talon^ de l échelle et de la porte. Dans le procédé du talon, par exemple, le chirurgien fait coucher le malade; il tire sur l'extrémité du membre en appliquant son talon dans l'aisselle. Ici, le pied refoule le bord externe de l'omoplate, de telle sorte que la cavité glénoïde regarde en dehors et en bas; le bras est donc tiré en dehors par rapport à l'omoplate. Pour opérer cette réduction , le chirurgien se couche à côté du malade, en sens inverse.
Les procédés de la porte et de l'échelle agissent de la même manière. Ils sont abandonnés aujourd'hui.
Procédé de White. — Dans ce procédé, un aide se place sur un siège et tire le bras en haut et en dehors; ou bien, le malade étant assis à terre comme dans la figure 83, l'aide tire le bras en haut en même temps qu'il appuie le genou sur l'épaule du malade.
Cette méthode, à laquelle il faut avoir recours tout d'abord, donne en général de très-bons résultats. Dans les luxations récentes, il est rare (|u'elle soit inefficace.
Cotte traction est bonne. |)arce que l'omoplate est. dans cette position, toujours perpendiculaire à la direction de l'humérus.
Procédé du genou (A. Cooper). — Dans le procédé du genou (fig. 86), le chirurgien exécute une manœuvre analogue aux précédentes. Le malade étant assis sur une chaise, le chirurgien place son genou dans le creux axillaire. et il cherche à ramener le bras vers le tronc, pendant que l'autre main est appliquée sur l'épaule. L'humérus exécute ainsi un
37i l'\rilOLOGIE CHtRUnslCAI-t^.
inouvemcnl de bascult- ijai teml îi |>oilPr la li'tp en haul et en dcluir*. \ Ce |>mct^ili^ ne l't^iissit bien que viir ili>s sujftU déliciUs.
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Les fractions conïtniKJ, selon la niéthode tic MM. Legroa et Aiiger. r plissent toutes les indications, parce qu'elles di'lrui$enl la force de ooaJ traction ries muscles; on les emploie sans le secours du rhloroPorni dont elles offrent les avantages sans en partager les inconvénient».
Dana lout procédé de rériuction, le chirurgien doit s'occuper d'opf la coaptalion : pour cela, il se sert de ses mains, qui doiveni pousser 1 tête de riiuiniVus vers h cavité glénoïde, au moment nii la tête est dé] (fagi'o. Cependant, dans le prorMi^ du tatou et autres analoi;u<». la cCh tation est faite par l'objet i\ue l'on place dans l'aîsselle du malade.
Apri's trois mois, <'*s luxations sont le plus souvent irri^dacliUles,
I 2. — Lésions inflammatoires.
Son» nous honierona h sijçnaler Itirllirite et \ hiiiarthroKe. *[ui n'nlTrffnll rien (le spécial dans la région scapulaire.
I.'aribriie se rencontre (iueli[uefois daus t'articutation scapuIo-hu4 mérale; elle présente les raracl«To* que nout avons indi((ucs dan» l'ar^ llirile en (jcnéral ; ici. seulement, li^ deiloiric recTtuvraiil l'arlirulattonj
Ém
SCAPULALGIE. 375
la rougeur est plus difficile à percevoir, et la tuméfaction parait plus diffuse.
Nous en dirons autant de Thydarthrose , qui est très-rare; l'épaule est tuméfiée, arrondie; on peut sentir une saillie liquide, en avant, entre le deltoïde et le grand pectoral, et en bas, dans le creux axillaire.
La «capulalffie, les phle^moos et abcès de Taissellc méritent une description spéciale.