III. — Epithéliome des cicatrices
Cependant, le fait du développement fréquent de Vépithélwme sur les cicatrices est hors de contestation, cicatrices de tout ordre et de toute nature, consécutives à des traumatismes simples, à des brûlures, à des plaies de tout genre, etc., particulièrement à celles qui succèdent à des altérations de longue durée, quelquefois un temps fort long : cinquante ans — Voy. Laguaite, Epithéliome développé sur une cicatrice de brûlure datant de cinquante ans, Lyon médical, 1888, p. 537; cinquantedeux ans ; E. Loumeau, Epithélioma développé sur la cicatrice d’une ancienne brûlure, amputation, guérison, Journ. de méd. de Bordeaux, 1882, p. 106, etc. — L’âge avancé, les irritations et les ruptures de cicatrice, les ulcérations de cicatrices, etc., comme sur la peau saine, prennent une part active au développement de l’épithéliome, la cicatrice jouant ici, au propre et théoriquement, le rôle véritable de lieu de moindre résistance, et facilitant l’implantation de l’agent spécifique.
La marche de l’épithéliome des cicatrices, loin d’être plus rapide que sur la peau saine, est plus lente, et la forme ulcéreuse prédomine sur la forme papillomateuse — Voy. G. Durand, De l’épilhélioma pavimenteux des cicatrices. Thèse de Paris, 1888.
Il était fort souvent difficile, au début, de distinguer une ulcération de cicatrice d’une véritable épithéliomisation ; on peut espérer que cette difficulté sera simplifiée dans l’avenir par la recherche des figures coccidiennes.