BOUTON ENDÉMIQUE D’ORIENT
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des cicatrices caractéristiques, — Ion. sup. cif., p, oO. Les inoculations faites par d’autres observateurs, par Boi.net et Depéret, et en dernier par M. CiiANTEMESSE, avec une épingle trempée dans une culture sur gélatine de microbe de bouton du Nil, Ion. ch., p. 079, donnent des résultats concordants. L’évolution du bouton expérimental semble plus simple, plus rapide, moins extensive que celle du bouton vulgaire, ce qui tient à la pureté de l'élément inoculé, quand il a été obtenu par culture régulière, et à l’instantanéité de l’insertion.
Dans les conditions non expérimentales, extrêmement variables, selon que le germe irritant est déposé à la surface de la peau saine, interné dans un follicule, ou reçu pai' une lésion préexistante quelconque, traumatique ou pathologique, il apparaît un intervalle entre la contamination et l’éclosion, (pie l’on appelle incobndon, mais qui ne mérite pas cette qualification, et qui présente seulement le temps pendant lequel le germe n’a pas atteint le point de culture. L’incubation vraie est unique pour un élément déterminé, ses variations apparentes ne relèvent que des différences entre les différents cas, relativement à des circonstances qui retardent l’arrivée du germe au lieu de culture, ou la variation des conditions nécessaires à sa fructification.
Lamultiplicité des sources virulentes, la conservation do l’élément pathogène sur des objets à usage ou autres, rendent très difficile l’interprétation exacte des différences observées, et permet de comprendre, sans sacrifier au préjugé des incubations variables, comment le bouton peut se développer chez des sujets qui ont depuis longtemps quitté le pays on il est endémique, qui n’ont fait que le traverser, et même comment il peut être communiqué loin de ce pays par les procédés ordinaires de contagion. Un malade du service de Ahi).\L avait quitté Biskra depuis dix-huit jours, et l’Algérie depuis quinze jours, lors(jue le bouton débuta, et Brocq a fait une constatation semblable. — ■ Leloir et Vidal, loc. cil., p. 79.
Dans tous les cas, une fois commencée, la végétation du bouton est active; c’est d’abord, au milieu de la peau saine, une petite tache ou élevLire insignifiante analogue à un grand nombre d’autres irritations folliculaires banales, éphémères, une papule érythémateuse analogue à celle du début de l’acné, du furoncle, et de toute une série d’autres affections. Aussi passe-t-elle inaperçue, s'd n’existe pas antérieurement d’autres altérations plus avancées.
l/é\'olution est très rapide; au bout de peu de jours, le centre de la lésion initiale entre en régression et forme une petite croûte recouvrant un orifice, dont la pression fait sortir un peu de pus et dont l’avulsion laisse alentour une collerette desquamative. Le (( clou » est constitué, et, simple ou aggloméré, il se présente avec les mêmes caractères. 11 est évident que cette période manque, ou est inappréciée, quand le bouton est secondaire à une lésion préexistante sur laquelle il se développe plaie, ulcère, eczéma, etc., ou qu’il remplace, herpès, pustule vaccinale, variolique, etc.
Dans quelques cas, tout peut se borner là, le bouton avorte ou constitue le <( clou léger », le bouton abortif. Le plus ordinairement, le bouton persiste et des éléments semblables s’agglomèrent autour de
APPENDICE DES TRADUCTEURS
lui, formant des plaques arrondies ou ovalaires irrégulièrement.
Cdiaque plaque se compose;, en moyenne, de six à dix élevures semblables à celle décrite ci-dessus; la peau qui sépare les boutons les uns des autres a une teinte rosée ou terreuse ; elle n’a jamais la nuance cuivrée ou maigre de jambon des sypliilides. Ces plaques sont absolument caractéristiques En voyant un individu porteur de cette
éruption, sans même UinteiToger, nous n’hésiterons pas à reconnaître le bouton endémique; plus tard, ses caractères deviennent moins nets...
Lorsqu’on applifpie des cataplasmes sur cette éruption^ les croûtes se détachent, et on a alors une plaque avec des ulcérations arrondies, bien distinctes les unes des autres, séparées par des intervalles de peau saine..., encore très caractéristiques. Au centre... on trouve assez souvent nne croûte principale plus volumineuse et plus étendue que celle des éléments périphériques qui paraissent être des satellites.
Les boutons agglomérés ne sont pas plus douloureux que le bouton simple; c’est à peine s’ils sont le siège d’une démangeaison légère. — A, LAVERAxq loc. cit., p. 178.
Si les lésions ne sont pas réprimées par le traitement, ou ne s’éteignent pas spontanément, la maladie s’installe, le processus pathologique s’étale en surface et en profondeur, et l’on observe: a] la germination périphérique, b) les croûtes, c) la végétation papiUiforme du réseau et la nécrobiose du chorion, d) les cicatrices.
a) Germination périphérique. — Pendant la période d’augment, si l’on examine attentivement à la loupe la périphérie des éléments initiaux dans les points de progrès excentrique, on peut constater que la zone irritative est parsemée de points jaunâtres, saillants ou non, que nous comparons habituellement aux points jaunes que l’on voit par transparence à travers l’épiderme dans la première phase de l’évolution favique. Ces constatations paraissent avoir été faites d’al)ord dans le Bouton de Delhi par Fleming. — Indian med. Gazette, nov. 1869, cit. Fox, p. 242. — Fox les décrit en termes précis: « When matters bave advanced thus far, ulcération is imminent, and the surface may be seen to be studded over with deeply seated yellowish white points, which bave been regarded as points of suppuration, and ove, but, are in reality altered and inllammed hair and gland sacs »; et Fleming; « ... duwing the growth of the tumour, and up to the period when ulcération begins, and when the « boil » is relatively transparent and shiny, the smali yellowish or yellowish, white bodies before referred to as présent, may be detected with a lens. » Ce sont évidemment les mêmes caractères que Brocq a relevés dans l’observation de « Bouton de Biskra » qu’il a publiée dans les Annales de Dermatologie, 2® série, t. IV, 1883, p. 529 : « Autour de l’ulcération centrale, et rangés en cercles concentriques, se voient nettement par transparence, au-dessous de l’épiderme, de petits jaunes, sem-
blables à des éléments de milium; en un endroit situé vers la partie externe de l’ulcération, à un ou deux millimètres de son bord, l’un d’eux s’est ouvert à l’extérieur et par l’orifice jaunâtre, arrondi d’un mil-