‹ Pathologie et clinique chirurgicales. v. 1Chapitre 97 sur 317 · KYSTES DU TESTICULE · texte numérisé non relu

KYSTES DU TESTICULE

Curling avait admis deux formes de maladie kystique, l'une bénigne, l'autre maligne et récidivante. Ces deux formes existent en effet; c'està-dire que les kystes du testicule constituent parfois une maladie à part, à marche lente et bénigne: cest, à proprement parler, la maladie kystique de Curling; d'autres fois, les kystes ne sont qu'un élément accessoire au milieu d'une affection plus grave, le cancer du testicule, ou ïencliondrame infectieux^ dont on a observé depuis (fuelqucs années un certain nombre d'exemples.

Les symptômes sont pour \a plupart négatifs. La tumeur formée par toute la masse du testicule, souvent sans bosselures, se développe lenten)ent; elle est indolente, dure, élasticjue, et s'accompagne quelquefois d'un épanchement vaginal, qui donne de la fluctuation. Elle devient gênante par son poids, et provofjue des tiraillements dans la région lombaire.

On voit, d'après ces signes, (fue le diagnostic est fort obscur. On constate sans trop de peine, surtout lorsque la tumeur n'est pas très-ancienne, qu'on n'a affaire ni à une affection du cordon, ni à une tumeur des bourses, mais bien à une maladie du testicule lui-même. Cependant l'hématocèle de la tunique vaginale pourrait être confondue avec la maladie kystique. Mais c'est surtout le cancer du testicule qui pourrait donner lieu h l'erreur. Ce dernier occasionne beaucoup plus souvent des douleurs vives, bien que ce signe puisse manquer dans certains cancers; il constitue une tumeur plus bosselée généralement, et se développe surtout avec beaucoup plus de rapidité; il envahit bientôt les ganglions lombaires.

Le seul traitement est l'ablation du testicule, lorsque la tumeur est devenue gênante par sa masse.

m. - TUBERCULES DU TESTICULE.

Causes. — Cette maladie est fréquente chez les adolescents. Elle coïncide ordinairement avec d'autres manifestations de la diathèse scrofuleuse ; mais il est assez commun de la voir se montrer isolément. Souvent, une contusion fait marcher plus vite cette lésion, qui existait à l'état latent.

Anatemie pathologique. — Les tubercules siègent sur un seul testicule ou sur les deux en même temps. Ils ne sont pas limités au testicule, mais ils affectent fréquemment l'épididyme , et, dans un grand nombre de cas, le canal déférent, les vésicules séminales et la prostate (fig. 46 et 47). Ils se développent dans tous ces organes, où ils manifestent leur présence par des indurations sensibles au toucher et par des phénomènes inflammatoires.

C'est dans la tête de l'épididyme que le tubercule se montre de préférence au début. Dans les points où il se développe, il siège primitivement dans le tissu conjonctif, sous forme de granulations grises, comme dans les poumons et dans les autres organes. Ces granulations recouvrent la

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siuiVe (le 1 lîjiidiilyme ci t]u Icsiirule; on en li'ouve aussi au rentre Je lu ghkTKitï. EWca ili^'U-rintiifnt autour d'elles un travail morbide de nature^ inl1annnaLoii'<t ; il se Tonne <\ii pus. Qui|uel se mélange lu tniitière hiberculeUTie ramollie. La tumeur contracte des adhérences avec les tuniquei du scrotum; na voit bientôt la ponn rougir, s'ulcérer et dniiner passage à du pus raséeux mélangé de débris tnbciculeux et de tubes sérainit'êres. Il existe alors, dan» la subslanoe <lo Tt^pididynic et du testicule, une yrrilable cavornc suppurativc.

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■ — 11» ile'bul est lont et iiisensibli>. I.ors<|ue lu tumei

ac(|uis un rertain volume, elle est, modérément douloureuse: la itonteur ne pi-end un certain degré d'acuité (ju'iiu moment où la peau est adhérontu fi la tumeur.

La fumeur, danslespremiers temps, est inégale et pré»<:nt(^ des bossulure.t,surlout au niveau de l'épididyme, de la ti^te k la i|Ut:ue. Le testicule lui-même a perdu souvent de sa .' plessc: on y constate par ta pressioiii des noyaux indurés. Plus tai-d, la tumeur est moins dore, quelques-unes des bosstdures sont plus souples; ou reconnaît l'adhérence de la tumeur aux tuniques du scrotum, qui s'ulcèrent. Il en résulte un trajet fijtHletix, dont nous avonsdéjà parlé. Loi-sque toute la matière tulicrculcuse a été éliminée , souvent même avec les tubes sémtnif^res , la cicatrisation' s'opère.

Le Cfinnï rf(''/<^enï est le siège de tubercules; il est épais, inégal, bosselé. Le tissu cellulaire qui l'entoure est congestionné, (|ueU|uerois en^ flammé : il y a une vérllahle funiaiUte. Dans tous les cas, le cordon est plus volumineux qu'à l'état normal.

Par le toucher rectal, on coastate souvent des indurations tuberculeuses dans les vésicules séminales. Des tubercules peuvent y exister et ne se traduire au toucher que par nue douleur «gui indique une vmmHte produite par les tul>ercut«s. La prostate e*t Iréqueinment indurce par la présence de tubercules dans son épaisseur.

On observe quelquefois la luhtrcuUmtion aiguë du t«'sticnle. Rlle succè<le presque toujours à une inflammation de cause truumatiqne. Celte inflammation . au lieu de se terminer par résolution, comme c'est le cas le plus fréquent, ne diminue pas: alors apparais.<ient de-t sympb'iDiei'

Vio. 46. — TobcrcnlCB de l'Épididjnie.

Lfl tCBtîculp est nugmcnti^ de volnmc .

et la tunique vaginale parcourae par de nombreox TAÛseaox «OD^ina. ( Figme tirée deVAtla* iTamatomie patlie' Ugîqve de U. CniTÙthicr.)

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