HERNIES OMBILICALES
les TaiaManx omphalo-mésentériques, etc. Autour de cette large ouyerture, la peau incomplètement déreloppée forme une sorte de bourrelet circulaire.
A la naiêtance, Torifice s'est rétréci, la peau forme un bourrelet juxtaposé à la surface dn cordon ombilical. Celui-ci 8*insère à rombilic, et, au niveau de son insertion, on voit les Tsiaseaux ombilicaux, transformation des vaisseaux omphalo-mésentériques , se séparer en dirergeant^ les deux artères se dirigeant en bas, et la veine se portant en haut et en dehors. C'est au moment de la naissance que se fait la cicatrice ombilicale, en même temps que la chute du cordon.
Chez VaâuUe, rombiUc a subi des transformations. Les vaisseaux ne sont plus perméables depuis la naissance, ils sont réduits à Tétat de filaments épars. La cicatrice ombilicale s^est déprimée du côté de la peau, et portée vers la région de la vessie. Cette cicatrioe a contracté des adhérences intimes avec la moitié inférieure de Panneau fibreux ombilicaL La moitié supérieure de Tanneau, au contraire, est remplie de tissu graisseux^ et n'adhère nullement à la peau (Richet). Il existe, en arrière de la ligne blanche, une Ismélle triangulaire, à sommet inférieur, confondue avec la cicatrice ombilicale : c'est le fiueia omhUieali», Cette lamelle forme avec la ligne blanche un conduit analogue au Cttnal cmral, une espèce de cul-de-sac bouché en bas par le peloton graisseux signalé plus hant^ et qu'on peut repousser au mojen d'un stylet. En arrière de l'ombilic, le péritoine très-adhérent ; il en est de même de la peau en avant.
mvlsloB. — A chacune des périodes de révolution de l'anneau ombilical, correspond une espèce de hernie, et l'on distingue la hernie congénitale^ la htnmie de Venfance et la hernie de V adulte,
!• Hernies ombilicales congénitales.
Anaiomle pathologique. — Les viscères contenus dans la hernie congénitale sont l'intestin grêle, le côlon transverse, et même, dans certains cas, le foie. L'enveloppe est mince et transparente. Elle est limitée, vers le point d'implantation de la tumeur, par un rebord cutané, épais, rougeâtre, ondulé. Du sommet, on voit se détacher le cordon ombilical. La surface de la tumeur, souvent inégale, est sillonnée par les vaisseaux ombilicaux qui s'enfoncent quelquefois dans la tumeur, au point de la diviser en plusieurs lobes; elle peut être bilobée ou trilobée. Lorsque le foie est contenu dans la hernie, celle-ci proémine davantage du côté droit, et le cordon parait s'insérer sur le côté gauche.
L'enveloppe de cette hernie est formée, dans sa partie superficielle, par une membrane mince, qui n'est autre que la portion d'amnios revêtant le cordon ombilical. Cette membrane est doublée par un feuillet mince, transparent aussi : c'est le péritoine. Debout a bien dit que l'inflammation de ce sac est dilTérente de l'inflammation des séreuses. H. Duplay a bien essayé de dire qu'il n'y avait pas là de péritoine, mais ses explications ne sont nullement de nature à entraîner les esprits.
Rien de plus variable que le volume de la hernie ombilicale congénitale. Elle est quelquefois petite ; mais il n'est pas rare d'y rencontrer toute la masse intestinale et le foie. L'oriGce, qui fait communi<]uer le sac herniaire avec la cavité abdominale, est aussi variable; le plus souvent, il est très-large, et, dans quelques cas, aussi large que la tumeur elle-même.
FoBT. — Path. bt Clin. ohib. — t. ii. 10
1^6 PATHOLOGIE CHIfiURGICALB.
Causes. — La hernie ombilicale, qui date de la période embryonnaire, est due à un arrêt de développement, dont on ne peut soupçonner la cause. Celle qui se montre plus tard, lorsque Tembryon est passé à Tétat de fœtus, est due à une cause mécanique : attitude vicieuse du fœtus, pression exercée sur le fœtus (Cruveilhier), tractions exercées par le cordon enroulé autour d'une partie du fœtus (Scarpa). Il est certain que ces causes sont aidées puissamment par un arrêt de développement retardant le rapprochement des bords de l'ouverture ombilicale.
Sjmpidiiies et diacrnostic. — Cette hernie présente des symptômes particuliers. On peut quelquefois, par transparence, apercevoir les organes qui sont contenus dans le sac. Si elle est de petit volume, et qu'elle ne contienne qu*une anse intestinale, elle est réductible; mais lorsqu'elle est volumineuse, elle est souvent frappée d'irréductibilité. Cette irréductibilité est due soit aux adhérences établies entre les viscères et l'enveloppe de la hernie, soit au rétrécissement de la cavité abdominale, qui ne peut plus admettre ces viscères devenus relativement trop volumineux. €es hernies ne peuvent contenir d'épiploon, puisque celui-ci n'existe pas <;hez le fœtus.
Lorsque l'intestin est adhérent, on peut, avec deux doigts, plisser et adosser à elles-mêmes les parois de la tumeur, qui est sonore à la percussion. Si l'irréductibilité tient à la présence du fore, on sent une masse solide qui empêche Tadossement des parois.
Terminaison. Pronosiic. — i<> Une hernie congénitale de petit volume ne présente pas une grande gravité, car, à la chute du cordon, Tanse intestinale se réduit spontanément ou sous Tinfluence des moyens les plus simples. Au moment de la naissance, il existe quelquefois une anse <rintestin à la racine du cordon. Il faut examiner ce point toutes les fois qu'on est appelé à faire la ligature du cordon.
i^ Les hernies congénitales volumineuses sont fort graves. Elles s'étranglent bien rarement, mais, le plus souvent, une péritonite généralisée emporte l'enfant innnédiatement après la naissance. Dans quelques cas, cependant, on a obseiTé la guérison spontanée par le mécanisme suivant : le cordon tombe, la surface de la tumeur s'enflamme et se recouvre de bourgeons charnus; ceux-ci donnent naissance à un tissu cicatriciel dont la rétraction amène la réduction de la hernie.
Traitement. — Si la hernie est petite, on la réduit et on la maintient au moyen (i'un petit bandage, iorscpie la période inflammatoire de la chute (lu cordon est passée.
. Dans le cas de hernies volumineuses, il faut tout attendre des efforts de la nature et la seconder par un traitement palliatif: bonne position, soins de propreté.