II. — FRACTURES DU TIBIA
Ces fracture^ peuvent occuper le corps du tibia ou ses extrémités.
Les premières ne s'accompagnent pas ordinairement de déplacement ; on ne les reconnaît qu'à l'ecchymose et à la douleur vive au niveau du point fracturé. Elles sont assez simples, et guérissent sans difformité; un appareil inamovible doit être appliqué et maintenu pendant quarante jours environ.
Les fractures de l'extrémité supérieure sont produites par des violences très-considérables; il n'y a presque jamais de déplacement; car , en général, le trait de la fracture est horizontal , et les fragments ont une si grande surface^ ({u'ils ne peuvent que difficilement s'abandonner.
Les fractures de Textrémité inférieure ne seraient pas plus graves que celles du corps de l'os et ne mériteraient pas une mention spéciale, si elles ne s'accompagnaient souvent d'une lésion grave , la pénétration de la fracture jusqu'aux surfaces articulaires. En eifet. il n'est pas rare de voir le fragment taillé obliquement de dedans en dehors, de telle sorte qu'il y a communication avec l'articulation tibio-tarsicnne. Ce fragment est quelquefois réduit en plusieurs éclats. On comprend toute la gravité d*une semblable complication, et les accidents qui peuvent en être la conséquence. Aussi doit-oi: satlacher surtout à combattre ces accidents^ en même temps que le membre sera maintenu dans l'immobilité. Cette <lernière précaution suffira pour amener la guérisou des fractures non compli(}uées.