‹ Pathologie et traitement des maladies de la peauChapitre 27 sur 214 · PELLAGRE · texte numérisé non relu

PELLAGRE

principalement la population pauvre des plaines de la Lombardie, du Piémont, de la Vénétie et de la EYance méridionale (1). Dans ces dernières années, on a signalé la présence de cette affection à un degré notable d’intensité et de diffusion en Roumanie (Scheiber), en Espagne et dans les régions méridionales de la France (2). Je ferai immédiatement remarquer ici, que, depuis le milieu du siècle précédent, on a publié de très nombreux mémoires sur la pellagre (3) ; mais, bien qu’on se soit presque exclusivement occupé de sa présence dans les plaines de l’Italie supérieure, on n’est cependant pas arrivé à une description identique et généralement satisfaisante des symptômes, de la cause et de la nature delà maladie. En conséquence, il s’est produit de temps à autre des doutes sur la réalité d’une forme morbide méritant le nom de pellagre, 'et Winternitz, d’après ses propres observations faites sur des individus prétendus pellagreux et d'après des recherches bibliographiques, a cru pouvoir, en 1876, poser cette conclusion, qu’il n’existe aucune affection spéciale méritant cette appellation, et que les médecins qui l’ont admise iTéunissaient sans motif, sous le nom de pellagre, toute espèce de maladies, qui mieux diagnostiquées trouvaient leur place dans les cadres (pathologiques connus (4).

Mais à l’encontre de l’opinion de Winternitz, il y a des observateurs

(1 — 2) Il n’y a jamais eu en France autant de pellagreux que l'ima- .gination des observateurs en a représentés ; il n’y en a plus en 1888, pas même dans les Landes. — Voyez le très remarquable article Pellagre de Jules Arnould dans le Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, Paris, 1886. E. B. — A. D.

(3) Voyez la bibliographie de l’article cité, ci-dessus.

(4) A très peu de chose près, nous sommes de l’avis de Winternitz ; il n’y a pas d’entité morbide méritant le nom de pellagre, et il y a des complexus morbides très divers qui reproduisent quelquefois exactement le type auquel correspond la « maladie du maïs » ; le moment est venu de rectifier sur ce point les descriptions et les conceptions variées dans lesquelles l'imagination de quelques auteurs s’est trop librement donné carrière. En fait, plusieurs cachexies de nature diverse, •états morbides issus surtout de la misèi'e physiologique, comprennent, •au nombre de leurs manifestations, toutes celles que l’on a rattachées ■à la pellagre, sans en excepter les lésions trophiques de la peau, et ■éventuellement les érythèmes caloriques et chimiques dont on a voulu faire à tort un symptôme exclusif à la pellagre. Si ces conditions ne se présentent pas réunies chez un individu, ou dans une agglomération, 11 n’y a ni pellagre, ni pellagroïdes, et la maladie, à la manière de toutes celles qui sont purement accidentelles, disparaît entièrement. ‘

Ernest Besnier. — A. Doyon.

KAPOSI, 2“= ÉD.

SEIZIÈMIÎ LEÇON.

Pxlrtn.emenl nombreux el compélents, connaissanl la maladie d’après, extrememen e„„si,iérenl comme on processus

ImiX o’r::rani;me av„ir observé des pellagreux en grand *'"7 e et déclare nue celle affection a incontestablement la plus grande I l ince avec d'autres intoxications occasionnées par des végétaux

eessemi. a avec d a^s- venger

altères. .1 'U, caractérisé des affections pellagreuses.,

ailleurs que ans le «;“'P ^jccrits d’une manière très diffé-

nr::e ::: 7": ce ;„e . maladie se manifeste avec des

::::e:rrt\:X,7r L Pbénom/nes en peut nombre ou multiples, tranchés affection de nombreuses

fes" La ; emièreesl caractérisée par de l’érythème (t). Sur la face périodes La premie

aorsale des main ^ soleil (chez les ouvriers). 1».

les tenions nu ^ s„rvient au printemps et

peau parait ^ desquamation légère en automne et

durant e e, revient plusieurs années de suite avec le retour des

pendant 1 h ^ P fré.pientes, l’épiderme se

chaleurs p.Hies érythémateuses et s’exfolie en

colore en irun faiblesse musculaire et un malaise

Ion, elles ros cpa^ ^ ^ disparaître cumplètement.

elle est excessivement sensmic ^ }

> tiont nat; au début véritable de la pellagre, il ^ , l^’é>7tl'ème n appart^^^t constituée, les sujets ont elé exposés

n existe que qutand, ' onuent conditions d’extériorité et d exposi-

aux conditions qui le pro 1 ^ Bocciurd — A’ovez Recherches

ü„„ au soleil si bien et su’^v. - ,,ui a for-

nouvclles sur la Pellagre. >"-« „ ,;É»VT„É>m ria,,*0RECX mulé le residtat de ses observ après Cliarcot (1H58' et Perroud,

EST us cour OE SOLEIL, .. ct qui a ’pacüon ebimique de là radiation

de Lyon,complètementetud.e(i8i/)lact.onc ^ ^ ^

solaire (rayons vuolets, Nouv, Dict. de mcd. etebir.,

(S)Boocii.tBD, /oc.suyn . Hulairet et G.tuciiER, Traite

art. Pellagre, et J. .\rnould a . ^ ^ Raymond, Les

théor. et prat. des mal. de Ja peai , P ' Autriche, in Ann. de,

altérations eutauées de a |>ellagre. La peuag,

Derrnat., "2“ série, t. X, 1889.

Page 1