Deutsch, med. Woch., 1895, n
Une fixation insuffisante du membre contre le bassin entraînera forcément une inclinaison exagérée de la moitié opposée du bassin. Par exemple, si l’on suppose que le poids du corps porte sur le membre droit, insuffisamment maintenu par les muscles pelvi-trochantériens, on verra le bassin s’incliner fortement du côté gauche.
Cette inclinaison anormale du bassin du côté opposé à la luxation, quand le poids du corps porte sur le membre malade, est caractéristique de l’affection et contribue beaucoup à donner l’impression que le corps s’affaisse dans la marche. Après une réduction irréprochable de la luxation, ce symptôme persiste au début. Les enfants opérés continuent à boiter, même après une intervention absolument réussie, quoique à un degré moindre qu’auparavant. Cette claudication persiste aussi longtemps que les muscles pelvi-trochantériens n’ont pas recouvré leur énergie.
La conservation intégrale de ces muscles constitue donc le point capital du traitement opératoire , même dans les cas oit ils seraient rétractés.
Api'ès ces considérations , je laisse au public le soin d'apprécier si mon opération , qui est basée essentiellement sur la conservation, non seulement des muscles pelvi-trochantériens , mais encore de tout V appareil musculaire, n est qu une modification sans importance de V opération de Hoffa , qui est fondée sur la section systématique des muscles pelvi-trochantériens et, dans les cas difficiles, des autres muscles, ou si, au contraire, je nai pas le droit de considérer mon opération comme m'appartenant en propre.
Avant Hoffa, on avait pratiqué l’évidement cotyloïdien. Mais on l’avait fait sans résultat aussi longtemps qu’on n’avait pas su abaisser suffisamment la tête fémorale. Il semble donc que ce qui doit caractériser toute nouvelle méthode, c’est la façon de vaincre les difficultés qui s’opposent à l’abaissement de la tête fémorale.
Nous avons encore à rechercher si les deux méthodes en présence ne diffèrent pas aussi par la gravité de l’acte opératoire qu’elles comportent.
La réduction de la luxation congénitale de la hanche étant