IV. — CANCER DU TESTICULE
Toutes les variétés du cancer ont été observées dans le testicule ; le squirrhe et Tépithélioma sont assez rares; ce dernier succède au cancer du scrotum connu sous le nom de cancer des ramoneurs, L*encéphaloïde est de beaucoup le plus fréquent.
Anafemle pathologique. — La matière cancéreuse se dépose d'abord au centre de la glande, autour des canaux séminifères qu'elle comprime ; peu à peu ceux-ci sont envahis par la masse morbide et finissent par disparaître complètement. Bientôt toute la glande est envahie; la tunique albuginéc, lépididyme sont détruits à leur tour; un liquide séreux plus ou moins abondant existe dans la tunique vaginale. Lorsque le cancer a dépassé les limites de la tunic^ue albuginée, sa marche est rapide; il forme une tumeur considérable, qui refoule les tuniques du scrotum, auxquelles elle adhère bientôt. Il se produit un ulcère sur le point adhérent, d'oii sort la matière cancéreuse sous forme de champignon.
Mais le mal ne s'arrêle pas au testicule et à ses enveloppes. Il se propage au cordon spcrmatique, aux ganglions iliaciues et lombaires, quelquefois même aux ganglions mésentériques, aux reins, aux vertèbres. Le cordon est doublé ou quadruplé de volume; on a signalé aussi la dilatation de Tartère spermatique , dont les battements deviennent alors facilement appréciables.
Il est rare que le cancer, parvenu à cette période , soit uniquement formé de matière encéphaloïde pure. La plupart du temps, on y rencontre des points ramollis, des kystes, ({uelquefois des noyaux cartilagineux.
il.viiiptdiiies. — Les symptômes qui marquent le début de la tumeur sont Y augmentation de volume du testicule, la douleur et Vépanchement de sérosité dans la tunique va;j;inale. Ces caractères deviennent de plus en plus manfués h mesure que la maladie fait des progrès.
Le testicule est bosselé, irrégulier; à côté de points complètement durs, on en trouve de ramollis et comme fluctuants. Les douleurs sont vives, lancinantes; elles font cependant défaut chez quelques sujets. L'épanchement vaginal est ordinairement peu considérable. Il est surtout appréciable à répocpic où la tumeur n'a pas encore envahi les bourses et où elle est limitée au parenchyme testiculaire.
Ces symptômes s'accentuent rapidement : la tumeur acquiert un volume considérable ; les veines du scrotum paraissent dilatées; le cordon est induré, plus volumineux cjuc celui du côté sain. Un ulcère se forme, il exhale une sanie fétide, et présente, en un mot, tous les caractères de Tulcère cancéreux ; il est (|uelquefois exubérant, en forme de fongus. A cette époque, on peut, en général, constater la présence de tumeurs dans les ganglions iliaques et lombaires, le long des vaisseaux iliaques et