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II. — LUXATIONS DU POIGNET

L'existence des luxations du poignet a été pendant longtemps mise en doute. Dupuytren se refusait à les admettre; on les réunissait aux fractures du radius, car on pensait qu'elles ne pouvaient se produire sans une solution de continuité de cet os. On ne saurait, aujourd'hui, méconnaître ces luxations; elles ont été constatées indépendamment de toute fracture concomitante, et on en distingue deux variétés: les luxations en acnnt et les luxations en arrière.

a. Luxations en avant. — Elles se montrent à la suite d'une chute sur le dos de la main, celle-ci étant dans la flexion, ou d'une violence extérieure agissant directement sur les os du carpe. Les ligaments sont largement déchirés, les coulisses tendineuses rompues, les tendons distendus et déviés de leur position normale.

Le membre est raccourci; on le constate en mesurant la distance qui sépare Textréniité du médius de l'olécrane. Les mains et les doigts sont deiui-fléchis; les os de lavant-bras font saillie en arrière et soulèvent les tendons ; au-dessous de cette saillie existe une dépression, tandis que, dans le point correspondant en avant, il y a une saillie mousse, arrondie, formée par les os du carpe. Les mouvements du poignet sont impossibles.

Il est bien diflicile de méconnaître cette luxation. On ne peut, en efl'et, la confondre avec une fracture du radius, qui offre des caractères tout à fait opi)Osés; nous verrons (|u'il n'en est pas de même de la seconde variété.

h. Luxations en arrière, — Elles reconnaissent les mêmes causes que les précédentes: seulement, dans la plupart des cas, lorsqu'une chute

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