‹ Pathologie et clinique chirurgicales. v. 1Chapitre 193 sur 317 · FRACTDRZS DES 08 DE LA H&IN · texte numérisé non relu

FRACTDRZS DES 08 DE LA H&IN

Les fractureR de'^ métacarpiens sont causites Moit par l'action d'un projectile, soit par toute antre violence agissant directement sur la face dorsale de la main: n'e»l de ce côté, en elîet. c|ne eesossoiit le plus accessibles, à cause de leur position superlicielle.

La solution de continuité peut porter sur un seul os ou sur plusieurs os. Le déplacement est généralement peu considérable ; (lueliguefois mt'me il n'en existe aucun : en elfet, lorsqu'un seul métacarpien est fracturé, ses voisins font en «(uelque sorte l'oflice d'attelles. En promenant le doigt sur toute la longueur de l'os, on provoque de la douleur au niveau du point fracturé ; en saisissant cbacune de ses extrémités, et en leur imprimant des mouvements, oi» pourra aussi percevoir la népitation et la mobilité anormale.

1^ traitement consiste i!i maintenir lu main dans l'immobilité, après avoir réduit, s'il y avait déplacement.

On lixe la main sur une palette de b(tis , au moyen de quelques tours de bande. Pour laisser libre la face dorsale du métacarpien sur laquelle on peut faire des applications résolutives, etc. , on entoure le poignet d'une bandelette de diacbylon. et on en l'ait autant pour cbaque doigt : la main est ainsi maintenue exactement appliquée à la palette, et ne peut faire aucun mouvement (fig.

lli). Cet appareil i>eut encore servir dans les fi'actures des phalanges de plusieurs doigts.

iiMd«wi.<iedi.chyion,,ioiiti«Hi-ehe. indiqnEmi. Les tracturcs des pAaftinjea ne pré- ■i'""'»"- sentent rien qui mérite une descrip-

tion spéciale. On les reconnaît aux mêmes signes que toutes les fractures ; douleur, rrépilation, mobilité anormale, etc. Ouand la lra<'lui-e porte sur un seul doiftt; on peut simplilîer l'appareil

14. — Appiuvil pour le» triK'tiirps lie In main et des iloitrts.

S.banddtliH de diidi.vlon riiint 1c pui-

;. 11.). — .\|>])nTcil pour le» fructi idf décrire, eu ernprisi

lie» phalant^es.

HindeLflltc à* diirhjlan.

seulement le doigt malade

eatre deux petites altelies . une supérieure . une iiilerîeure . f|ue l'un li\e au moTei) d'une bandelette dediachvlon.

Uu peut obsener des luxaliuiis de» ai-liculaiiuns luétacarpu-phalangienaes et des articulations jilialangiennes. Parmi les premières, relie du pouce est, pour ainsi dire, la seule ifu'on i-encontre.

1* Luxations dn ponça.

On distiugue les liuatiotis en aranl . ou palniuires. i-l ks liuatiims m arrière, ou dorsales.

A. i.HXMilwBB «■ ■«>■!. — La première plialanj;e passe en avant du premier métacarpien, et monte un |>eu du côté de sa lace palmaire. Cette luxation est tellement rare, qu'il n'en existe i)ue trois ou quatre observations : aussi est-it impossible d'en donner une description exacte. Il n'en «st pas de même de la luxation en arrière, qui est iVéïguente.

B. ■.nallaaa en «rrlèrc. — L'iie force quelconque renverse le fiouce: tantôt c'est une chute sur la l'ace dorijale de la plialan^. tantôt un clioc

Fli;. I Iti. — Liuul

agissant directement sur ce point : la premrère phalange pai'se sur la taue dorsale du premier métacarpien ; les ligaments sont eu partie déchirés ,

414 i'\THiH.iH;tK (;iiir\i;iii;nni,K.

prinuijialeiiienl l'aiitcTieur et le latéral externe. Ijueliiuel'ois ou ohsei'w

aussi (les déchirures musculaires.

Les symptdmes sont : tumeur à la I'hcc )>a1maire <le la main, due à l'extréinitc intérieure du métacar|ii«ii; la preitiii-rc jdialauge t'oi-nic une autre tumeur en airière du premier métacarpien : il y a raccourci s.seiiieiit (lu pouce; la seconde phalaii{;e est ordinairement flécliie. ses montements sont le plus souvent impossibles. (Jtiet'|uel'oJs la première plialaufn*au lieu d'être parallèle au mélacarpieii . se couche sur la téle de cet os . de manière à former avec lui un angle plus ou moins aigu.

tin H vu cette luxation se compliiinor de tétanos: nous n'avons (tas iKisoin d'ii>sisler sur les accidents iiiii peuvent résulter de l'ouverture de l'articulation et de la communication de sa cavité avec l'air extérieur.

Traitement. — Une luxation du pouce est d'un pronostic assez sérieux, parce qu'elle devient rapidement iii-éductililc.

On a attribué cette irréductibilité à la contraction iiimcidairi!. à la rAhtitnce des ligaments lalérniix . à \ étranglement de la tète du métacarpien entre les deux faisceaux du umscle fléchisseur, à X interposition ttn iiiptmenl antérieur entre les surfaces articulaires. Cette dernière cause, indiijuée par M. Pailloux. |»arait être la véritable.

On |»cut réduire par trois méthodes différentes : I" eu porliint le pouce ilnns l'e.rlensiott et en abaissant en niOnie temps l'extrémité luxée : i" eu /IcWjfMawf fortement le |)o^ce 1 1l" en taisant t'HM/iH/s/on âirecle . c'est-àdire en repoussant insensiblement l'extrémité sirpéricure de la pivmièiv phalange luxée vers la téie du premier métaL-arpien.

t'es méthodes présentent un ccHain nouibre de procédés: celui de lactt^f dans l'anneau de la'|uelle on place le doi^'t.ctr. .Nous donnons ici la ligure d'un instrument construit par M.M. Koliert et l^tllin sur les indica-

Il siilHt d en

oir le lie

sin poni

en comprendre le

tirant ta pliai

itigcetei

repoussa

nt le métacarpien.

