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cellules épithéliales, clans les tissus musculaire el conjonctif, provoquent la formation de peLits foyers inflammatoires.
Parmi les parasites appartenant au règne animal, les microsporidies el les mx.xosporidies manifestent le pouvoir irritatif le plus marqué. L. Pfeiffer a décrit « liez les poissons et chez les brebis une inflammation des muscles et des nerfs due précisément à la présence de ces parasites (myosite grégarineuse, polynévrite myxosporidierme
Les amibes, commensales occasionnelles de 1 homme, méritent surtout 1 attention. Implantée dans la muqueuse du rectum, une amibe joue un rôle dans la production d’une variété de dysenlérie humaine qui se traduit par une inflammation seropurulente, nécrosique et hémorrhagique. (Lôsch, Ivartulis, lvruse et Pasquale, hall -ut
-3 Coupe d'un intosliu humain atteint de dysenterie amibienne. Dans les culs-de-sac glandulaires de la muqueuse du gros intestin (en A) et dans le derme de celte muqueuse on distingue de grosses amibes munies d un noyau et de nombreuses \acuoles.
et Councilmann, Doehle, W. Sanovski, etc.) Charriées par les veines du rectum vers le foie, les amibes peuvent provoquer une hépatite suppurée observée surtout en Égypte et dans les pays tropicaux. La figure 7.I, dessinée sur une pièce d'intestin dysentérique recueilli sur un homme par l'un de nous (Chantemesse), en Egypte, ne laisse aucun doute sur l’existence de cette forme de dysenterie humaine.
Les parasites végétaux sont les agents les plus efficaces de l'inflammation. Toutes les formes de ce processus, qui sont graves par leur évolution clinique eL par les désordres anatomiques qu elles entraînent, relèvent précisément de la présence et de la prolilération de ces microbes clans les tissus. Les phénomènes qui se développent sous leur influence, se distinguent par l’intensité delà migration des leucocytes, par 1 infiltration considérable des tissus par ces globules blancs et quelquefois par la présence d’un exsudât purulent. Les germes les plus résistants à la digestion phagocytaire provoquent une réaction durable du lissu
ETIOLOGIE DE L' INFLAMMATION
conjonctif fixe, et, par suite, la prolifération des cellules endothéliales et conjonctives et la formation de ces foyers de tissu granuleux connus sous le nom de granulomes ou tumeurs infectieuses.
La cause des modifications imprimées aux parois vasculaires et aux parenchymes réside évidement dans l’action des bactéries et de leurs toxines ; c’est pourquoi quelques-unes de ces modifications permettent de préjuger l'intensité de la réaction défensive des éléments mésodermiques. L'extension progressive de la lésion doit être attribuée à la prolifération rapide des bactéries dans les tissus, affaiblis eux-mêmes dans leur vitalité par l’action des substances dites favorisantes, issues du foyer primitif. Le transport des bactéries par les voies lymphatiques et sanguines, loin du siège primitif de l’infection, multiplie le nombre des foyers inflammatoires (abcès pyémiques, granulomes tuberculeux miliaires, pustules de la variole, etc.), et les réactions locales se développent dans les régions où se sont fixées les bactéries émigrées.
Parmi les causes de l’inflammation on a invoqué jadis les troubles de l'innervation, la paralysie des nerfs sensitifs, les perturbations des nerfs trophiques et vasomoteurs. Sur cette hypothèse fut fondée la catégorie des inflammations dites neurotiques. Cependant les troubles nerveux, réduits à leur propre force, ne peuvent engendrer une véritable inflammation. La pneumonie consécutive à la section du nerf vague, l’inflammation de la cornée après lésion du ganglion de Casser relèvent d’une origine extra-nerveuse. Traube a montré qu’elles résultaient de la suppression des moyens de défense des tissus contre l’action des influences nocives, quand la sensibilité a disparu. Snellen, Danilevsky, Samuel, Ochotine, etc., ont fait voir que dans les régions paralysées la circulation collatérale s’établissait plus lentement que dans les régions saines; les inflammations, les catarrhes, etc., surgissent avec facilité dans les zones anémiées, en raison de la vulnérabilité plus grande de ces zones aux injures extérieures.
Les troubles de 1 innervation entraînent donc l’affaiblissement de la résistance et l’accroissement de la prédisposition morbide. Dans les tissus dont la vitalité est ainsi modifiée, la réaction vasculaire est peu marquée et sous l’influence des agents nocifs, à la phlegmasie franche se substitue facilement la nécrose. L’ophtalmie, si prompte à s'éveiller sous l’action des poussières de l’air après la section du trijumeau peut être conjurée par la simple protection mécanique de l’œil.
L’ophtalmie dite sympathique, c’est-à-dire l’inflammation de l’œil sain qui éclate peu de temps après celle de l’œil malade, est provoquée par le cheminement, à travers la gaine du nerf optique etle chiasma, des bactéries venues de l’œil primitivement atteint, eL nullement, comme on
Chantemesse et PonwYSSOTSKY. — Processus généraux, II. 2-t