ATROPHIE DES POILS. TRICHORREXIE NOUEUSE
, autres) est à peu près sans action contre la trichorrexie noueuse;
dans quelques cas seulement on a obtenu un bon résultat en rasant i > complètement la barbe (1).
i I Toutes les formes ci-dessus de maladies du poil n’ont rien de com- * mun avec cette autre lésion qui consiste en dépôts, brun jaune, \ jusqu'à rouge orange, très durs (Piedra) (2), finement granuleux çiet papuliformes, que l’on rencontre sur les poils, particulièrement i dans le creux de l’aisselle. Ces dépôts sont difficilement solubles dans l les acides et les alcalis, et, abstraction faite de cocci qui y sont mélés, ; leur masse principale est formée des produits de dessiccation des i glandes cutanées, particulièrement des glandes de l’aisselle.
I (1) Les conditions diverses dans lesquelles se produisent les altérations pilaires dont il vient d’être question réclament une médication appropriée aux circonstances particulières relevées dans l’état général du malade, et dans les altérations que fait reconnaître j: l’examen de la peau au niveau des parties atteintes.
: Contre la lésion elle-même, qui est un reliquat définitif, il n’y a rien
iïlià faire qu’à sectionner le poil entre son insertion et le point altéré, ou B à l’avuls'er si la lésion est radiculaire.
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!; Dans la plupart des cas de trichorrexie noueuse que nous avons pu t observer, nous avons trouvé fort utile d’avulser par l’épilation tous fies poils altérés, et de faire, jusqu’à la sortie du poil nouveau, des [applications locales de teinture de cantharides pure ou mitigée, telles qu’elles ont été proposées par Rœser — Delà Trichoptilose, Anw. \de Dermat. et de Syph., l'’® Série, T. IX, 1877-78, p. 185.
Nous n’avons obtenu aucun bénéfice évident des applications de préparations mercurielles, soufrées, ou empyreumatiques; et quel qu’en soit le mode d’action, l’épilation réitérée nous a paru le procédé esssentiel de médication locale. Ernest Besnier. — A. Doyon.
(2) Beaucoup d’auteurs ont confondu, ou confondent, les nodosités vraies de la trichorrexie noueuse, avec les granulations ocracées, cristalloïdes, de la trichornycose de la sueur rouge, ou avec les agglomérats de parasites qui constituent les concrétions de la piedra, que nous décrirons plus loin aux notes de la trichornycose en général. — Voy. le mot Piedra, à la table des matières.
! Ainsi que nous l’avons déjà indiqué sommairement, T. I, note 1, p. 181, les incrustations pilaires de la sueur rouge, qui font ressembler les poils envahis aux fils qui ont été plongés dans des solutions salines saturées, sont appendues aux poils de l’aisselle, ou du pubis, comme des lentes de phthirius, et elles y sont fixées par la même substance agglutinative.
Le poil est simplement exfolié dans sa cuticule, non par de véritables endophytes, mais par des épiphytes qui forment à sa surface des incrustations diffuses, ou nodulaires; il n’est altéré, ni dans la substance de sa tige, ni dans sa racine, et reste en réalité sain et
TRENTE-SIXIÈME LEÇON