Arch. f. klin. Chir., XX
2. Gkawitz. — Ueber der Ursachen der angeborenen Hüftverrenkung. Virchow’ s Archiv., LXX1V.
luxation est dans un arrêt de développement du cartilage en Y, alors que la tête fémorale continue à se développer normalement ou à peu près. Quand l’arrêt de développement porte à la fois sur la cavité cotyloïde et sur la tète fémorale, toutes deux restent petites, mais la luxation ne se produit pas. Dans aucun cas, d’après le même auteur, on n’a constaté de soudure prématurée des épiphyses. « Au point de vue histologique, l’arrêt de développement était très marqué au niveau de la limite du cartilage et de l’os : la zone de prolifération se trouvait beaucoup plus petite qu’à l’état normal. Les cellules étaient très clairsemées et formaient, au voisinage de la ligne d’ossification, des séries trois ou quatre fois moins développées qu’à l’état normal. Dans quelques cas, l’arrangement habituel des cellules en série faisait défaut ; dans d’autres cas, le tissu d’ossification était mélangé de tissu hyalin, et le cartilage présentait l’aspect d’un tissu en voie de dégénérescence, dont les éléments histologiques avaient perdu toute différenciation et dont les cellules contenaient des gouttelettes de graisse. »
Parmi toutes les théories proposées, celle de Grawitz semble la mieux fondée sur des faits anatomiques. Mais il faut remarquer que les recherches de cet auteur portent sur des fœtus monstrueux, et, pour cette catégorie de cas, la solution qu’il propose est peut-être la bonne.
Une théorie plus ancienne cherchait à expliquer la luxation congénitale par un arrêt primitif de développement. Paletta s’était déjà prononcé dans ce sens : «vitia memoratajam a vitæ primordiis existerez. Dupuytren considérait également la luxation comme un « défaut du germe », et, partant, comme d’origine tout à fait primitive. Il admet avec Bréchet1 qu’il s’agit bien d’un arrêt de développement frappant tous les os qui concourent à la formation de la cavité cotyloïde. Bréchet fait remonter le début de la malformation à l’époque où se forme l’articulation, c’est-à-dire du deuxième au troisième mois, et il pense que ce processus pathologique est en rapport