G CELLE
à quoi il faut ajouter un cet (argent) qui traduit son (argent) dans les points 186 et 190 et des formes dont il sera question plus loin .
Mais, dans notre aire 2, l'équivoque provoquée par la confusion de s(== son, sa) avec s (== che, chelle) n'existait en réalité qu'à 294, 281, 280, 270 et non pas à 272, 271, 261, où l'on ne dit pas s congé, s bras, mais se congé, se bras .
La constatation de l'état linguistique actuel de ces trois points annule totalement la valeur de leurs témoignages :
272 dit chette année, forme apparemment picarde, qui n'existe nulle part ailleurs. Comme elle y est en concurrence avec chelle, 272 ne pouvait les tenir toutes deux en héritage du latin . Le type cet-cette est français et wallon et n'existe dans notre aire que sous la forme avec c, toujours sous l'influence de s = £ picard, comme si de €Ï.
chelle année et chel endroit pourraient être picards et contredire notre explication puisqu'ils n'auraient pas subi une influence de s. Nous allons voir par l'examen du point 271 combien pèsent dans la balance ces deux formes de 272.
271 dit son année (=« cette année ») ou plutôt chon année par une fausse naturalisation picarde de son, dit cette année et non chette année, ce qui montre que chette année de 272 témoigne d'une naturalisation picarde trompeuse de cette, naturalisation que 271 n'approuve pas, vu qu'il considère cette comme se rattachant à s, adj.
poss. et déni, en même temps; par contre, il a A chelle PENETRE, ce qui prouve que 271 et 272 avaient autrefois comme adj. déni, le picard che-cheL-chelle et que cetcette y est un intrus ; il a encore son endroit et non ci ion endroit ce que nous laissait attendre chon année.
271, enfin dit chetui-la (= « celui-là ») à côté de cette