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MALADIES DES REINS

Les reins, organes excréteurs de l'urine, occupent la paitie postérieure de la cavité abdominale. Ds sont situés au-dessous du diaphragme , de chaque côté de la colonne rertébrale ; ils s'étendent de la douzième vertèbre dorsale au tibro-cartilagc qui unit la ddudèinc et la troisième lombaire. Le rein droit descend ordinairement un peu plus bas que le gauche.

Enveloppés d'une couche cellulo-adipeuse abondante qui leur forme une véritable capsule, les reins sont en rapport : 1<» par leur /ace antérieure ^ avec le i)éritoine et le» ciroonTolations intestinales ; avec la face inférieure du foie, le côlon ascendant, la veine cave inférieure, la deuxième portion du duodénum (rein droit) ; avec la rate, le côlon descendant, le pancréas, la grosse tubérosité de l'estomac (rein gauche) ; 2« par leur faec jwiérieure, avec le diaphragme, les deux dernières côt^s, le muscle carré lombaire, les deux premiers nerfs lombaires, l'aponévrose du transverse ; 3« par leur bord externe, avec cette même aponévrose, le diaphragme , la dernière côte , le carré lombaire et les mosclcs spinaux ; 4? par leur bord interne, avec le hile du rein , les circonvolutions de rintestin grêle, le muscle psoas; 5" par leur extrémité supérieure, avec les capsules siirréDalcs; G*» par leur extrémité inférieure, avec la crête ilia(iue, dont les sépare un intervalle de deux à trois centimètres.

Les uretères conduisent l'urine du rein à la vessie. Ils naissent d'un entonnoir membraneux, le haainet, formé lui-même par la réunion de huit ou neuf entonnoirs plus petits, les ralicet, A peu près verticaux dans leur portion alxlominale, où ils sont recouverts par le péritoine et croisés par l'artère Hi)crmati(iue , les uretères décrivent dans la cavité du bassin une courbe à concavité antérieure, pour venir s'ouvrir sur le bas-fond de la vessie par àiaax orifices obliquement taillés en bec do flûte.

La plupart des maladies des reins sont du ressort de la médecine proprement dite ; les maladies chirurgicales sont : la contusion, les plaies du rein et l'inflammation du tissu cellulaire qui entoure cet organe.

fo Contusion et plaies eontuses. — La contusion et même la déchirure du rein peuvent résulter d'un choc violent ou d'une chute d'un lieu élevé.

Deux symptômes peuvent faire soupçonner cette lésion : la douleur au niveau du rein et le pissement de sang, hématurie. Nous disons soupçonner, car on ne peut jamais avoir de certitude complète.

Cette lésion est très-grave ; la néplmte vient souvent la compliquer. Quelquefois, l'urine s'inliltre dans le tissu cellulaire et détermine une inflammation gangreneuse.

On traite le malade par le repos, la diète, les antiphlogistiques; on surveille aussi la rétention d'urine , qui peut être causée accidentellement par un caillot sanguin.

9* Plaies du rein. — Le rein peut être blessé par la partie postérieure, sans lésion concomitante du péritoine, ou par la partie antérieure, avec lésion du péritoine. On comprend que, dans ce dernier cas, il y ait complication de péritonite traumatique.

Les symptômes qui peuvent faire soupçonner une plaie sont les suivants : douleur vive au niveau du rein blessé, s'irradiant vers le pli de l'aine; souvent, r^/racf ion du testicule; quelquefois, A^ma^wrie, et, en même temps, écoulement d* urine et de sang par la plaie extérieure ; euiiu, tous les symptômes du traumatisme profond : petitesse du pouls , pâleur, etc.

11 y a souvent rétention éCurine^ mais elle est passagère; elle est due à la présence d'un caillot qui oblitère l'oritice vésical de l'urèthre et se laisse facilement repousser et briser par une sonde.

L'inflammation et l'infiltration urineuse déterminent souvent la mort du malade ; la péritonite est presque toujours mortelle.

On ne peut jamais arriver à une certitude absolue, comme diagnostic^ parce (jue les mêmes symptômes peuvent être fournis par une plaie de l*uretère ou de la vessie.

\as pronostic est des plus graves ; cependant, on a vu des malades ^uiW'ir après une longue suppuration.

1^) traitement consiste à surveiller la rétention d'urine, à retirer les i^rps étrangers, si cette extraction est facile, à supposer à l'hémorrhagie, M ollo est abondante, et à conjurer l'infiltration par des moyens anti- (JiU^istiques.

Los plaies par armes à feu sont aussi fort graves; cependant, il faut Juv qu'on n'a observé l'infiltration urineuse que dans des cas extrémeuàc4U ruros.

%- mile««ion et abcès périnéphrétique. — L'inflammation affecte i|uolqavlvM)^ lo tissu cellulaire, l'a^mo^pA^e graisseuse qui entoure le rein.

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