‹ Pathologie et traitement de la luxation congénitale de la hancheChapitre 2 sur 64 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Dans un brillant mémoire, que Dupuytren présenta en 1826 à l’Académie de Paris (. Mémoire sur un déplacement originel ou congénital de la tête des fémurs , etc.), on lit : « Il est une espèce de déplacement de l’extrémité supérieure des fémurs, de laquelle je n’ai trouvé aucune indication dans les auteurs, quelques recherches que j’aie faites pour en découvrir ». Von Ammon reprochait, en 1842, à cette communication de Dupuytren un manque de connaissance de la littérature médicale, puisque déjà Hippocrate, Avicenne, Paré connaissaient cette maladie et que, notamment, Paletta l’avait récemment Dien décrite.

Ce fait est absolument exact, mais il ne diminue en rien le mérite de Dupuytren. Cet auteur, après Paletta, sans doute, mais sans connaître les travaux de son devancier, non seulement avait bien étudié cette affection au point de vue anatomopathologique et clinique, mais encore il a été le premier à s’occuper de son traitement.

Hippocrate a mal séparé la luxation traumatique de la luxation spontanée et congénitale, tout en présentant cette dernière comme la plus grave : « Gravissime igitur habent quibus, dum in utero continentur, elabitur hic articulus », et à un autre

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