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I KÉRATOSES AVEC HYPERTROPHIE DES PAPILLES

I il leur surface est constamment lubrifiée, comme à la vulve ou à la face I iterue du prépuce ; dures, sèches, quand l’épiderme qui les recouvre ’ eut se racornir. Par suite d’une prolifération luxuriante, elles sont » ouveut serrées les unes contre les autres autour de la couronne du i land, sur le prépuce ; chez les femmes, à la vulve, sur la muqueuse if iaginale, le périnée, la muqueuse du rectum jusqu’ au sphincter interne.

I urtout corné des saillies rudes, que le malade d’ailleurs épluche souvent I ii-même sans cesse, on reconnaît que la lésion est constituée par une gglomération d’éminences papilliformes qui ont pris, en se comprilant les unes les autres, les formes les plus variées, battants de cloche, hampignons, sommets acuminés simples ou bifides, chacune ayant un apuchon corné qui l’accompagne jusqu’à sa hase, et tapisse tous les liions qui les séparent. Il est aisé de reconnaître qu’elles sont vasculires, et quelques-unes apparaissent, à la loupe, comme de petits ;rains de grenade laissant voir une houppe vasculaire centrale à traders le corps muqueux transparent. Leur surface reste toujours en pla- I eau plat, en plaque, ni excavée, ni bombée. La végétation papiliiorme est peu exubérante, toujours maintenue par le revêtement corné I ;ui, en quelques points, ressemble à l’étal lichénoïde vulgaire.

I Les pièces 414, 497,844, 880, déposées par nous dans le Musée de I hôpital Saint-Louis, présentent des types choisis de ces altérations, I hservées sur des tonneliers, vanniers, hommes de peine, limona- I liers, etc.

: 3» Verrues séniles. Très fréquentes à partir de cinquante ans, chez

r 'homme surtout; mais on les observe aussi chez la femme, et chez I 'un comme chez l’autre quelquefois par anticipation avant cette pé- ) hode, et dès l’age de quarante ans. Elles font réellement partie de ; a période de décadence de la peau, qui est la cause adjuvante essen- ■ ielle de leur développement, que favorisent toutes les circonstances : jui irritent le tégument, et l'absence de soins.

Leur siège de prédominance est la face antérieure et postérieure du ronc.

Elles sont mixtes, c’est-à-dire plan-acuminées, composées d’éléments associés, mais a surface aplatie, plus ou moins saillante, irrondie ou irrégulière. Coloration de la peau normale, ou jaune, aune verdâtre, jaune sale, noirâtre, noire. La plupart sont plus ou moins infiltrées de 'matière grasse, mais, en réalité, vivaces, proliférantes, résistantes, et c’est seulement la minorité, que l’ongle suffirait ^ arracher facilement. Les irritants de la peau, l’iiyperstéatorrhée, facilitent leur développement; accidentellement, elles peuvent devenir, mr un point, le siège d’une production épithéliomateuse. Même en restant à l’état de simplicité élémentaire, elles peuvent prendre un développement considérable, comme dans le cas dont nous avons déposé un exemple au m.usée de l’hôpital Saint-Louis en 1889, sous le n“ 1447. Pour le traitement des diverses espèces de verrues, voy. plus loin, note 3, p. 34 et suiv. Ernest Besnier. — A. Doyon.

TRENTE-DEUXIÈME LEÇON

Bien que les condylomes naissent, sans aucun doute, par suite de l'irritation de la peau et des muqueuses, produite par un écoulement,

Coii[)8 verticale du sommet d’im condylome ncuminé.

O Papille avec une anse vasculaire. — e Couche cornée de l'épiderme. — d Réseau imit|ueux p""sentant un grand nombre de cellules épineuses à den.x noyaux, en voie de prolifération, et par semé au sommet b de cellules rondes qui proviendraient de l'inliltration cellulaire de la papille ( .-ellules migratrices). Kort grossissement.

lili'niiorrhagiijiic, et tpi'ils st* lU'ojia^ent par coulacl sur les parln"' vt'isines de la peau, on n'a pu encore élalilir leur transmission tlirecle

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