‹ Pathologie générale et expérimentale (volume 2)Chapitre 20 sur 87 · ÉPURA TION SANGUINE · texte numérisé non relu

ÉPURA TION SANGUINE

s’arrêtent et sc détruisent en partie les substances toxiques qui traversent cet organe. A la surface des alvéoles pulmonaires, le sang se débarrasse de l’acide carbonique et d’autres gaz. Enfin dans les sécrétions du corps thyroïde, des capsules surrénales, etc., il trouve les éléments de neutralisation de certains produits toxiques, déchets de l’activité cellulaire.

Un second caractère non moins accusé du sang est le pouvoir qu’il témoigne de rétablir sa composition normale après une adultération quelconque. Il est redevable de cette propriété aux connexions intimes qui le relient au système lymphatique, lequel constitue un appareil sanguin supplémentaire destiné à combler à chaque instant les pertes du sang en éléments figurés.

La complexité extrême des fonctions du sang dans l’organisme, l’ignorance ou nous sommes de bien des détails de sa physiologie normale, rendent encore obscure l’étude de la pathologie sanguine. Il faut se souvenir que quelques années à peine nous séparent de l’époque où la propriété antitoxique du sérum était totalement ignorée !

La pathologie sanguine comprend l’étude des modifications portant sur la quantité totale du sang qui dessert l’organisme, celle des altérations morphologiques et des transformations chimiques qu’il subit. Sur ces dernières perturbations, si peu connues et si importantes, l’avenir réserve des renseignements indispensables à la connaissance complète des maladies infectieuses et toxiques.

La masse sanguine en circulation dans le corps de l’homme et des animaux supérieurs est estimée au douzième ou treizième (de 7 à 7,5 p. 100 du poids du corps, soit pour un adulte de 60 à 80 kilos, 5 à 6 kilogrammes. Ces chiffres, résultats d’observations faites par des méthodes diverses (Valentin, Malassez, Welcker, Uayem, Preyer, Quincke, Lehmann, Tarkhanoff) prêtent le flanc à la critique. La technique utilisée expose à des causes d’erreur. Dans les conditions normales, ou considérées comme telles, on constate des variations suivant l’âge, le sexe, la taille, l'état d’inanition, de satiété, de grossesse, etc.. Déjà discutables en ce qui regarde l’état de santé, ces renseignements le sonL plus encore quand on pénètre dans le domaine pathologique.

Chez le malade, on tient compte pour cette estimation de l habitus extérieur du patient, de la coloration des téguments et des muqueuses, de l’état du pouls, etc... Il n’est pas nécessaire de montrer combien sont imparfaites de telles bases d’observation, quand il s’agit d appreciei les minimes modifications survenues dans la masse sanguine, ou de ilia-

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PATHOLOGIE IJU SANG

gnostiquer des déviations de l’état normal, sullisantes déjà à susciter des troubles généraux. Seules les conditions qui réalisent la pléthore ou l'anémie se traduisent par des signes objectifs.

La quantité de sang que possèdent les vertébrés n’a pas été déterminée pour toutes les espèces. Chez le chien, la proportion paraît être la même que chez I homme; elle est un peu moindre chez le lapin, où elle ne représente que le vingtième du poids du corps environ (London).

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