‹ Pathologie et traitement de la luxation congénitale de la hancheChapitre 56 sur 64 · Wiener Klin. Wochenschrift, 1894. Y · texte numérisé non relu

Wiener Klin. Wochenschrift, 1894. Y

2. Communication sur le traitement opératoire de la luxation de la hanche, Münchener med. Wochenschrift, 1898, n° 18.

suite de l’unique opération de Hoffa que j’ai faite, que j’avais inutilement sacrifié un grand nombre de muscles, j’ai imaginé, au prix de beaucoup de travail, la méthode qui m’appartient et, l’expérience de Hoffa ne pouvant m’être d’aucune utilité dans cette nouvelle voie, je dus faire moi-même mon apprentissage.

L’étude comparative qui précède a précisément cette utilité de montrer que la différence des deux méthodes n’est pas tant dans l’incision cutanée ou dans le moment où l’on fait la section des parties molles, que dans le principe de la conservation des muscles.

Lorsque Lejars et Bilhaut caractérisent la méthode de Hoffa par la désinsertion des muscles pelvi-trochantériens, ils sont dans la vérité; mais ils se trompent complètement, quand ils disent que ce qui distingue l’opération de Lorenz, c’est la section des longs muscles de la cuisse. Ils se fussent exprimés avec plus d'exactitude si, à la réduction sanglante obtenue par Hoffa au prix des muscles inutilement sacrifiés, ils avaient opposé la méthode de Lorenz , méthode de réduction surtout mécanique avec conservation complète de V appareil musculaire.

En ce qui concerne la manière d’arriver à la cavité cotyloïde, mes opérations ont démontré qu’on y pénètre au moins aussi facilement en fendant simplement le fascia lata, sans intéresser aucun muscle, qu’en dénudant l’épiphyse fémorale, comme le fait Hoffa. L’évidement cotyloïdien se pratique dans l’une et l’autre méthode en se guidant sur l’index; mais, dans la méthode de Lorenz, on a l’avantage d’avoir le cotyle plus superficiellement, grâce h l’incision antérieure, tandis que, dans la méthode de Hoffa, il est situé très profondément, comme au fond d’un entonnoir, ce qui le rend beaucoup moins accessible.

Karewski1 est dans l’erreur, en croyant que l’incision antérieure est indiquée pour une luxation antérieure et l’incision postérieure pour une luxation postérieure. La formule devrait plutôt être renversée, car le cotyle n’est directement accessible que du côté où ne se trouve pas la tête, qui, sans cela.

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