‹ Pathologie et traitement de la luxation congénitale de la hancheChapitre 42 sur 64 · Archives de Langenbeck, 1892, XLI1I, Heft 3 und · texte numérisé non relu

Archives de Langenbeck, 1892, XLI1I, Heft 3 und

Karewski a cherché, chez les enfants un peu âgés, à renforcer le rebord postérieur par une sorte de palissade artificielle de chevilles, plantées et laissées en place pendant six à huit jours; en outre, il consolide ce rebord postérieur en reprenant le procédé ostéoplastique de Kœnig.

Autant qu’on peut en juger, les praticiens ont gardé jusqu’à présent leur scepticisme à l’endroit du traitement opératoire de la luxation congénitale. D’après une communication de Joachimsthal \ J. Wolff a toujours reculé devant l’opération de Hoffa et s’est borné au traitement mécanique. Czerny, d’après les renseignements particuliers que j’ai pu avoir, est rempli de défiance à l’égard de ce procédé. Dans la discussion, qui a en lieu à ce sujet au XXIIe congrès de la Société allemande de chirurgie, on put voir combien les opinions étaient divisées sur cette question. Karewski crut devoir faire des réserves sur la durée des résultats obtenus par le traitement opératoire, les conditions anatomiques n’étant pas toujours aussi favorables qu’elles l’avaient été dans les cas opérés par Hoffa et Lorenz. Bergmann recommanda le traitement mécanique, ayant eu deux fois des suppurations à la suite d’interventions sanglantes. Tillmanns a également eu de mauvais résultats par la méthode de Hoffa et il conteste l’efficacité de cette méthode. Bramann seul se fît le défenseur du traitement opératoire, auquel il devait de bons résultats dans 14 cas, dont les uns étaient particulièrement difficiles.

En France, l’opération de Hoffa fut accueillie avec un grand enthousiasme par Kirmisson1 2. Cependant les résultats, obtenus par cet opérateur, n’étaient pas faits pour susciter des partisans à la nouvelle méthode. Il me semble indiqué d’analyser les observations du chirurgien français.

Chez une fillette de onze ans, porteuse d’une luxation bilatérale, Kirmisson opéra d’abord le côté gauche. Il ne réussit pas à replacer la tête fémorale dans la cavité cotyloïde, « malgré toutes les tractions exercées sur la cuisse ». Ce résultat ne put être obtenu que par la résection d’une partie de la tête du

1, Berliner ldin. Wochenschr., 1891, n° 15.

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