‹ Pathologie et traitement de la luxation congénitale de la hancheChapitre 4 sur 64 · HISTORIQUE XI · texte numérisé non relu

HISTORIQUE XI

ticiens s’occupèrent dès lors de la question avec 'beaucoup d’intérêt, et en firent l’objet de nombreuses recherches.

Von Ammon pense beaucoup de bien des travaux des Sandifort vieux et jeune (Leyde, 1836). Humbert et Jaquier, Albers, Pravaz, Joffre, Gerdy, Delpech, Breschet, Cloquet, Cruveilhier, Guérin, Bouvier, Malgaigne, Yerneuil, etc., en Angleterre, Adams, etc., ont publié sur ce sujet de très bons travaux.

Ensuite, il y eut une assez longue période où cette question fut abandonnée, en raison du peu de résultats thérapeutiques qu’on avait obtenus. Ce furent les Italiens qui la remirent en honneur. Un homme de talent, mort malheureusement trop tôt, Margary, chercha à vulgariser une nouvelle méthode de traitement; mais son influence ne put s’exercer que sur un cercle très restreint.

Après lui, et encore maintenant, on se livra avec ardeur en Italie à l’étude de la luxation congénitale de la hanche. Entre tous les auteurs brille le nom de Paci, chirurgien de Pise.

En Allemagne, la voix autorisée de Yolkmann, pour qui la luxation congénitale de la hanche était au-dessus des ressources de la thérapeutique, avait ôté aux jeunes et aux vieux l’envie de refaire les tentatives du célèbre maître, et cela jusqu’à ce qu’enfm l’actif chirurgien de Würzbourg, Albert Hofïa, eût levé l’interdit, en ouvrant de nouvelles voies à une thérapeutique rationnelle, fondée sur l’étiologie si obscure de la luxation congénitale de la hanche. Actuellement, la question est vivement débattue en Allemagne, en France et en Amérique. Une opinion définitive sur les progrès réalisés doit être basée sur une plus longue observation. Mon travail, qui n’a pas été dépassé sous le rapport de l’abondance des documents, contribuera, je l’espère, à faire avancer la question.

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