TORTICOLIS
souvent, lorsqu'il est rhumatismal, sa durée est d'un à deux septénaires^ et il se dissipe soit spontanément, soit sous l'influence des moyens employés pour le combattre. Notons ici qu'on a signalé quelques cas de torticolis intermittent.
Diaffiiofitic. — Les signes que nous venons d'en umérer suffiront ordinairement pour faire reconnaître facilement le torticolis ; aucune autre affection, d'ailleurs, ne saurait être confondue avec lui. Mais il ne sera pas toujours aussi facile de déterminer sa cause, et c'est pour arriver à ce diagnostic qu'il faut s'aider des principaux symptômes des torticolis fibreux, osseux et cicatriciel, que nous allons indiquer maintenant.
Dans l'arthralgie cervicale, dans les tumeurs blanches, la carie, les tubercules, en un mot dans les maladies des vertèbres cervicales et de leurs ligaments, la douleur se fait plus spécialement sentir au niveau des apophyses épineuses, tandis que la pression n'en fait naître aucune au niveau des masses musculaires du cou. L'affection a un début lent, sa marche est ordinairement lente et continue aussi. La tête s'incline d'abord vers l'épaule, mais cette inclinaison fait des progrès à mesure que le mal augmente ; le malade se tient ainsi, non qu'il y soit contraint par une violente puissance musculaire, mais parce que c'est dans cette position qu'il sent le moins de douleur ; on peut ramener la tête à sa rectitude normale, non sans causer des souffrances, mais sans faire saillir un muscle tendu sous les téguments. Enfin, les tumeurs blanches s'accompagnent de gonflement des parties molles ; les apophyses épineuses , saillantes, sont très-douloureuses à la pression ; il peut se manifester, à la fin, des symptômes de compression de la moelle qui ne se rencontrent dans aucune autre espèce de torticolis. Qu'au lieu d'être spontanée, la luxation soit traumatique, la déformation et la connaissance des commémoratifs suffiront pour mettre sur la voie du diagnostic. Il est à peine besoin de dire que, pour le torticolis cicatriciel, la présence d'une cicatrice plus ou moins étendue à la région cervicale en indiquera manifestement l'origine.
11 ne suffit pas de reconnaître si le torticolis est musculaire; il faut encore savoir quels muscles lui ont donné naissance. Dans la grande majorité des cas, c'est le sterno-mastoïdien, et celui du côté droit plus souvent que le gauche, dans le rapport de 4 à 1, selon M. Bouvier. C'est surtout par la palpation, par la rotation de la tête, par l'examen du siège de la douleur, superficielle ou profonde, qu'on arrivera au diagnostic, les muscles des parties latérales du cou ne donnant pas lieu à un mouvement de rotation aussi prononcé que les sterno-mastoïdiens.
Une autre question reste à examiner, et elle est de la plus haute importance au point de vue du traitement, afin d'éviter une médication ou une opération inutile. Y a-t-il ou non ankylose entre les vertèbres cervicales ? Rien , au premier abord , ne peut faire soupçonner cette complication. Dans un torticolis musculaire simple, si on imprime des mouvements à la tête , le malade porte, non pas le cou , mais le tronc tout entier de côté pour éviter la douleur; il est évident (|u'il en sera de
"' l-trHllLiWlt: CHIRVRUICALE.
l'/HtilyH.-, I iuik>)iiMi. Il i'hui nlonii rx))lor«r alteiitivenient les apojilij'wt •i'-- vi:ii'.|iri:i> l'iii'utuloN. iKcr le ironc dans une position immobile. et ' ii'i'UvA il luirti iiiiiUMiir la lôle: on s'assurera alors s'il existe quelque •h \'\-t^i:tw.»\ ciili'd \w\ i-iir|u (1rs >erl^bres du cou, ou si le déplacement •. ('Mnluil .itiiiliiiiiuiii \\ah\ lt«s pivmi^re« dorsales, s'il est dû à une de ' • - < "lii liini'» lin i-mu)>oii!<tiltit» x\\\<t nous avons mentionnées.
f^rMHWBtl*' — l'tt |iiiiiiii>lit- du lonic^lis e^ variable comme la caow •\m I a |>riiilitil. \mt^ 110 |kjti-|t-i\Mis doue pas de celui qui est lié à des .illt^i liiitin tmMiUM<?< dtuil il suil la mart-be. et dont il njest qu'un épipbéiiumnw. (Jiiuiil uu Utiiiixlis musculaire, il est ^néralement sans gn- >ili' iu('tiji(i> hiuiHitis dans lescasoii il a une durée assez coDsidéraUe iiiiiii (iiili'.iliii<r les di'-sttrdivs ditnt nou» atoii^ ]arK>.
Ti'HltPMfitl. — l,tuaud le torticolis musculaire est encore au début, iipi t<(ii|iliiiii ^l'ut-ndcmeui des lririion> calmantes, l'application delà rliiili-iir . lu rulu-ractioii des léinimonts. etc. Mais, si ces moyens deviennent insuffisants , on sen obli^n- de recourir k la myutouiie itii;. 3>. Celle-ci peut se pratiquer séparément, soit sur le l'aisceau claviculaire , soit sur le faisceau stemal du stenio-niastoîdien . lorsqu'ils sont alteinu isolément. Mais iH? cas est rare: on est généralenienl obli^ de pratiquer la section de l'un et de l'autre.
Cette sei'lion doit être faite le plu» près pos&ible de la clavj.
cule: on coupe les deux foiaceaus l'un après l'autre, en •\ui\uu»\ tiiai din-dioii diirérente à l'iuslruntent. pour éviter ta jugu- I.IIII- iitiU'i'iiiitre. La iviiuratiun se l'ail urdinairenieut û l'aide d'un tissu lilm^iik iiiU^rposi' au\ duu\ bouts . et assez analogue aux intersections M,\t:tn,t'>, ili'M iiiusclfs (le l'abdomen. Un acliève le Iraitenienl par l'appli- ■ ■iiiiiii d lin uppuivil (Minerve I qui reste en place pendant toute la durée ib; 1.1 I ii'itlrihuliiiii.
CiiiiiliLiiiri- la niuludic locale et a(:ir sur l'état ^'énéral par les moyens .i|t|iiiipiii'.'< . l'Iii-i'clier îi replacer dans sa positiun normale une vertèbre liiii'ii i:i i-iiiiipriiuiiiit la niuelle , tel est le traitement à appliquer au loriii iilia pur luiiiiiur bluncbe. par cause trauniatîque.
ijuitiil un liirliriilis cicatriciel , il suffit, pour le prévenir, de donner uni! biinniï punition ii la tête pendant la réparation de la plaie, d'exa- («cier inrnii) rctltt position, pour lutter contre la rétractililé du tissu jniiiliiluir». I.iirsqiiit b cicatrice vicieuse est complètement l'onnée. c'est à l'iiMlioptidi» Muile qu'on peut avoir recours.