COMPARAISON DES MÉTHODES DE LORENZ ET HOFFA
contraire, s’en abstient et rend accessible le cotyle en fendant simplement la face antérieure de la capsule.
Quant à l’évidement cotyloïdien, il ne présente pas de diffé rence essentielle dans l’une et l’autre méthode, abstraction faite de la diversité des instruments, qui dans l’espèce n’a pas d’importance.
Il y a encore divergence dans la succession des différents temps opératoires. Hoffa commence, en effet, par sectionner les parties molles, tandis que Lorenz recommande de ne mettre à nu la face antérieure de la capsule que lorsque la tête fémorale a été amenée dans le champ opératoire par l’extension mécanique. Cette règle est dictée par la facilité plus grande qu’on a à inciser la capsule.
Ce parallèle des deux méthodes est motivé par les communications réitérées de Hoffa, qui conteste l’originalité de l’opération de Lorenz pour ne la considérer que comme une modification sans importance de la sienne.
Ainsi, d’après Hoffa1, la seule différence essentielle résiderait dans la façon de faire l’incision des parties molles et il considère l’incision cutanée antérieure comme indifférente.
Plus récemment2, Hoffa s’exprime ainsi : « On pourrait parler de la modification apportée à ma méthode par Lorenz, mais il n’est pas justifié de dire qu’il y a une opération de Lorenz ».
A ce sujet, Hoffa se plaint de ce que les chirurgiens français, Lejars et Bilhaut, opposent à la méthode de Hoffa (section des muscles pulvi-trochantériens) l’opération de Lorenz (section des longs muscles de la cuisse).
Dans la seconde édition de son traité, Hoffa ne reconnaît pas davantage l’opération de Lorenz. Il dit simplement que Lorenz a fait un accueil chaleureux à sa méthode et qu’il l’a modifiée en ouvrant par devant l’articulation. Je dois cependant reconnaître que c’est sous l’influence des travaux de Hoffa que j’ai fait du traitement opératoire de la luxation congénitale l’objet d’une étude spéciale. Mais lorsque j’eus reconnu, à la