FRACTURES DE L EXTRÉMITÉ SDPÉRIEURE DU CUBITUS
Lorsqu'il y a déplacement, on voit s'ajouter aui symptômes précédents une déformation particulière; le coude est demi-fléctii par la tonicité des muscles biceps et brachial antérieur, l'olécrane est attirée en haut par
Kio. 8B. — Fracture de l'olûcmne avec déplacement I. TcnliHi du lnc«p). — 1. Fri(niBnl inp^sur. — 3. Tnchlée. — A. Fncmenl inlénenr.
le muscle triceps, et s'il n'existe pas un gonflement considérable, on peut arriver à sentir avec les doigts la poulie de l'humérua. Cet écartement qui existe entre les fragments facilite le diagnostic.
H*rcht!. TerminNUcii. — La marche est généralement lente, et la fracture se consolide plus rapidement lorsqu'il n'y a pas déplacement des fragments.
Dans les fractures sans déplacement, la réunion se fait ordinairement par un cal osseux ; lorsqu'il y a déplacement , il est difficile de mettre les fragments en rapport; il se fait ordinairement une pseudarthrose , caractérisée par la production d'un tissu libreux qui atteint quelquefois quatre à cinq centimètres de longueur.
Conipll««ii«B*. — Comme toutes les fractures articulaires, celle-ci peut se compliquer d'épanchement sanguin et d'arthrite. Ces complications, très-fréquentes, retardent souvent la guérison.
Oiagaoïile. Pronoatic. — Ordinairement faciles à reconnaître, les fractures de l'olécrane peuvent être confondues avec une contusion du coude. Dans les fractures avec di'placement, pour arriver au diagnostic, il est quelquefois très-diflicile d'obtenir la crépitation.
Ces fractures sont en gépiéral graves, non pas pour la vie du malade, mais à cause de la pseudarthrose qui accompagne souvent la fracture avec déplacement, et de l'ankylose qui succè<le parfois à l'arthrite déterminée par la fracture.
'rraliemeni. — Avant d'app)i((uer l'appareil, lechirurgien doit surtout s'ot^cuper de la position qu'il devra doniirr au membre. (Juoique certains chirurgiens préfèrent le placer dans l'extension, il est bien mieux de le mettre dans la demi-llexion, pour les raisons suivantes: l^ parce que,
38i PATHOLOGIE CHIRURGICALE.
dans le cas d'ankylose (assez fréquente), il est préférable pour le malade d'avoir le coude fléchi plutôt qu'étendu ; "i^ parce que le cal libreux, qui peut être certainement beaucoup plus long dans cette position, ne gène pas considérablement le malade.
Ouant à l'appareil, s'il ny a pas de déplacement, il suffit de mettre le membre au repos, de l'entourer d'une bande roulée, ou d'avoir recours à un appareil inamovible. On appli({ue en même temps des résolutifs sur le coude.
S'il y a déplacement des fragments, certains chirurgiens se comportent comme précédemment, sans employer de bandage spécial , ce qui vaut mieux. D'autres, voulant empêcher la production d'un cal libreux trop allongé, appliquent au-dessus de l'olécraneun coussin qu'ils maintiennent de dilférentes manières ; mais l'olécrane, se jouant des chirurgiens, rend inutiles tous ces movens de contention.
Les fractures de re!«.(réiiiité supérieure du radius ne s'obser>'eilt
(jue dans des cas exceptionnels ; elles ne présentent rien de particulier en dehors de ce qui a été dit avec les fractures en général. ^