‹ Pathologie et thérapeutique verbalesChapitre 16 sur 80 · AN NI · texte numérisé non relu

AN NI

On voit par là ce que valent les témoignages de 271 et

272. Quant à 261, s'il dit cette année, son endroit, il dit par contre a s fenêtre (= « à cette fenêtre »), témoignant par cette dernière forme — si son témoignage avait quelque valeur critique — qu'il est arrivé à l'ultime étape de la confusion de « son » avec « ce ». D'ailleurs, 261 n'a que des caractères patois effacés, comme les points au sud de Taire picarde, et nous ne pouvons examiner si nous y avons un égrenage de caractères patois dénotant une existence autrefois patoise ou une invasion de caractères patois dans un français populaire. C'est dans ces régions qu'un professeur berlinois est venu jalonner le terrain de drapeaux aux couleurs diocésaines sans avoir même tenté de savoir s'il y plantait ses jalons sur le sol en place ou sur des décombres d'origine récente '.

L'aire maxima de l'art, dém. che-chel-chelle, c.-à.-d. l'aire 1, comprend 3 points (297, 295, 282) qui n'y appartiennent que tout à fait exceptionnellement : ils n'ont qu'un souvenir arbitrairement conservé de son existence et l'ont généralement remplacé par /, appartiennent par conséquent plutôt à l'aire 2 qu'à l'aire 1.

297 réduit régulièrement à s le son picard e où qu'il se trouve . Il dit à s poteau (= au poteau), dans les bois ou dans se bois, moudre / café ou s café, chelle y est devenu

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