I DU
PATHOLOGIE DE LA CIRCULATION SANGUINE
Les parois vasculaires dont la nutrition est compromise par l’anémie artérielle, se dilatent peu à peu, se distendent sous l’effort du sang qui arrive lentement des capillaires voisins et des veines efférentes. Le sang stagnant acquiert très rapidement les caractères du sang veineux, le plasma commence à transsuder à travers les parois des capillaires, le sang s’épaissit, les leucocytes s’y accumulent en quantité. En certains points, les hématies et les plaquettes se confondent en un amas hyalin, homogène, oblitérant le calibre de quelques ramuscules capil-
l'ig. 37. — Schéma de la formation d'un infarctus hémorrhagique par le fait de l'obstruction d'une artère terminale en (a). — L'afflux de sang qui vient des capillaires de l’artère (cj est insuffisant pour assurer le rétablissement complet de la circulation.
laires. La circulation est presque totalement arrêtée dans toute la région. A la transsudation du plasma sanguin s’ajoute la diapédèse des éléments figurés, ça et laies capillaires se rompent et.le sang s’infiltre dans les interstices et les cavités du tissu. La lésion hémorrhagique n’est nulle part mieux visible que dans les noyaux d’apoplexie pulmonaire lig. 38}. Les éléments du parenchyme, dont la nutrition s’est trouvée atteinte dès le début de 1 oblitération artérielle, subissent diverses dégénérescences et se nécrosent insensiblement. L’accumulation du sang dans la région de l’infarctus tire sa source des anastomoses capillaires des tissus voisins, et aussi du reflux du sang le long des veines efférentes, à moins