‹ Pathologie et traitement des maladies de la peauChapitre 62 sur 214 · TRAITEMENT DE I/ACNÉ ROSÉE · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE I/ACNÉ ROSÉE

, jjirrugineux, l’arséniate de fer, l’eau de Marieiibad, de Franzensbad,

Ie Kissingen, en boisson et en bains, les cures de lait et de petit-lait, hydrothérapie modérée, les bains de rivière (’S^'oslau), les bains de ler, le séjour des montagnes pendant l’été, un régime fortifiant, lomme boisson, on donnera aux chlorotiques des vins généreux et de abonne bière; contre la dyspepsie, les alcalins (bicarbonate de soude, )hosphate de soude, carbonate de magnésie, ââ dO, sucre blanc et iléo-saccharure de macis, àâ 15, mêlez; à prendre trois fois par jour, me cuillerée a café), les eaux de Giesshübler, de Selter, etc. (1).

L’acné rosée légère se dissipe sous l'influence de l’amélioration de :es affections générales.

Le traitement local a pour but de faire disparaitre plus promptenent la rougeur diffuse, les dilatations vasculaires, ainsi que les nodoités, et, en même temps, de masquer les rougeurs qui altèrent le lisage. On obtient très bien l’affaissement des nodosités acnéiques ■ouges au moyen de l’application d’un emplâtre hydrargyrique bien adhérent, ou en étalant avec un pinceau, comme je l'ai indiqué pour le traitement de ‘l’acné vulgaire, les pâtes sulfureuses, la teinture

(1) Le lecteur qui a pris connaissance de la note précédente peut se ■endre compte des principes généraux qui doivent le guider dans le raitement des malades atteints de l’une des variétés d’acné ci-dessus hdiquées. Sa thérapeutique, loin d’avoir rien de systématique, variera, J.U contraire, dans les plus larges proportions, selon celle des condidons patliogéniques ci-dessus visées qu’il aura découverte, et contre aquelle, en médecin, il sait ce qu’il doit faire. Il se rappellera Surtout que les centres digestifs et utérins sont les plus ordinairement ictifs, et il réglera, suivant les circonstances, non seulement le traitement des états pathologiques divers, mais encore l’hygiène de la fonction. Dans presque toutes les circonstances, la diète sévère, l’eau bour boisson exclusive^ les dérivatifs sur les extrémités inférieures, et les 'évulsifs sur la surface entière du corps — frictions sèches,, douches, iulfureuses chaudes — l’hydrothérapie athermale est presque toujours contre-indiquée — la liberté absolument assurée de la circulation des matières intestinales, et le rétablissement de la circulation normale )lans la veine cave, seront les plus puissants moyens d’action ; sans leur concours, on verra échouer toutes les médications locales, même les plus judicieuses et les plus énergiques.

Les médicaments vasoco7istricteurs, qui semblent si bien indiqués théoriquement, ne nous ont donné que des résultats nuis ou douteux, que nous les ayons appliqués localement ou administrés à l’intérieur — nous visons ici surtout le perchlorure de fer, le tanin, l’ergot de seigle, la teinture d’Hammamelis virginica; — ils ne réussissent certaimment pas employés seuls, et, quand ils sont appliqués concurremment ivec une médication interne et une hygiène sévères, leur part d’action 3st très difficile à apprécier.

VINGT-SEPTIEME LEÇON

d'iode ou la gl3'ce'rine iodée. Cette dernière mixture doit être étendue j sur la peau huit à douze fois par jour dans l’espace de trois à quatre i jours, après quoi on la recouvre avec du papier de gulta-percha. On peut encore employer les pâtes sulfureuses et l’emplâtre hydrargyrique seulement la nuit. Pendant la journée, ainsi que dans tous les cas où la peau est devenue rouge et squameuse, par suite de l’emploi d’une des méthodes irritantes que nous avons exposées, on aura recours à l’application des poudres et des cosmétiques que nous avons également énumérés, et de ceux que nous indiquerons plus tard. Contre les rou- i geurs intenses et diffuses, contre les dilatations vasculaires et les productions de nouveaux vaisseaux, enfin contre les nodosités volumineuses et dures, il faut recourir à des scarifications que l’on pratique en plusieurs séances, afin d’obtenir la destruction des vaisseaux. Pour cela, on fait un grand nombre de petites incisions superficielles et

Fig. 29.

parallèles, avec un scalpel fin; ou bien on pique ces vaisseaux avec une aiguille, ou on les déchire par le grattage avec la curette. Pour cette opération, Th. Veiel a proposé un instrument composé de six | lancettes disposées sur une monture que l’on fait mouvoir au moyen d’une vis. Le « scarificateur multiple » de B. Squire et celui récemment construit par VVoltf, et un autre par Piek, ressemblent beaucoup à cet instrument, sauf qu’il est composé de petites lames courtes et fixes, .le préfère employer pour la scarification un simple scalpel fin ou la lan- l cette à scarification proposée par Vidal, qui se distingue de celle de llebra par l’absence d’arête transversale et un manche long et grêle; et, pour la sacrification ponctuée, l’aiguille [Slichelnadd] proposée par j llebra (Fig. 29), une forte aiguille en forme de lancette, à deux tran- 1 chants, dont la lame, longue de 2 millimètres, est pourvue d’une arête i dorsale et à la base d’un rebord saillant (.Vbaptiston). .\vec cet instru- ' ment, on praticpie rapidement sni‘ la peau malade de nombreuses piip'ires; pour la scarification, on fait des incisions rapprocbécs et ' parallèles, puis d’autres perpendiculaires. Cette opération donne souvent lieu à une hémorrhagie abomlante, que l’on arrête en comprimant .ivec de la charpie ou avec le coton de Biains. 11 faut éviter les applications de nitrate d’argent ou de perchlorure de fei' sur les surfaces vascularisées (jue l’on vient d’inciser. (Juand on a eu l'ccoui's an raclage avec la curette, la surface d’opération reste couverte de détritus de tissu qui prennent un aspect peu sati^fa’sant, mais (jni sont éliminés en

Page 1