‹ Pathologie et traitement des maladies de la peauChapitre 23 sur 214 · KAI’OSI, 2° ÉD · texte numérisé non relu

KAI’OSI, 2° ÉD

yVPPEiS’DlCE DES TRADUCTEURS.

de celle irrilation el la quanlité de l’agent lexique employé, ou ladure'e de sa jn't’SGHce réidle.

l'our le mercure, en parliculier, — voyez nos observalions III el IV — agenl provocaleur certain et assez fréi]uenl des érythèmes scarlatiniformes, on a souvent méconnu le la'de qu’il a joué chez certains sujets, par celte raison (pi’nn l'emploie sans cesse à profusion, à doses excessives, prolongées, toxiques, produisant des stomatites intenses, la cacliexie mercurielle, etc., sans voir se développer ces érythèmes.

Ainsi donc, pour les érythèmes scarlatiniformes, — ainsi que nous allons l’établir tout à l’heure pour tous les érythèmes en général — il n’y a pas à établir d’espèces nosologiques vraies selon la nature de la cause; tous, chez les prédisposés, peuvent naître de conditions intrinsèques, ou bien être provofjués par des agents extrinsèques les plus variés, sans que leur nature en soit adultérée. - - Le même éi'ythème scarlatiniforme peut être « spontané » ou toxidermique, mercuriel ou autre, etc. Jamais, dans les érythèmes scarlatiniformes, la cause n’est univoque, de premier ordre, exclusive ; en aucune manière ou ne peut les assimiler aux maladies spécifiques^ les seules dans lesquelles il n’y ait rien de plus nosologiquement élevé que la condition causale ; ce n’est jamais à leur « cause » variable, éventuelle, inconstante, banale ou non, que les érythèmes empruntent leur caractère de nature; c’est au sujet lui-même.

J. Traitement . La thérapeutique à diriger contre les érythèmes scar latiniformes varie nécessairement selon les cas, les sujets, les périodes.

Tout d’abord, suppression de l’agent provocateur connu ; médication éliminatrice (?) si l’action toxidermique est récente; à titre général, médecine des indications, comme dans tous les érythèmes, car il faut renoncer à l'espoir de trouver un agent unique, spécilique, dans une maladie dont la condition étiogénique est aussi protéiforme.

Dans la majorité des cas, l’expectation — au sens vrai du mot qui ne veut pas dire nihilisme, — l’hygiène appropriée au sujet, au lieu, à la saison ; le repos et un peu de temps suffisent pour mener la maladie à sa terminaison naturelle, la guérison.

Mais ce que nous déclarons avec énergie, c’est que l’on doit être sobre de médicaments toxiques, quels qu'ils soient, chez les scarlatiniformes pendant la durée de l’érythème; la lecture de plusieurs observations, l’observation de plusieurs faits, nous a donné la conviction que, chez ces malades, les interventions médicamenteuses étaient souvent nuisibles, funestes même, si la médication toxique est portée à des doses élevées, ou si elle est continuée malgré la gravité croissante du mal.

LoCcilement, les onctio'hs huileuses, l’onguent simple, quelquefois l’emmaillotement humide, les bains quand il n’y a pas de détermination viscérale importante, suffisent à remplir les indications du traitement d’une affection cyclique qui peut être dirigée, atténuée, soulagée, abrégée, non jugulée, mais (lu’une thérapeutique intempestive peut aggraver jusqu’à la rendre périlleuse.

Ernest Besnier. — A. Doyon.

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(a) ÉRYTHÈMES IDIOPATHIQUES (ESSENTIELS)

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