‹ Pathologie et traitement de la luxation congénitale de la hancheChapitre 3 sur 64 · X HISTORIQUE · texte numérisé non relu

X HISTORIQUE

endroit : « Proni incedunt, brutorum modo, qui a nativitate luxata habent femora ».

Les auteurs ultérieurs, Galien, Avicenne, Guy de Chauliac, Paré et d’autres citent Hippocrate.

Verduc différencie la luxation acquise de la luxation congénitale et interdit dans cette dernière les tentatives de réduction : « Avant que de faire des extensions, examinez bien quelle est la nature de la luxation, car, si c’est une personne boiteuse dès la naissance, vos extensions ne serviront qu’à faire voir votre ignorance ».

Le médecin milanais Paletta s’occupait déjà en 1788 de la question, et disait, en 1820 (Exercitationes pathologicæ, cap. vu, art. VI, Mediolani, 1820), au sujet de la luxation congénitale de la hanche : « De prava ilia conformatione (claudicatione congenita) tarn in acetabulo, quam in ossis femoris capite et cervice observata, congenitam claudicationem efficiente, jamdudum verba feci ».

Paletta décrit le premier, avec netteté, l’anatomie pathologique chez un garçon âgé de onze jours et atteint d’une double luxation de la hanche. Il conclut que la lésion ne peut pas s’être produite pendant l’accouchement, mais qu’elle est bien congénitale.

En 1818, B. Gottlob Schreger publiait des recherches anatomiques sur la question et concluait que la luxation peut ne pas dépendre uniquement de « la malformation de la tête fémorale », mais aussi d’une conformation vicieuse de l’acétabulum (Krönlein, Deutsche chirurgie).

En 1826, Dupuytren, comme on l’a déjà mentionné, faisait connaître au monde médical des études plus étendues, par lui intitulées « luxations originelles », et inaugurait la clinique et la thérapeutique de cette maladie. Bien qu’il considérât le pronostic comme absolument défavorable et qu’il pensât que le traitement ne pouvait être tout au plus que palliatif, les pra-

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