MIS UN VERROU
une fois il est mis dans mettu,
quatre fois » » dans bouté,
trois fois » » dans mette ; mis-vêtu est français et ne s'assimile pas aux formes du part, passé de mettre ;
deux fois il est bouté dans bouté ; ici, il s'assimile;
une fois il est mette dans mis,
» » METTE dans METTU,
» » mette dans bouté ;
à 989 on dit j'ai mettu un verrou, elle est mise, cette
FEMME EST BIEN METTÉE (vêtue).
C'est en vain que l'on tenterait d'expliquer le tableau précédent par une intervention logique du français ou par la conservation d'un mettre d'origine populaire, réapparaissant dans la plénitude de sa sémantique d'autrefois après son conflit avec foutre, boutre et bouter. L'emploi de bouté, mette dans le sens de « vêtu » ne peut s'expli-
quer que par une naturalisation complète d'un mis français, qui, dans le plus grand nombre des cas, ne s'est pas produite.