20 Luxations des phalanges.

fii-i, luxations sinit rares, elles se font en a\ant ou en arrièri'. U*.s huiitinnx en arant ne s'obsenent (proxccptionnellement. Ordriiairemeiil la luxation si- fuit en iirrirrr; elle peut être complète ou incomplèle.

l'IlIJU'.MON hi: L\ MAIN. \[l'}

Un olïservt» (iaiis ce cas. comme dans les luxations du pouce, deux, tumeurs : l'une antérieure, ii la face palmaire, formée par l'extrémité inférieure de la phalanj^je qui est au-dessus: l'autre.dorsale. duc à la plialau'jre située au-dessous, f^e doigt est dans la demi-ilexion. Les mouvements spontanés sont diiïiciles et douloureux : les mouvements (communiqués peuvent être portés au delà des limites normales, à cause de la diVhirure des ligaments et de l'abandon des surfaces articulaires.

L'instrument (jue nous venons de décrire est très-utile pour la réduction de ces luxations.

^ 3. — Lésions iDflamxnatoires de la main et des doigts.

Nous décrirons le phlegmon de la main, la rêl met ion de l aponévrose palmaire, et \e panaris.

l. - PHLEGMON DE LA MAIN.

Le phlegmon de la main peut se montrer à la face dorsale ou à la face palmaire. Le premier présente les caractères généraux (|ue nous avcms décrits en traitant du phlegmon dilfus. Nous dirons seulement quel((ues mots de celui rpii occupe la paume de la main.

(".ettc iidiammation peut siéger sous l'épiderme. sous le derme ou audi'Nsous de l'aponévrose palmaire. De là trois variétés de phlegmons et d ab(*cs : sous-épidermiques. sous-cutanés, sous-aponévrotiques.

l" L inllammation sous-épidermique revêt ordinairement la forme phlyetênoide. L'épiderme est soulevé ; il se forme une vésicule remplie de si'rosité. entourée d'un léger cercle inflammatoire. La forme ffw//i;Yiroide s'observe surtout à la face <lorsale de la main. Nous v reviendrons en parlant du panaris.

^'* Le phlegmon sous-cutané se développe en général à la suite de travaux manuels pénibles, qui font naître à la paume de la main de xéritables callosités : c'est ce (pu» le vulgain» appelle un durillon forcé : il reconnaît aussi d'autres causes, mais (pii n'olfrent rien de particulier, telle-^ <(ue piqûres, écorchures. corps étrangers séjournant dans l'épaisseur du derme, etc.

La paume de la main devient douloureu.se: la douleur, vive, lancinante, augmente ))ar la pression et par le mouvement d'extension des doigts. Il y a de la rougeur et du gonflement : mais celui-ci est surtout manifeste sur le dos de la main . auquel il se propage rapidement et où la laxitédu tissu (*ellulaire sous-cutané lui permet un libre développenuMit. nient(*»t le pus se forme, la collection purulente se fait jour à travers l'épaisseur du derme, puis elle décolle Tépiderme dans une certaine étendue avant de le perforer, car il est tres-épais et très-résistant. [| arriv(* alors que le Tniuide purulent forme en cpuihpie sorte deux abcès. 1 un soàs-épidemiique. l'autre sous-<lermi<|ue. comnnini(|uant cnsiMnble

M(\ vxTHoumw: (:iiiia'U<ii<:\i.K.

par l'ouverture <|ui s'est faite dans le deriiie : c'est Vabcèts en bouton «le cliemise de Velpeau.

Il faut eiri|i]oyer, au début, le traitement antiphlogi8ti(|ue; des bains locaux sont d'un excellent usafçe. Aussitôt (|ue le pus sera formé, on lui donnera issue : on évitera ainsi des fusées plus ou moins étendues, et même des accidents du côté des parties profondes. Mais il faut avoir bien soin de ne pas inciser (|ue l'épiderme. ce (pii peut arriver lorsque le pus. comme nous venons de le voir, s'est accumulé ù sa face profonde. Dans ce cas. il faut couper l'épiderme avec des ciseaux dans toute l'étendue du décollement, et ajjfrandir avec le bistouri l'orilice dermi(|ue, ordinairement trop étroit pour permettre lacilement l'écoulement du pus.

> Le phlegmon profond, ou sous-aponévrotique. n'est autre, dans le plus grand nonibre des cas. (|ue Tinilammation des gaines synoviales : nous avons déjà exposé les caractères généraux de cette afiection. A la main, elle succède soit ù une blessure des doigts ou de la paume de la main, soit à une inilammation. à un panaris, etc. Les symptômes sont à peu près les mêmes ([ue ceux du phlegmon sous-cutané : seulement, la rétraction des doigts est [dus forte, la douleur plus profonde, plus vive: cntin. les accidents généraux olVrent une plus gran<le intensité.

Les complications immédiates et consécutix es de cette affection sont très-graves. Les premières sont la propagation de rintlammation au poignet et à l'avanl-bras. la destruction des ^'aines tendineuses et des tendons eux-mêmes : on a vu des arthrites, des nécroses, succéder à c^ vastes suppurations. Les coni[)lications consécutives consistent dans la déformation <^t dans la perte des fonctions de la main, ({ui i>euvent survenir à la suite de la mortili<:ation des tendons ou de cicatrices vicieuses.

Le traitement est le même ipie pour la variété précédente. II faut égalenu'nt inciser de bonne heure.

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