IL - PHLEGMONS ET ABCÈS DE Là FOSSE ILIAQUE
Sous ce nom. on désigne les inflammations du tissu cellulaire de la fosse iliaque interne.
EiLamen du malade. — L'élève constatera, par le regard^ une légère tuméfaction de la région inguinale, la position demi-fléchie que le malade donne an membre inférieur, quelquefois le gonflement œdémateux de ce membre. Par lupalpatiûnf il reconnaîtra dans la fosse iliaque une tumeur dure, immobile j diffuse; il appréciera Vêlé cation d-e température des téguments. A une période plus avancée, il sentira quelquefois la^ii^t nation. Par l& pression, il fera naître de vives douleurs en ce point.
Cause*. — Les phlegmons et abcès de la fosse iliaque se montrent fréquemment à la suite des couches, dans les premières semaines qui suivent l'accouchement (abcès puerpéraux). Souvent aussi , ils sont dus à une perforation du cœcum ou de Tappendice iléo-coecal (abcès stercoraux).
Une violente contusion, des coi'ps étrangers venus du dehors , tels que balles, plombs, fragments de bois, etc., ou du dedans, arêtes de poisson, noyaux de fruits, etc., peuvent déterminer un phlegmon de la fosse iliaque. Il est rare que l'abcès se développe par propagation de Tinflammation de l'intestin au tissu cellulaire , comme on l'admettait autrefois pour expliquer la plus grande fréquence de ces abcès à droite. Cependant, il est un certain nombre de cas dans lesquels te phlegmon de la fosse iliaque succède manifestement à une pérityphlite.
Lorsqu'on n'envisage que les abcès puerpéraux, on remarque qu'ils sont plus fréquents à gauche; on ne sait pour quelle raison. Ces abcès se montrent surtout chez les primipares.
Les abcès de la fosse iliaque se rencontrent principalement chez les adolescents et les adultes.
Anaiomie paiholo^iiiae. — Le phlegmon peut se développer dans le tissu cellulaire sous-péritonéaK en avant du fascia iliaca, ou bien entre le fascia iliaca et le muscle iliaque, d'oii la distinction des abcès en souspéritonmux et sous-aponérrotiqucs.
Le pus des abcès sous-périton^'atix décolle le péritoine et fuse à une distance plus ou moins considérable, en suivant la couche celiuleuse qui double le péritoine, soit du côté de la paroi abdominale où il monte à deux ou trois centimètres au-dessus de l'arcade crurale, soit en arrière , vers la région du rein , soit en dedans , vers le petit bassin , où il vient baigner la partie des organes dépourvue de péritoine : col de l'utérus , rectum, vessie. Cette migration, du côté du petit bassin, est plus facile et plus fréquente à gauche, ce qu'explique la présence du méso-côlon iliaque et (lu méso-rectum.
Le pus est le plus souvent crémeux , homogène ; il présente quelquefois de la fétidité. Il est entouré par une membrane pyogénique qui double, d'un côté, la face profonde du péritoine épaissi et souvent