‹ Pathologie et traitement des maladies de la peauChapitre 4 sur 214 · XX · texte numérisé non relu

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cutanées qui sont, en vérité, lettre morte pour la majorité des praticiens de l’époque !

Ce que nous disons à propos de la dermatologie est également vrai pour les autres branches essentielles de la médecine spéciale, la vénéréologie et la gynécologie, la syphilologie, la médecine infantile, l’ophthalmologie et la laryngologie. Une seule année, convenablement dirigée et organisée, suffirait amplement pour compléter l’instruction médicale de tous les élèves, et pour relever, en dix années, au premier rang, la pratique de tous les médecins du pays !

Eu ce qui concerne la dermatologie et notre hôpital Saint-^ Louis, plusieurs réformes sont indispensables, urgentes. Voici, en peu de mots, non le programme complet, mais un simple aperçu, un sommaire des réformes ou des créations de première et d’absolue nécessité :

La consultation externe, faite aujourd’hui dans un réduit misérable, opprobre véritable d’une grande capitale, sans organisation, sans personnel de service, avec la confusion la plus invraisemblable de toutes les maladies cutanées ou autres, deviendrait, avec un local convenable, une organisation appropriée, un personnel de service suffisant, et la sélection préalable des malades, une policlinique sans rivale (1). A elle seraient rattachés naturellement les traitements delà gale, des teignes, de la plilliiriase (complètement soustraits aujourd’hui à la surveillance médicale), ainsi que d’une série d’autres affections cutanées qui ne nécessitent pas le séjour à l’hôpital et qui permettraient de donner, à côté de l’enseignement théorique, l'enseignement pratique le plus vaste qu’il soit possible de concevoir.

Au Musée dermatologique devrait être rattaché un institut dermatologique, comprenant un atelier de photographie et de dessin, des salles de travail, une bibliothèque spéciale (2), des collections d’histologie normale et pathologique, un laboratoire central d’iiis-

(1) (2) Ces desiderata, sont en partie, comblés aujourd’hui; riiôpital Saint- Louis possède, à présent, de vastes salles de consultation, une bil)liothèque dermatologique, et, dans le Musée, une magnifique salle de travail.

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