Ibid
un enfant de trois ans, par exemple, le diamètre vertical avait 2 cent., 2, l’antéro-postérieur 1 cent., 9 et le transversal 1 cent., 7. Chez un enfant de quatre ans, les dimensions correspondantes étaient 2 cent., 5, 2 centimètres et 1 cent., 8. Sainton évalue h 1 cent., 6 le diamètre moyen pendant la première année \ et il insiste particulièrement sur les différences relatives de volume de la tête fémorale chez l’enfant et chez l’adulte.
En outre de sa petitesse, la tête fémorale offre des altérations plus ou moins importantes. Celles-ci tiennent essentiellement à la situation anormale de la tête luxée, et elles sont provoquées par la pression qui s’exerce sur elle dans ses nouveaux rapports. La tête luxée se fixe en un point situé sur la face externe de l’os iliaque, entre le rebord postérosupérieur du cotyle, d’une part, et d’autre part le point le plus profond de la grande échancrure sciatique.
La pointe du pied étant tournée en avant, la tête fémorale est normalement un peu dirigée en avant, d’où il suit qu elle entre en contact avec le cotyle surtout par sa face postérieure. Cette disposition est encore plus prononcée quand la pointe du pied est un peu tournée en dehors, selon son attitude ordinaire, car alors le fémur se trouve en légère rotation externe. Aussi le contact de la tête et du cotyle, au lieu de se faire par un point, se fait peu à peu par une surface plane, ce qui aboutit à l’aplatissement du segment postérieur de la tête fémorale.
Quand on regarde la tête en avant et en dedans, cette déformation par aplatissement apparaît peu ; cependant, même sous cette incidence, la convexité du sommet de la tête semble exagérée.
Quand on considère la tête de dedans en dehors, la déformation est déjà plus frappante. Le pôle interne paraît aplati et élargi ; il rappelle un triangle à base infé-